Les libanais sont nombreux à se soigner eux-mêmes lorsqu’il s’agit de légères indispositions. Un cachet d’aspirine, un désinfectant, un bandage ou du sparadrap servent régulièrement à faire face à de petits accidents de la vie quotidienne, surtout si la famille compte parmi ses membres des enfants. Sans parler de ces médicaments fétiches auxquels chacun de nous a recours régulièrement. Sans nier les avantages de l’automédication «responsable», on peut difficilement ignorer ses risques. Car, pour les profanes, les notices qui accompagnent les produits pharmaceutiques ne sont pas toujours perceptibles par le grand public peu initié aux termes et à la phraséologie scientifiques. Certains produits pris sans discernement exposent à des risques qui ne sont pas toujours sans conséquences. Si pour un rhume, un mal de tête, une écorchure, ce premier geste ne risque pas de regrettables conséquences, mieux vaut garder en tête le principe qui prône que l’automédication ne doit traiter qu’un seul symptôme à la fois, lui-même bénin. Cela implique une information correcte et précise. Or, la gamme de médicaments est vaste et l’information, même quand elle est complète, n’est pas hiérarchisée ni conçue pour le grand public. La prise de certains antalgiques, antibiotiques et autres remèdes spécifiques ne doit pas s’effectuer de façon hasardeuse ou inconsidérée. Par ailleurs, il y a une question qui doit être posée: le symptôme a-t-il été bien identifié? Est-il isolé? Si le symptôme semble inquiétant, étrange ou associé à d’autres manifestations, une consultation médicale est préférable. Quand faut-il se montrer vigilant? Toute femme enceinte ou qui allaite devrait demander conseil à son médecin avant de prendre un comprimé, quel qu’il soit. La prudence doit être de mise avec les très jeunes enfants, bien plus vulnérables que les adultes. Les personnes âgées suivant souvent de nombreux traitements prolongés doivent se montrer vigilantes. L’avis médical est nécessaire avant la prise d’un remède supplémentaire, même considéré inoffensif. L’interaction entre composants peut parfois s’avérer redoutable. Pour les jeunes enfants et les personnes âgées, l’automédication n’est possible qu’en accord avec le pédiatre ou le médecin, et pour une durée limitée. Des risques à connaître L’automédication, on le constate, présente des risques qu’il vaut mieux connaître... – En se soignant soi-même, on peut masquer des symptômes graves et retarder la prise en charge des soins qui s’imposent à temps, réduisant ainsi les chances de leur efficacité. – Les interférences avec d’autres traitements en cours peuvent présenter des risques ignorés du grand public. – Certains médicaments peuvent avoir des effets secondaires, un risque à éviter pour les sujets affaiblis ou en baisse d’immunité...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les libanais sont nombreux à se soigner eux-mêmes lorsqu’il s’agit de légères indispositions. Un cachet d’aspirine, un désinfectant, un bandage ou du sparadrap servent régulièrement à faire face à de petits accidents de la vie quotidienne, surtout si la famille compte parmi ses membres des enfants. Sans parler de ces médicaments fétiches auxquels chacun de nous a recours régulièrement. Sans nier les avantages de l’automédication «responsable», on peut difficilement ignorer ses risques. Car, pour les profanes, les notices qui accompagnent les produits pharmaceutiques ne sont pas toujours perceptibles par le grand public peu initié aux termes et à la phraséologie scientifiques. Certains produits pris sans discernement exposent à des risques qui ne sont pas toujours sans conséquences. Si pour un rhume, un mal de...