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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : dollar légèrement offert

Le dollar a été légèrement offert hier à Beyrouth dans des quantités ne dépassant pas souvent la demande qui est restée généralement limitée aux besoins commerciaux courants du marché en cette monnaie. Dans ce contexte, la Banque du Liban (BDL) continuait à être le principal élément stabilisateur du marché en offrant une contrepartie valable à l’offre du billet vert en cas de besoin. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de deux ans. Mais, en raison de l’étroitesse de la demande comme de l’offre de cette monnaie, les établissements de crédit ont été amenés à la négocier au point supérieur de cette fourchette d’intervention de la BDL, et parfois en dehors d’elle, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que le volume des échanges n’aurait pas dépassé sur toute la journée quelque six millions de dollars, dont une partie a été placée à la vente par la BDL à 1 514,00 LL et l’autre par certaines banques à ce même taux. Dollar résistant après une intervention de la BCE sur le yen À l’étranger, le dollar s’est un peu repris contre le yen hier, après une nouvelle intervention de la Banque centrale européenne (BCE) pour vendre la devise nippone, tandis que l’euro évoluait dans des marges étroites en l’absence de nouvelles fraîches. L’intervention de la BCE sur le yen a été le principal événement de la journée d’hier sur les marchés des changes internationaux qui a permis de limiter l’appréciation de la devise nippone face au dollar. Certes, les effets de cette action n’ont pas été spectaculaires, mais ils ont été significatifs et cela a certainement permis au billet vert de ne pas retomber face au yen, ont indiqué les cambistes. L’Eurosystème, qui rassemble la BCE et les douze Banques centrales nationales de la zone euro, a acheté hier des euros et vendu des yens sur demande de la Banque du Japon. Il s’agissait de la deuxième opération de ce genre cette semaine. La première avait été menée dans le cadre d’un accord préexistant entre les Banques centrales du Groupe des sept (pays occidentaux les plus industrialisés). «Les perspectives allaient de toute manière dans le sens d’un affaiblissement du yen avec l’essoufflement des rapatriements de capitaux vers le Japon», a remarqué hier une note de l’agence financière 4Cast. Les entreprises japonaises rapatrient depuis quelques semaines leurs actifs en dollars de l’étranger, en vue de l’établissement de leurs bilans à quelques jours du début du deuxième semestre fiscal au Japon. La Banque du Japon était déjà intervenue elle-même à trois reprises la semaine dernière afin de contrer les hausses de la monnaie nippone par rapport au dollar, après les attentats terroristes commis le 11 septembre aux États-Unis. «Il semble que la Banque du Japon a épuisé les spéculateurs contre le billet vert», a déclaré un analyste à la Bear Stearns, estimant que le dollar pourrait grimper jusqu’à 120 yens. Selon ce même analyste, les interventions de la Banque du Japon vont aussi se ralentir dans les semaines à venir, au fur et à mesure que les mouvements de rapatriements de capitaux au Japon s’épuisent. «Je pense que, dans la seconde partie de l’année, le yen va s’affaiblir», a-t-il ajouté. Cela étant, le dollar devait évoluer dans des marges étroites, ignorant les péripéties des Bourses américaines, se négociant à New York, sur un ton généralement résistant comme suit : – 0,9235 pour un euro contre 0,9230, la veille – 1,4750 pour un sterling contre 1,4715 – 2,1180 DM contre 2,1190 – 7,1030 FF contre 7,1070 – 1,5995 FS contre 1,5885 – 2 096,70 lires contre 2 097,80 – 117,85 yens contre 117,50. Bourse de Beyrouth : en hausse À la Bourse de Beyrouth, la hausse des actions B de Solidere de 4 1/8 à 4 1/2 dollars l’a emporté hier sur la baisse de celles de la catégorie A de la même société de 4 1/8 à 4,00 dollars, dans un marché toujours délaissé sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a regagné 0,41 % à 53,40 points, pendant que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 121,55 points. Ce mouvement s’est produit encore une fois dans un volume d’affaires très mince avec au total 9 090 actions d’une valeur de 44 080 dollars seulement. Virage dans le rouge des Bourses américaines Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont viré dans le rouge hier après un bon départ, dans une atmosphère qui reste très nerveuse dans l’attente de la réplique militaire des États-Unis aux attentats terroristes du 11 septembre. En plus de ces incertitudes sur le plan militaire, les opérateurs boursiers ont été confrontés aux perspectives de détérioration de l’économie qui devrait tomber dans une période de récession, après l’annonce la veille d’une chute en septembre de la confiance des consommateurs américains. Ils s’attendent aussi à ce que les résultats des sociétés américaines pour le troisième trimestre, qui déferleront sur le marché début octobre, soient un désastre, selon les analystes financiers. Cela d’autant que plusieurs sociétés, dont Goodyear, AOL Time Warner, Dow Chemical, United Technologies, Eastman Kodak, Intel et Viacom, ont déjà lancé des