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Actualités - Chronologies

Le Vatican justifie l’intervention américaine

Le chef de la diplomatie du Vatican, Mgr Jean-Louis Tauran, justifie l’intervention américaine en Afghanistan en estimant que le gouvernement américain «exerce son droit à la légitime défense», dans un entretien au quotidien catholique français La Croix. Selon l’évêque français, secrétaire pour les relations du Saint-Siège avec les États, l’usage de la force en Afghanistan «a des objectifs clairement définis». Pour lui, la force «doit répondre à des critères de caractère moral : protéger la vie des innocents et ne pas prendre les civils comme objectif direct des attaques». «Le recours à la force doit être proportionné au mal que l’on combat et ne saurait se calquer sur les moyens employés par les adversaires», et l’utilisation d’armes de destruction massive doit être exclue, ajoute-t-il. Mettre en route une logique de violence «est toujours un risque pour l’humanité», estime en outre le «ministre des Affaires étrangères» du Vatican. Mais «le gouvernement américain, comme tous les autres gouvernements, exerce son droit à la légitime défense, puisqu’il a le devoir de garantir la sécurité de ses concitoyens». Mgr Tauran établit au passage une différence avec la guerre du Golfe, qui avait été condamnée par le pape : «En 1991, on a d’abord fait le choix de l’option militaire et on a négocié ensuite. Dans le cas présent, on a pris le temps d’évaluer la situation pour ne pas frapper sous le coup de l’émotion», estime-t-il. L’évêque souligne aussi qu’«une des causes de la crise est l’ensablement du processus de paix au Proche-Orient» et appelle à «reprendre une dynamique de paix qui doit conduire à la création d’un État palestinien viable».
Le chef de la diplomatie du Vatican, Mgr Jean-Louis Tauran, justifie l’intervention américaine en Afghanistan en estimant que le gouvernement américain «exerce son droit à la légitime défense», dans un entretien au quotidien catholique français La Croix. Selon l’évêque français, secrétaire pour les relations du Saint-Siège avec les États, l’usage de la force en Afghanistan «a des objectifs clairement définis». Pour lui, la force «doit répondre à des critères de caractère moral : protéger la vie des innocents et ne pas prendre les civils comme objectif direct des attaques». «Le recours à la force doit être proportionné au mal que l’on combat et ne saurait se calquer sur les moyens employés par les adversaires», et l’utilisation d’armes de destruction massive doit être exclue, ajoute-t-il. Mettre...