Le FC Nantes, indécrottable lanterne rouge d’un championnat de France de football où il est désormais condamné à lutter jusqu’au bout pour sauver sa tête, s’apprête à affronter Galatasaray l’esprit bien plus préoccupé par son maintien que par la Ligue des champions, ce soir à Istanbul, pour la quatrième journée. Si l’équipe nantaise, championne en titre, n’était pas à la dérive, nul doute que ce match, qui peut être décisif pour la qualification, aurait revêtu une saveur différente. Mais leur catastrophique début de championnat (sept défaites et trois nuls en dix journées) oblige les joueurs de Raynald Denoueix à considérer ce dernier comme la priorité absolue. Pourtant, si attrayante sportivement et financièrement, la C1 est pratiquement reléguée au rang d’épreuve subsidiaire pour le FCN, tant la situation commande de se consacrer entièrement au championnat. Avec deux victoires et une défaite en trois journées, le bilan du club, meilleur que celui de Lille et de Lyon, les deux autres équipes françaises engagées en C1, permet aux Nantais d’espérer accéder à la seconde phase. Premiers du groupe à égalité de points (6) avec Galatasaray et le PSV Eindhoven, la Lazio Rome (0 point) semblant pratiquement hors du coup, sauf à ce qu’elle remporte ses trois derniers matches, tout est encore possible pour les Canaris. Toutefois, ce sont les Turcs qui, en s’imposant 1-0 le 26 septembre à la Beaujoire, avaient stoppé le bon début de parcours des Nantais en Coupe d’Europe, eux qui trouvaient là de quoi se rassurer et se consoler de leurs déconvenues hexagonales. Sans Moldovan ni Bonilla Un match qui avait une fois de plus cruellement souligné les carences observées depuis le début de la saison. Loin de faire pâle figure, l’équipe construit, domine, attaque... mais ne marque pas, ce dont profite au final l’adversaire, encore plus lorsqu’il a le vécu européen de Galatasaray. Aux Nantais désormais de tenter de rebondir et de retrouver l’allant qui leur avait permis de s’imposer face au PSV (4-1) et surtout sur le terrain de la Lazio (3-1). Décomplexés et sans pression, les Canaris, mêmes privés d’éléments-clés comme à Rome, avaient alors livré des matches tranchant considérablement avec leurs performances hexagonales. Ainsi que le confie Marama Vahirua, les Nantais – privés des attaquants Moldovan (blessé) et Bonilla (non qualifié), ainsi que de Savinaud et Laspalles (repos) – devront jouer «libérés» pour ne pas sombrer en face de Turcs toujours survoltés devant leur public et auteurs d’un début de championnat fracassant (22 points pris sur 24 possibles). Dans la situation actuelle, après une défaite concédée dans les arrêts de jeu à Lille (1-0) samedi dernier qui ne constitue pas la rampe de lancement idéale, un match nul serait déjà une belle performance avant de penser à recevoir Auxerre en championnat samedi. Un match où il ne faudra pas viser autre chose que la victoire.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le FC Nantes, indécrottable lanterne rouge d’un championnat de France de football où il est désormais condamné à lutter jusqu’au bout pour sauver sa tête, s’apprête à affronter Galatasaray l’esprit bien plus préoccupé par son maintien que par la Ligue des champions, ce soir à Istanbul, pour la quatrième journée. Si l’équipe nantaise, championne en titre, n’était pas à la dérive, nul doute que ce match, qui peut être décisif pour la qualification, aurait revêtu une saveur différente. Mais leur catastrophique début de championnat (sept défaites et trois nuls en dix journées) oblige les joueurs de Raynald Denoueix à considérer ce dernier comme la priorité absolue. Pourtant, si attrayante sportivement et financièrement, la C1 est pratiquement reléguée au rang d’épreuve subsidiaire pour le FCN,...