L’ancien président George Bush, en visite privée pendant près d’une semaine en Italie, a multiplié les contacts avec les dirigeants de la péninsule et les rencontres avec les milieux d’affaires, donnant le sentiment d’être l’émissaire de son fils, l’actuel président des États-Unis. Il a rencontré hier à Rome le président du Conseil italien Silvio Berlusconi, avant d’être reçu en audience par le pape Jean-Paul II. Très médiatisée, sa rencontre avec Silvio Berlusconi, organisée dans la résidence privée de ce dernier, a donné l’occasion à George Bush père de longuement insister sur «l’amitié» et le «respect» qu’avait son fils pour le chef du gouvernement italien. «Je veux dire que, bien que je ne parle pas au nom de mon fils – il me tuerait si je tentais de le faire –, il a un grand respect et une grande amitié pour votre Premier ministre», a-t-il déclaré à la presse. Ces paroles ont mis du baume au cœur de Silvio Berlusconi, empêtré dans ses déclarations sur la «supériorité de la civilisation occidentale» qui lui ont valu une opprobre générale. Le chef du gouvernement italien projette de se rendre en visite officielle à Washington pour rencontrer le président George W. Bush, mais ce déplacement tarde à être formalisé. La veille, George Bush avait rencontré le président de la République, Carlo Azeglio Ciampi, et le chef de la diplomatie italienne, Renato Ruggiero. Aucune information n’a filtré sur la teneur de l’entretien, organisé quelques heures après que Washington eut transmis aux autorités italiennes les preuves recueillies sur l’implication de Oussama Ben Laden dans les attentats du 11 septembre. Une rencontre avec l’ancien roi d’Afghanistan Mohammed Zaher Shah, en exil depuis 1973 à Rome, a été exclue par l’entourage du vieux monarque. L’ambassade des États-Unis à Rome a démenti l’hypothèse d’une mission officieuse confiée par le président Bush à son père. La visite était prévue de «longue date, bien avant les attentats du 11 septembre», a affirmé hier une de ses porte-parole. «Il a toujours été très respecté ici. Il y a un peu de nostalgie dans ce déplacement», a-t-elle ajouté. Au cours de ses interventions publiques, l’ancien président américain a insisté sur la reconnaissance des États-Unis pour le soutien et l’engagement de l’Italie dans l’offensive déclenchée contre le terrorisme. L’autre partie visible de ses activités a été le nombre de contacts pris avec les milieux d’affaires de la péninsule. L’ancien président des États-Unis, 77 ans, avait commencé son voyage en Italie dimanche soir à Milan, la grande ville industrielle du Nord. Un aller-retour lundi dans la cité suisse de Lugano lui a permis de rencontrer les responsables du fonds d’investissements Carlyle Group. Il a ensuite été l’invité de l’industriel italien Carlo de Benedetti, puis a dîné le soir avec le gotha de la finance et des affaires. À cette occasion, il leur a confié que la riposte des États-Unis aux attentats n’était «pas imminente», a rapporté le quotidien La Stampa.
L’ancien président George Bush, en visite privée pendant près d’une semaine en Italie, a multiplié les contacts avec les dirigeants de la péninsule et les rencontres avec les milieux d’affaires, donnant le sentiment d’être l’émissaire de son fils, l’actuel président des États-Unis. Il a rencontré hier à Rome le président du Conseil italien Silvio Berlusconi, avant d’être reçu en audience par le pape Jean-Paul II. Très médiatisée, sa rencontre avec Silvio Berlusconi, organisée dans la résidence privée de ce dernier, a donné l’occasion à George Bush père de longuement insister sur «l’amitié» et le «respect» qu’avait son fils pour le chef du gouvernement italien. «Je veux dire que, bien que je ne parle pas au nom de mon fils – il me tuerait si je tentais de le faire –, il a un grand...
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