L’Onu veut hâter l’application d’un sévère arsenal juridique
le 03 octobre 2001 à 00h00
Les pays membres de l’Onu se sont dit décidés à hâter la mise en place d’un sévère et large arsenal juridique pour combattre le terrorisme, répondant à l’appel lancé par le secrétaire général Kofi Annan. En ouvrant un débat d’une semaine devant l’Assemblée générale, M. Annan a appelé les 189 États membres à ne pas se contenter de mesures symboliques après les attentats du 11 septembre contre les États-Unis. «Les États membres que vous représentez ont un ordre du jour clair devant eux», leur a-t-il dit. «Il commence par l’assurance que les douze conventions et protocoles sur le terrorisme international déjà adoptés sous les auspices des Nations unies soient signés, ratifiés et mis en œuvre sans délai par tous les États», a souligné Kofi Annan. Ces conventions portent sur la répression des détournements d’avion, les prises d’otages, les attentats à l’explosif ou le financement du terrorisme. Mais peu d’États les ont ratifiées et encore moins appliquées. Celles sur le financement, adoptée en décembre 2000, n’a été ratifiée que par quatre pays, alors qu’il en faut 22 pour qu’elles entrent en vigueur. Kofi Annan a reconnu que ces traités à eux seuls ne suffiront pas à défaire le terrorisme. Mais les diplomates soulignent qu’ils forment un élément essentiel dans la guerre multiforme menée par les États-Unis après les attentats contre le World Trade Center à New York et le Pentagone près de Washington qui ont fait plus de 6 000 morts et disparus. Quelque 156 pays doivent intervenir au cours de ce débat qui s’inscrit dans la foulée de l’adoption vendredi par le Conseil de sécurité d’une résolution très contraignante visant à priver les terroristes de tout soutien financier ou logistique et menaçant de sanctions les États qui ne coopéreraient pas. Au nom des Européens, l’ambassadeur de Belgique Jean de Ruyt a suggéré la mise en place d’un mécanisme de suivi pour s’assurer que les traités adoptés soient bien mis en œuvre par tous les gouvernements. Mais plusieurs pays ont affirmé qu’il était nécessaire de renforcer cet arsenal par l’adoption de deux nouveaux projets de convention, l’un global présenté par l’Inde, le deuxième sur le terrorisme nucléaire proposé par la Russie. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Ordzhonikidze, a ainsi appelé les États membres à adopter «dès que possible» ces deux projets de convention et l’ambassadeur de France, Jean-David Levitte, a aussi souhaité que leur négociation s’achève rapidement. Le texte russe est en négociation depuis trois ans et l’indien depuis l’an dernier. L’Algérie a exprimé «son plein appui» au projet indien en estimant que la convention globale venait combler une lacune en étendant son application aux préparatifs et aux menaces terroristes. Un diplomate prévoit toutefois qu’il s’agira «d’un exercice très difficile» car ce projet tente de définir le terrorisme, ce dont s’est bien gardé le Conseil de sécurité. Les pays arabes affirment qu’il faut faire la différence entre terrorisme et «résistance» à l’occupation israélienne, une distinction rejetée par l’ambassadeur britannique Jeremy Greenstock. «Le plus souvent, le terrorisme c’est du terrorisme», a-t-il dit en admettant qu’il n’y aura jamais de consensus entre les États membres sur ce point.
Les pays membres de l’Onu se sont dit décidés à hâter la mise en place d’un sévère et large arsenal juridique pour combattre le terrorisme, répondant à l’appel lancé par le secrétaire général Kofi Annan. En ouvrant un débat d’une semaine devant l’Assemblée générale, M. Annan a appelé les 189 États membres à ne pas se contenter de mesures symboliques après les attentats du 11 septembre contre les États-Unis. «Les États membres que vous représentez ont un ordre du jour clair devant eux», leur a-t-il dit. «Il commence par l’assurance que les douze conventions et protocoles sur le terrorisme international déjà adoptés sous les auspices des Nations unies soient signés, ratifiés et mis en œuvre sans délai par tous les États», a souligné Kofi Annan. Ces conventions portent sur la répression des...
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