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Actualités - Chronologies

Des combattants arabes auraient déserté leurs bases en Afghanistan

Des combattants arabes loyaux à la milice des taliban ont quitté leurs bases dans l’est de l’Afghanistan en prévision d’une attaque américaine, ont indiqué mardi des témoins arrivés au Pakistan. Certains combattants ont même traversé la frontière dans cette région montagneuse du nord de Pakistan, où de petits groupes d’Arabes sans armes ont été aperçus dans des localités le long de la route, confirmant ainsi la facilité avec laquelle des fuyards peuvent passer d’Afghanistan au Pakistan, en dépit d’une sécurité renforcée côté pakistanais. «Ils sont tous partis il y a une semaine», a indiqué Mohammed Aziz, villageois de la province de Kunar (est de l’Afghanistan) qui s’est lui-même enfui au Pakistan par crainte d’attaques. «Certains (combattants arabes) ont traversé la frontière au même moment que nous». «Ils avaient l’habitude d’être nombreux dans la Kunar, mais nous n’en avons vu aucun récemment. Ils ont tout simplement disparu dans les montagnes ou sont au Pakistan», a indiqué un autre voyageur. Les taliban, milice fondamentaliste au pouvoir à Kaboul, entretiennent des liens étroits avec plusieurs milliers de «volontaires arabes», venus de pays comme l’Algérie, l’Égypte, le Yémen ou l’Arabie séoudite et qui sont eux-mêmes de la mouvance du terroriste présumé Oussama Ben Laden, réfugié depuis cinq ans en Afghanistan. Ces combattants de l’islam disposent de camps et de bases dans plusieurs secteurs de l’est de l’Afghanistan, qui pourraient être les premières cibles de frappes américaines. Cependant, des voyageurs ont indiqué que ces bases étaient désormais vides. La police locale au Pakistan semble ne pas trop se soucier de la présence de miliciens ayant cherché visiblement à se déguiser. Le long de la route reliant la ville pakistanaise de Peshawar aux territoires du Nord, plusieurs sympathisants des taliban ont été aperçus en train de peindre des slogans sur des rochers appelant au jihad (guerre sainte) contre les États-Unis. Il a été impossible de les interroger. «On ne peut pas faire grand-chose et, d’ailleurs, ils ne sont pas très nombreux, il n’y a pas à s’inquiéter», a déclaré un officier de police pakistanais à un poste de contrôle près de la localité de Dir, située dans une zone tribale autonome au nord de Peshawar. Cependant, la sécurité a été renforcée le long de cette zone frontalière montagneuse où le régiment pakistanais des Chitral Scouts s’est déployé en force aux carrefours principaux. Ces mesures ont été mises en œuvre après l’annonce le 15 septembre par le président pakistanais Pervez Musharraf de son «soutien total» aux États-Unis. Cependant, des réfugiés, des trafiquants et quelques combattants taliban et arabes ont apparemment réussi à passer la frontière. «Avant, il fallait deux ou trois jours pour passer, maintenant ça prend une semaine», a dit un chauffeur de camion.
Des combattants arabes loyaux à la milice des taliban ont quitté leurs bases dans l’est de l’Afghanistan en prévision d’une attaque américaine, ont indiqué mardi des témoins arrivés au Pakistan. Certains combattants ont même traversé la frontière dans cette région montagneuse du nord de Pakistan, où de petits groupes d’Arabes sans armes ont été aperçus dans des localités le long de la route, confirmant ainsi la facilité avec laquelle des fuyards peuvent passer d’Afghanistan au Pakistan, en dépit d’une sécurité renforcée côté pakistanais. «Ils sont tous partis il y a une semaine», a indiqué Mohammed Aziz, villageois de la province de Kunar (est de l’Afghanistan) qui s’est lui-même enfui au Pakistan par crainte d’attaques. «Certains (combattants arabes) ont traversé la frontière au même...