Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Plus de 8 000 manifestants à Khartoum contre Bush et les États-Unis

Plus de 8 000 personnes ont manifesté hier à Khartoum contre les frappes américaines en Afghanistan et le président américain George W. Bush, à l’appel d’associations progouvernementales. Les manifestants ont brûlé une effigie représentant le président américain, ainsi qu’un drapeau des États-Unis. Des dizaines de manifestants, à bord de bus et de camionnettes, sont passés devant l’ambassade américaine, criant des slogans antiaméricains, avant de rejoindre la foule rassemblée sur la place située devant le palais présidentiel, dans la capitale soudanaise. La manifestation a eu lieu à l’appel de l’Organisation populaire pour la solidarité avec le peuple afghan (Opspa), formée tout récemment, et regroupant des membres d’associations progouvernementales, dont des syndicats, l’Ordre des avocats, l’Union des étudiants, ainsi que des associations de femmes. Certains manifestants brandissaient des portraits d’Oussama Ben Laden, d’autres tenaient des pancartes sur lesquelles étaient écrits des slogans tels que «Frappe, frappe Ben Laden», ou «À bas les États-Unis». Le chef de l’Opspa, l’avocat Fathi Khalil, a lu devant la foule un mémorandum adressé au secrétaire général de l’Onu Kofi Annan et dénonçant «l’agression criminelle contre le peuple musulman d’Afghanistan». Les auteurs de ce mémorandum, qui a été ensuite remis au représentant de l’Onu à Khartoum, se disent déçus par le silence observé par l’Onu face aux attaques américaines «contre les civils» en Afghanistan. Selon eux, M. Annan n’a qu’une alternative : soit demander la cessation immédiate de la guerre, soit «présenter immédiatement sa démission, s’il a peur de l’Amérique». Après avoir remis ce mémorandum au représentant de l’Onu, Me Khalil a demandé aux manifestants de se disperser pacifiquement alors que la police surveillait la manifestation sans intervenir. Le Soudan, dirigé par un gouvernement islamiste depuis le coup d’État du général Omar el-Béchir en 1989, avait accueilli Ben Laden au cours de la première moitié des années quatre-vingt-dix. Khartoum a condamné les attentats du 11 septembre et affirmé sa disposition à coopérer avec Washington dans sa campagne antiterroriste, notamment en matière d’échange d’informations. Le régime soudanais a ensuite condamné les frappes militaires sur l’Afghanistan et appelé à mettre un terme à cette guerre «contre un pays musulman».
Plus de 8 000 personnes ont manifesté hier à Khartoum contre les frappes américaines en Afghanistan et le président américain George W. Bush, à l’appel d’associations progouvernementales. Les manifestants ont brûlé une effigie représentant le président américain, ainsi qu’un drapeau des États-Unis. Des dizaines de manifestants, à bord de bus et de camionnettes, sont passés devant l’ambassade américaine, criant des slogans antiaméricains, avant de rejoindre la foule rassemblée sur la place située devant le palais présidentiel, dans la capitale soudanaise. La manifestation a eu lieu à l’appel de l’Organisation populaire pour la solidarité avec le peuple afghan (Opspa), formée tout récemment, et regroupant des membres d’associations progouvernementales, dont des syndicats, l’Ordre des avocats,...