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Actualités - Chronologies

L’Otan accueille avec prudence - les propos de Poutine sur l’élargissement

L’Otan s’est félicitée hier du changement de «tonalité» de la Russie à son égard, mais accueillait avec circonspection les propos de Vladimir Poutine selon lesquels il reverrait sa position sur l’élargissement de l’Otan si l’organisation devenait «plus politique», ont dit des sources à l’Otan. «C’est à M. Poutine d’apprécier si oui ou non effectivement l’Otan est devenue suffisamment politique pour que cela puisse l’intéresser. Ce n’est pas à nous de fournir cette appréciation», a souligné un responsable de l’Alliance sous le couvert de l’anonymat. M. Poutine a déclaré mercredi à Bruxelles que la Russie était prête à revoir sa position sur l’élargissement de l’Otan si celle-ci «se transformait» et devenait une organisation «plus politique», et si Moscou ne restait pas «en dehors de ce processus». «On voit se dessiner de plus en plus de lignes de convergence sur un grand nombre de sujets entre l’Otan et la Russie. Est-ce que cela doit aboutir à une adhésion de la Russie à l’Otan, je ne sais pas», a ajouté ce responsable de l’Alliance. «Il y a une bonne dynamique désormais et peut-être une réelle possibilité d’intensifier la coopération. Nous sommes ouverts et nous avons offert l’option d’un groupe de réflexion», a souligné le responsable. «Le président russe n’est pas précis du tout. On ne voit pas très bien ce qu’il y a derrière ses propos. L’acte fondateur Otan-Russie contient déjà beaucoup de choses. Il est difficile de voir ce qu’il veut de plus», a souligné de son côté un diplomate de l’Otan sous le couvert de l’anonymat. «Mais il y a un changement de tonalité. Poutine considère que l’Otan n’est plus une organisation de défense tournée contre les Russes», a-t-il ajouté. «L’acte fondateur est un instrument qui est très flexible, on peut jouer beaucoup à l’intérieur de cela. On peut en tirer encore meilleur parti qu’on ne le fait pour l’instant», a estimé pour sa part le responsable de l’Otan. Selon ce diplomate et ce responsable de l’Alliance, Vladimir Poutine n’a «pas changé de position» sur le fond concernant un futur élargissement de l’Otan, prévu pour la fin de l’année 2002, même si un certain «assouplissement», a été observé. Le président russe Vladimir Poutine a confirmé mercredi à Bruxelles avec les responsables de l’Union européenne et de l’Otan un rapprochement «significatif» entre la Russie et les Occidentaux après les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Dans une déclaration commune, la Russie et l’UE ont notamment affirmé qu’elles étaient «décidées à intensifier (leur) coopération dans le but de combattre le terrorisme», par exemple en surveillant «les activités et déplacements des individus ou des groupes appartenant à des réseaux terroristes». «Nous avons l’impression que nos signaux en faveur d’une plus grande coopération ont été entendus» par les pays de l’Alliance atlantique, a ensuite déclaré le président russe après sa rencontre avec George Robertson, au cours de laquelle il a été convenu de créer «un organe de travail pour étudier la possibilité d’un changement significatif des relations entre la Russie et l’Otan».
L’Otan s’est félicitée hier du changement de «tonalité» de la Russie à son égard, mais accueillait avec circonspection les propos de Vladimir Poutine selon lesquels il reverrait sa position sur l’élargissement de l’Otan si l’organisation devenait «plus politique», ont dit des sources à l’Otan. «C’est à M. Poutine d’apprécier si oui ou non effectivement l’Otan est devenue suffisamment politique pour que cela puisse l’intéresser. Ce n’est pas à nous de fournir cette appréciation», a souligné un responsable de l’Alliance sous le couvert de l’anonymat. M. Poutine a déclaré mercredi à Bruxelles que la Russie était prête à revoir sa position sur l’élargissement de l’Otan si celle-ci «se transformait» et devenait une organisation «plus politique», et si Moscou ne restait pas «en...