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Actualités - Chronologies

L’utilisation de faux papiers par les terroristes complique l’enquête

L’enquête sur les attentats du 11 septembre aux États-Unis est compliquée par le fait que les terroristes ont utilisé de faux passeports ou des papiers volés, estimaient hier des responsables et des experts. Plus de 500 000 personnes se font voler leurs papiers d’identité chaque année aux États-Unis, dénoncent des associations de défense du consommateur. Et ce phénomène, en hausse, est aussi l’un des plus difficiles à contrecarrer, selon des experts. Les attaques à New York et Washington font cependant voir sous un autre angle ce qui, jusque-là, n’était considéré que comme un délit d’ordre économique. L’utilisation de faux papiers par les terroristes, ainsi que la difficulté de transcription des noms d’origine arabe rendent encore plus ardue ce qui est déjà considéré comme la plus grande enquête criminelle jamais menée aux États-Unis. «Cela devrait rendre l’enquête beaucoup plus compliquée», a déclaré le porte-parole du ministère de la Justice, Mindy Tucker. «Compliquée à quel point ? Je n’en sais rien». Robert Mueller, directeur du FBI, a admis la semaine dernière que les noms de certains des 19 pirates de l’air donnés dans un premier temps par ses services pourraient être erronés. Le ministre de l’Intérieur séoudien, le prince Nayef ben Abdoul Aziz, a précisé qu’au moins sept ressortissants de son pays, désignés par le FBI, n’avaient rien à voir avec les attentats. Ryad a ensuite annoncé la fabrication de nouveaux passeports difficiles à falsifier. Abdelaziz al-Omari, qui était chez lui en Arabie séoudite, avait été mentionné après l’inculpation d’un homme en Virginie pour falsification de papiers ayant permis à l’un des pirates d’obtenir une pièce d’identité à son nom. La fiabilité de tout le système d’identification est mise en cause par la facilité avec laquelle les terroristes ont pu acquérir billets d’avion, comptes en banque et cartes de crédit grâce à des documents falsifiés ou volés. Les terroristes ont ainsi brouillé les pistes. Un manuel appartenant à un partisan d’Oussama Ben Laden avait été présenté lors du procès des accusés du précédent attentat contre le World Trade Center en 1993. Ce manuel d’instructions suggérait que pour s’infiltrer dans un pays «tous les documents du frère clandestin, cartes d’identité et passeport, devraient être falsifiés». Nabil al-Marabh, arrêté à Chicago la semaine dernière et soupçonné d’être proche de Ben Laden, détenait cinq permis de conduire du Michigan, selon les autorités. Des associations dénoncent la facilité d’accès aux numéros de sécurité sociale, à partir notamment de données informatiques, qui simplifie la tâche des faussaires. Ainsi Jodi Beebe de l’organisation Privacy Rights Clearinghouse, à San Diego (Californie), affirme que les entreprises de cartes de crédit n’ont souvent pas vérifié l’identité de demandeurs présentant des cartes de sécurité sociale volées. Mais Jay Foley, directrice adjointe d’Identity Theft Resource Center, souligne que le cas des auteurs des attentats est différent car ils ont utilisé les identités d’étrangers ayant vécu ou travaillé aux États-Unis. «Il s’agissait d’identités de personnes qui avaient la carte verte (carte de séjour américaine), qui étaient légalement autorisées à séjourner aux États-Unis».
L’enquête sur les attentats du 11 septembre aux États-Unis est compliquée par le fait que les terroristes ont utilisé de faux passeports ou des papiers volés, estimaient hier des responsables et des experts. Plus de 500 000 personnes se font voler leurs papiers d’identité chaque année aux États-Unis, dénoncent des associations de défense du consommateur. Et ce phénomène, en hausse, est aussi l’un des plus difficiles à contrecarrer, selon des experts. Les attaques à New York et Washington font cependant voir sous un autre angle ce qui, jusque-là, n’était considéré que comme un délit d’ordre économique. L’utilisation de faux papiers par les terroristes, ainsi que la difficulté de transcription des noms d’origine arabe rendent encore plus ardue ce qui est déjà considéré comme la plus grande enquête...