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Actualités - Chronologies

Khartoum s’engage - à poursuivre sa coopération après la levée des sanctions

Le Soudan, qui a hébergé pendant plus de cinq ans Oussama Ben Laden, s’est dit encouragé par la levée par le Conseil de sécurité des sanctions qui le frappaient depuis 1996 et s’est engagé à poursuivre sa coopération avec Washington dans la lutte antiterroriste. L’ambassadeur du Soudan à l’Onu, Elfatih Erwa, a affirmé devant le Conseil de sécurité que la levée des sanctions «était un solide encouragement pour (son) pays à aller de l’avant et à coopérer afin d’éliminer le terrorisme». La levée des sanctions «donnera de l’élan» aux efforts du Soudan pour «assumer un rôle efficace sur les scènes régionale et internationale», a déclaré vendredi soir le ministre soudanais des Affaires étrangères Moustafa Osmane Ismaïl. Le Conseil de sécurité avait imposé des sanctions au Soudan le 26 avril 1996 après son refus de livrer les auteurs présumés d’une tentative d’assassinat du président égyptien Hosni Moubarak, le 26 juin 1995 à Addis-Abeba. Ces sanctions étaient largement symboliques et ne comprenaient qu’une limitation des déplacements des responsables soudanais, une réduction du personnel diplomatique soudanais à l’étranger et l’interdiction de la tenue de conférences internationales au Soudan. Leur levée marque une nouvelle étape dans l’amélioration des relations entre le régime du général Omar al-Béchir et les États-Unis qui souhaitent obtenir le maximum de coopération du gouvernement soudanais dans sa lutte contre le terrorisme. Celui-ci avait hébergé entre 1990 et 1996 Oussama Ben Laden, le suspect numéro un dans les attentats du 11 septembre aux États-Unis, ainsi que plusieurs de ses collaborateurs dont notamment Aymane al-Zawahri, le chef de l’organisation égyptienne intégriste al-Jihad, considéré comme le bras droit du chef d’el-Qaëda. Le Soudan «est sérieusement engagé dans des discussions avec mon gouvernement sur les moyens de combattre le terrorisme», a déclaré vendredi le représentant adjoint des États-Unis à l’Onu, James Cunningham. Il a en particulier cité l’arrestation récente par les autorités soudanaises «d’extrémistes dont les activités dans ce pays pourraient avoir contribué au terrorisme international». Le gouvernement islamiste du général Béchir, qui avait pris le pouvoir en 1989 par un coup d’État, peut également fournir des informations sur d’autres réseaux intégristes dans le monde arabe, le Soudan ayant été au cours de la première moitié des années 1990 une terre d’accueil pour les islamistes de tout bord. Les autorités soudanaises avaient d’ailleurs accordé, à cette époque, des passeports diplomatiques à de nombreux dirigeants de mouvements intégristes égyptiens, tunisiens, algériens et autres. Le régime soudanais avait cependant commencé à prendre ses distances avec les mouvements intégristes après l’attentat contre le président égyptien, en demandant notamment à Ben Laden de quitter le pays, pour éviter de lourdes sanctions internationales. Le général Béchir a franchi une nouvelle étape dans la coopération dans la lutte contre le terrorisme après la mise à l’écart en décembre 1999 du dirigeant islamiste Hassan al-Tourabi, qui était considéré comme l’éminence grise du régime. Le Soudan a aussi accueilli quelques mois plus tard une équipe américaine qui collectait des informations sur le réseau de Ben Laden en Afrique après les attentats contre les ambassades américaines à Dar es-Salaam et Nairobi en août 1998. Cette équipe de la CIA et du FBI «se trouve à Khartoum depuis plus d’un an», avait affirmé le 19 septembre le chef de la diplomatie soudanaise.
Le Soudan, qui a hébergé pendant plus de cinq ans Oussama Ben Laden, s’est dit encouragé par la levée par le Conseil de sécurité des sanctions qui le frappaient depuis 1996 et s’est engagé à poursuivre sa coopération avec Washington dans la lutte antiterroriste. L’ambassadeur du Soudan à l’Onu, Elfatih Erwa, a affirmé devant le Conseil de sécurité que la levée des sanctions «était un solide encouragement pour (son) pays à aller de l’avant et à coopérer afin d’éliminer le terrorisme». La levée des sanctions «donnera de l’élan» aux efforts du Soudan pour «assumer un rôle efficace sur les scènes régionale et internationale», a déclaré vendredi soir le ministre soudanais des Affaires étrangères Moustafa Osmane Ismaïl. Le Conseil de sécurité avait imposé des sanctions au Soudan le 26 avril...