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Actualités - Chronologies

Les gaz mortels au programme des camps d’entraînement en Afghanistan

L’entraînement dans les camps du réseau d’Oussama Ben Laden en Afghanistan comprend une initiation à la fabrication d’armes chimiques et de gaz mortels avait assuré en juillet, lors de sa comparution devant un tribunal fédéral de New York, un Algérien reconnu coupable de complot terroriste. Les 3, 5 et 6 juillet, Ahmed Ressam, 34 ans, avait témoigné à charge au procès d’un autre Algérien, Mokhtar Haouari. Les deux hommes ont été reconnus coupables d’avoir tenté de commettre un attentat à la bombe contre l’aéroport de Los Angeles en décembre 1999. Ahmed Ressam, qui collabore avec les autorités américaines dans l’espoir d’une réduction de peine, avait indiqué que lors d’un séjour en Afghanistan, d’avril 1998 à février 1999, il avait été initié à la fabrication d’un gaz mortel, qui avait été testé sous ses yeux sur un chien. À la barre des témoins, Ahmed Ressam avait expliqué que dans le camp de Toronta, un village près de la ville de Djalalabad, un des instructeurs avait enfermé un chien dans une boîte, avait mis dans la boîte du cyanure auquel il avait ajouté de l’acide sulfurique, créant un gaz mortel. «Le chien est mort en quelques minutes, peut-être quatre, parce qu’il était très petit», a déclaré Ahmed Ressam. «Nous voulions voir quel effet avait ce gaz». Il a ajouté que les hommes présents portaient des masques à gaz. Ahmed Ressam a ajouté qu’il avait également appris comment diffuser du gaz mortel dans un immeuble en le plaçant près d’une bouche d’aération. «C’est comme cela que le gaz est utilisé pour tuer. Ils nous ont donné des exemples, mais nous ne l’avons pas essayé vraiment», a-t-il précisé. Il avait ajouté avoir également appris comment utiliser discrètement du cyanure ou d’autres poisons. «Le cyanure doit être mélangé à une substance graisseuse», puis déposé sur une poignée de porte. «Comme cela le poison s’infiltre dans le corps». «En termes de cibles, nous parlions de l’Amérique comme d’un ennemi de l’islam», avait-il ajouté. L’entraînement, qu’il assure avoir également reçu dans le camp de Khalden, portait aussi sur «le maniement des armes légères, des armes de poing, des mitrailleuses et des lance-roquettes». Les armes et les munitions étaient, selon lui, «achetées aux taliban». Il a également appris «le combat en milieu urbain : comment monter des opérations dans les villes, bloquer des routes, prendre d’assaut des bâtiments, et les stratégies utilisées pour ces opérations». L’entraînement portait encore sur les techniques d’assassinat («observer, surveiller la cible, trouver où elle habite et déterminer ses vulnérabilités») et les moyens de déjouer les surveillances. Les camps dans lesquels il affirme être passé comprenaient, selon les moments, de 50 à 100 hommes, dont des volontaires venus «de Jordanie, d’Algérie, du Yémen, d’Arabie séoudite, de Suède, de France, de Turquie et de Tchétchénie». À Toronta, il a également appris, selon son témoignage, à mélanger différents produits chimiques pour fabriquer des explosifs et à confectionner des détonateurs pour «faire sauter les installations de l’ennemi, comme des centrales électriques, usines à gaz, aéroports, voies ferrées, grandes entreprises, bâtiments militaires». Les camps qu’il a fréquentés étaient dirigés, selon lui, par un certain Abou Zubeida qui, pour les procureurs américains, est un membre haut placé d’el-Qaëda, le réseau d’Oussama Ben Laden. «C’est lui qui dirige les camps. Il reçoit les jeunes hommes de tous les pays, il vous accepte ou vous rejette», a-t-il dit. Selon lui, Abou Zubeida lui a confié une somme d’argent, un manuel de fabrication d’explosifs et des produits chimiques servant à fabriquer des bombes, au moment de son retour au Canada. Dix mois plus tard, il était arrêté à Port Angeles (État de Washington) alors qu’il tentait d’entrer aux États-Unis avec 59 kg d’explosifs et des mécanismes d’horlogerie. La sentence d’Ahmed Ressam sera rendue le 14 février 2002.
L’entraînement dans les camps du réseau d’Oussama Ben Laden en Afghanistan comprend une initiation à la fabrication d’armes chimiques et de gaz mortels avait assuré en juillet, lors de sa comparution devant un tribunal fédéral de New York, un Algérien reconnu coupable de complot terroriste. Les 3, 5 et 6 juillet, Ahmed Ressam, 34 ans, avait témoigné à charge au procès d’un autre Algérien, Mokhtar Haouari. Les deux hommes ont été reconnus coupables d’avoir tenté de commettre un attentat à la bombe contre l’aéroport de Los Angeles en décembre 1999. Ahmed Ressam, qui collabore avec les autorités américaines dans l’espoir d’une réduction de peine, avait indiqué que lors d’un séjour en Afghanistan, d’avril 1998 à février 1999, il avait été initié à la fabrication d’un gaz mortel, qui avait...