L’opposition afghane hésite à se lancer - en direction de Kaboul
le 11 octobre 2001 à 00h00
L’opposition afghane hésite à lancer une offensive sur Kaboul dans les prochains jours, dans la mesure où elle n’est pas certaine que les frappes américaines contre les taliban lui épargneront de lourdes pertes. Sur la ligne de front, à une quarantaine de kilomètres au nord de la capitale afghane, il n’y a aucun signe du moindre préparatif en vue d’une offensive vers Kaboul dont la milice des taliban s’était emparée en 1996. Un peu à l’est de l’ancienne base aérienne de Bagram, des supplétifs locaux portant le traditionnel costume afghan et armés de vieilles kalachnikov surveillent la ligne de front à un kilomètre environ des positions taliban les plus proches. Aucune force régulière et aucun armement lourd n’a été acheminé dans la plaine Shomali depuis la vallée stratégique du Panchir bien qu’une piste d’atterrissage soit prête à accueillir des avions de frêt. Quelques heures avant la première nuit des frappes aériennes, le principal porte-parole des forces de l’opposition de l’Alliance du Nord Abdullah Abdullah avait confié qu’une offensive en direction de Kaboul pourrait être lancée sous quelques jours. Cependant 24 heures plus tard, il revenait sur ces pronostics laissant entendre que les forces antitaliban voulaient tout d’abord s’assurer de l’appui aérien des États-Unis avant de se lancer à l’attaque. «Pour l’instant, nous préférons ne pas nous lancer (vers Kaboul) et attendre un meilleur moment», a-t-il dit. «La situation à Kaboul est fonction de la situation sur la ligne de front au nord de Kaboul. Elle dépendra également de l’amplitude des frappes aériennes», a-t-il ajouté. «Notre tactique consiste à commencer par des objectifs taliban faciles» dans le nord et dans le nord-ouest du pays, avait ajouté Abdullah. «Mais si la situation militaire des taliban au nord de Kaboul est telle qu’il est possible d’avancer sans avoir de pertes, alors nous le ferons», a-t-il dit. Jusqu’à présent les forces américaines et britanniques ont concentré les frappes aériennes sur les objectifs taliban stratégiques à Kaboul, Kandahar, Jalalabad, Mazar-i-Sharif et d’autres localités-clés en s’abstenant de bombarder les lignes de front dans la plaine Shomali. Les chefs de l’opposition soulignent que les taliban ont considérablement renforcé leurs positions à l’extérieur de la capitale en prévision d’une offensive de l’Alliance du Nord. L’opposition contrôle uniquement 10 % du territoire afghan mais elle a été considérablement encouragée par les engagements reçus à la suite des attentats du 11 septembre à New York et à Washington.
L’opposition afghane hésite à lancer une offensive sur Kaboul dans les prochains jours, dans la mesure où elle n’est pas certaine que les frappes américaines contre les taliban lui épargneront de lourdes pertes. Sur la ligne de front, à une quarantaine de kilomètres au nord de la capitale afghane, il n’y a aucun signe du moindre préparatif en vue d’une offensive vers Kaboul dont la milice des taliban s’était emparée en 1996. Un peu à l’est de l’ancienne base aérienne de Bagram, des supplétifs locaux portant le traditionnel costume afghan et armés de vieilles kalachnikov surveillent la ligne de front à un kilomètre environ des positions taliban les plus proches. Aucune force régulière et aucun armement lourd n’a été acheminé dans la plaine Shomali depuis la vallée stratégique du Panchir bien qu’une...
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