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Actualités - Chronologies

Le secteur de l’aéronautique en crise et privé de repères

Le secteur de l’aérien et de l’aéronautique est plongé dans l’une des crises les plus graves de son histoire depuis les attentats du 11 septembre aux États-Unis, qui le contraint à se restructurer dans l’urgence et le prive actuellement de tout point de repère pour l’avenir. Le secteur était déjà dans une phase de récession avant les attentats, a rappelé dimanche le directeur du développement de la compagnie Cathay Pacific (Hong-Kong) Tony Tyler. «Nous souffrions déjà auparavant et nous nous attendions à souffrir davantage avant la tragédie» aux États-Unis. «L’industrie est dans un état précaire au niveau mondial», a-t-il estimé. L’annonce de suppressions massives de postes ou de réductions d’activité est devenu le lot quasi quotidien du secteur. Dernière en date : la compagnie aérienne United Airlines a annoncé vendredi soir sa décision de réduire de 26 % ses capacités en sièges disponibles à compter du 1er novembre, au lieu des 20 % décidés il y a un peu plus d’une semaine, en raison de la faiblesse persistante de la demande de voyages. De tels réajustements risquent d’intervenir dans les semaines à venir chez les autres compagnies américaines, mais aussi européennes et asiatiques, même s’il est encore trop tôt pour se risquer à faire des prévisions pour le secteur, estiment de nombreux analystes. Selon eux, les fêtes de Thanksgiving fin novembre seront un bon test pour le marché outre-Atlantique, car les Américains prennent traditionnellement l’avion en cette période pour rejoindre leur famille. Le nombre des suppressions d’emplois annoncées par les compagnies et les constructeurs s’élève à quelque 140 000 au niveau mondial depuis les attentats. Les grandes compagnies américaines ont fait état à elles seules de quelque 88 000 licenciements. Le gouvernement américain a décidé une aide fédérale d’un montant global de 18 milliards de dollars. Des mesures de soutien sont également à l’étude en Europe. Les compagnies européennes ont presque toutes annoncé des baisses de capacités, des licenciements ou, dans le meilleur des cas, un gel des embauches. Air France a par exemple réaffirmé vendredi soir la suspension provisoire de son programme d’embauches et le gel du recrutement de quelque 400 des 670 anciens salariés d’Air Lib (ex-AOM-Air Liberté). Les compagnies du Vieux Continent très exposées au trafic transatlantique sont les plus touchées, à l’image de British Airways, qui va supprimer 7 000 emplois. La situation est encore plus préoccupante pour les transporteurs déjà fragilisés avant les attentats, pour des raisons de gestion ou de politique d’expansion malheureuse. C’est le cas de Swissair Group, qui aurait besoin de 270,5 millions d’euros pour éviter la faillite cette semaine, selon la presse suisse. Le groupe a demandé en urgence dimanche un soutien financier immédiat des autorités fédérales. Les constructeurs d’avions accusent le contrecoup de la tourmente dans l’aérien : Boeing prévoit de supprimer jusqu’à 30 000 postes, le transporteur canadien d’avions régionaux Bombardier 3 800. Son concurrent brésilien Embraer annonçait des mesures similaires vendredi soir : licenciement de 1 800 employés, soit 14% de ses effectifs, et révision à la baisse du volume des livraisons en 2001 et 2002. L’avionneur européen Airbus se prépare aussi à prendre des mesures douloureuses. Son président Noël Forgeard a prévenu de la mise en place de mesures de flexibilité, dont la nature et l’ampleur seront précisées ultérieurement, en fonction de l’évolution de l’état de santé des compagnies aériennes.
Le secteur de l’aérien et de l’aéronautique est plongé dans l’une des crises les plus graves de son histoire depuis les attentats du 11 septembre aux États-Unis, qui le contraint à se restructurer dans l’urgence et le prive actuellement de tout point de repère pour l’avenir. Le secteur était déjà dans une phase de récession avant les attentats, a rappelé dimanche le directeur du développement de la compagnie Cathay Pacific (Hong-Kong) Tony Tyler. «Nous souffrions déjà auparavant et nous nous attendions à souffrir davantage avant la tragédie» aux États-Unis. «L’industrie est dans un état précaire au niveau mondial», a-t-il estimé. L’annonce de suppressions massives de postes ou de réductions d’activité est devenu le lot quasi quotidien du secteur. Dernière en date : la compagnie aérienne United...