mises en garde à ce sujet, pendant que d’autres continuaient à licencier des dizaines de milliers d’employés qui vont venir gonfler les rangs des chômeurs avec un impact négatif certain sur les dépenses de consommation qui représentent les deux tiers de l’activité économique aux États-Unis. Cela étant, les opérateurs ont ignoré hier une déclaration rassurante du secrétaire américain au Trésor, Paul O’Neill, estimant que la reprise de l’économie américaine, qui avait débuté avant les attentats du 11 septembre, sera maintenant retardée d’un trimestre seulement. Ils ont passé outre aussi les perspectives d’un nouvel assouplissement du crédit, mardi prochain, lors de la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed), deux semaines seulement après une action similaire. Plusieurs d’entre eux ont estimé devoir prendre leurs bénéfices après deux journées de hausse. En effet, l’indice composite Nasdaq de la Bourse électronique est tombé à moins de 1465 points en mi-séance, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles à Wall Street fluctuait entre un plus haut à 8 718,16 points et un plus bas à 8 527,25 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 8 548,50 points, en baisse de 111,47 points sur la veille. Poursuite de la hausse des Bourses européennes Les Bourses européennes ont connu leur troisième jour consécutif de reprise mercredi dans des marchés calmes, malgré la morosité des Bourses américaines face aux incertitudes économiques et politiques persistantes après les attentats du 11 septembre. La place de Francfort a enregistré les plus forts gains (+2,15 %), les investisseurs estimant que les lourdes pertes essuyées par la Bourse allemande après les attentats étaient exagérées. Le poids lourd du tourisme Preussag et la compagnie aérienne Lufthansa bénéficiaient particulièrement de ces réajustements. À Paris, où le CAC 40 a fini en hausse de 1,86 %, c’est le groupe aéronautique européen EADS qui profitait de ces regains d’intérêt pour des valeurs qui avaient connu des chutes vertigineuses après les attentats meurtriers de New York et de Washington. La Bourse de Londres, où l’atmosphère était plus mitigée et les craintes face aux incertitudes politiques et économiques plus marquées, a clôturé en progression de 0,70 % après avoir été en baisse dans la matinée. Les courtiers attendent d’en savoir plus sur la nature de la riposte américaine. La Bourse d’Amsterdam a gagné 1,24 %, celle de Milan de 2,15 % et celle de Madrid, 0,72 %. La place suisse a progressé de 1,93 % et Bruxelles de 1,09 %. Un courtier a justifié cet optimisme relatif en Europe par l’espoir que la chute de l’indice de confiance des consommateurs américains publié mardi pousse la Réserve fédérale américaine à réduire à nouveau ses taux. Les volumes restaient modestes et certaines places boursières européennes ont mis du temps à trouver une orientation en l’absence de nouvelles phares du côté des entreprises ou des indicateurs économiques. Tokyo : en baisse avec les banques et Canon La Bourse de Tokyo a fléchi mercredi, les banques ayant poursuivi leur glissade, tandis que des valeurs telles que Canon Inc, exposées à la conjoncture internationale, ont souffert des retombées de l’indice de confiance des consommateurs américains paru la veille. L’indice Nikkei 225 a perdu 52,27 points, soit 0,54 %, à 9 641,70, tandis que le Topix a cédé 11,02 points, soit 1,09 %, à 998,28. Les deux hausses consécutives de Wall Street n’ont pas inspiré Tokyo, qui a surtout pris en compte le fait que l’indice de confiance du consommateur américain a subi en septembre sa baisse la plus forte depuis octobre 1990. Canon, numéro un de la bureautique au Japon, a accusé une perte de 4,69 % à 3 250 yens. Canon réalise un tiers de son chiffre d’affaires environ aux États-Unis. «Au vu de la conjoncture économique difficile, les investisseurs parient que les résultats semestriels, qui vont bientôt tomber, ne seront pas beaux à voir. Le troisième trimestre ne sera pas mieux et ces perspectives moroses dissuadent les acheteurs», a dit Masafumi Nakayama (Mito Securities). Ainsi, le fabricant de PC NEC Corp. a accusé une perte de 5,53 % à 1 093 yens. NEC est pour l’instant le seul des cinq grands conglomérats japonais de l’électronique à avoir publié des prévisions de résultats annuels révisées. Son concurrent Toshiba a perdu 2,82 % à 482 yens. Aux banques, Sumitomo Banking Corp, l’un des quatre principaux créanciers du distributeur Daiei, a cédé 4,09 % à 891 yens, après une chute de 8,92 % mardi. L’indice sectoriel a abandonné 0,92 % à 264,94.
Le dollar a été légèrement offert hier à Beyrouth dans des quantités ne dépassant pas souvent la demande qui est restée généralement limitée aux besoins commerciaux courants du marché en cette monnaie. Dans ce contexte, la Banque du Liban (BDL) continuait à être le principal élément stabilisateur du marché en offrant une contrepartie valable à l’offre du billet vert en cas de besoin. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de deux ans. Mais, en raison de l’étroitesse de la demande comme de l’offre de cette monnaie, les établissements de crédit ont été amenés à la négocier au point supérieur de cette fourchette d’intervention de la...