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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché très calme et équilibré

La semaine a débuté dans le calme sur le marché des changes de Beyrouth, hier, où l’offre et la demande du dollar se sont nettement contractées pour s’équilibrer au haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) et sans le moindre recours à elle le plus souvent. Cela étant et après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert, qui a été fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de deux ans, a continué à se négocier dans les transactions interbancaires à 1 514,00 LL, la demande en cette monnaie n’ayant dépassé l’offre que rarement, ont indiqué les cambistes. Mais, en raison du potentiel assez faible de la demande comme de l’offre du billet vert, le volume des échanges s’est nettement contracté hier, selon ces mêmes milieux, pour ne guère dépasser au total quelque cinq millions de dollars, en grande partie placés à l’achat et à la vente par les banques de la place à 1 514,00 LL. Coup d’arrêt à la baisse du dollar à l’étranger À l’étranger, les marchés internationaux des changes ont évolué dans des marges étroites en ce début de semaine, après que la Banque centrale européenne (BCE) fut intervenue en vendant du yen contre l’euro à la demande de son homologue japonais, peu avant de la décision de la Banque nationale suisse (BNS) d’assouplir sa politique monétaire pour contrer l’appréciation de la devise helvétique. Selon les cambistes, la BCE avait massivement vendu des yens en achetant des euros tôt dans la matinée pour le compte de la Banque du Japon. Cette intervention, confirmée ensuite par un porte-parole de cette dernière qui a précisé qu’elle s’est passée dans le cadre d’un accord préexistant entre banques centrales, n’a pas tardé à neutraliser les mouvements spéculatifs à la hausse de la devise nippone. Cela d’autant que cette action n’était pas la première de ce type, selon le porte-parole. La Banque du Japon était déjà intervenue à trois reprises la semaine dernière afin de contrer les hausses du yen par rapport au dollar, après les attentats terroristes sans précédent commis le 11 septembre aux États-Unis, a-t-il ajouté. En outre, la BNS a annoncé hier la marge de fluctuation de son taux Libor à trois mois de 2,25 % -3,25 % à 1,75 % -2,75 %, afin de tenter de juguler la hausse du franc suisse. «Cette mesure est prise en réaction à la forte et rapide revalorisation que le franc suisse a enregistrée ces derniers jours face au dollar et à l’euro», a indiqué dans un communiqué la BNS, expliquant que la hausse de la devise helvétique par rapport à ces deux monnaies, au moment où la croissance économique du pays faiblit, la «préoccupait beaucoup». De plus, le dollar paraissait requinqué hier par la bonne tenue des marchés boursiers aux États-Unis et la probabilité grandissante d’une réplique militaire américaine en Afghanistan. «Pendant la guerre du Golfe, le dollar avait nettement grimpé bien avant la fin des combats», a souligné hier une note de la maison de courtage Bear Stearns, estimant que le billet vert devrait continuer à s’apprécier à court terme. Les États-Unis, qui déploient un impressionnant dispositif militaire autour de l’Afghanistan, étaient toujours déterminés à lancer les représailles aux attentats du 11 septembre, balayant l’information des taliban selon laquelle Oussama Ben Laden aurait disparu. Les Bourses américaines ont brusquement accéléré leur mouvement ascensionnel, profitant d’un rebond technique après les fortes pertes qu’elles avaient subies la semaine dernière. Cela étant, et en attendant la publication de chiffres-clé de l’économie américaine cette semaine, notamment, aujourd’hui, l’indice de confiance des consommateurs aux États-Unis en septembre, le dollar a fait montre de résistance hier, se négociant à New York comme suit : – 0,9145 pour un euro contre 0,9150, vendredi dernier. – 1,4620 pour un sterling contre 1,4575. – 2,1390 DM contre 2,1375 – 7,1735 FF contre 7,1690 – 2 117,50 lires contre 2 116,25 – 117,55 yens contre 116,80. Bourse de Beyrouth : baisse de Solidere « B » À la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée baissière en ce début de semaine avec le repli des actions B de Solidere de 4 1/4 à 4 1/8 dollars, dans un marché sélectif et autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a perdu 0,21 % à 53,05 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 121,55 points. Ce mouvement s’est produit dans de faibles volumes avec au total 66 250 actions d’une valeur de 61 416 dollars seulement. Rebond technique des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont rebondi hier après une semaine noire, les bas prix des actions recommençant à attirer les investisseurs malgré les incertitudes politiques et économiques qui demeurent après les attentats du 11 septembre. Le marché a également reçu un coup de pouce après le discours du président George W. Bush qui a estimé que les fondements de l’économie aux États-Unis restaient très solides malgré ces attentats. «Je veux rassurer le peuple américain sur le fait que les fondements de la croissance économique sont très solides», a déclaré le président. Le rebond de la Bourse était d’autant plus fort au lendemain des expirations trimestrielles de contrats sur les titres et les indices boursiers qui ont provoqué une volatilité accrue, en raison notamment d’opérations en arbitrage. Mais en dépit de ce rebond, les marchés financiers américains ne semblaient pas être sortis d’affaire une période de hausse prolongée ne devant pas commencer ni cette semaine ni la prochaine, a avertit hier une analyse de Merrill Lynch. «Une longue période d’assainissement sera nécessaire une fois que le marché aura touché le fond», a expliqué l’analyse de Merrill Lynch. Parmi les principaux gagnants, on a trouvé hier les compagnies d’aviation, le constructeur d’avions Boeing, les assurances et les financières, soit les valeurs qui avaient subi les plus fortes pertes la semaine passée. En revanche, les titres de la défense, qui avaient progressé la semaine dernière, ont subi des ventes bénéficiaires, comme Lockheed Martin, Northrop Grumman et Raytheon. Cela étant, l’indice composite Nasdaq a gagné largement du terrain pour frôler le seuil des 1 500 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielle fluctuait entre un plus bas à 8 242,32 points et un plus haut à 8 649,39 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 8 608,63 points, en hausse de 372,82 points sur vendredi dernier. Hausse des Bourses européennes Les Bourses européennes ont bondi lundi, tout comme les marchés américains, mais ce rebond, dans des places financières qui avaient plongé depuis les attentats aux États-Unis, ne devrait pas durer face à des incertitudes économiques et géopolitiques persistantes. «Une nouvelle période de hausse prolongée ne commencera pas cette semaine, ni la prochaine», a ainsi averti Richard McCabe, analyste chez Merrill Lynch. «Tant qu’on n’aura pas de visibilité concernant la traque (de suspects des attentats), tant qu’on ne sera pas sortis de l’ambiance récessionniste, on n’aura pas autre chose qu’un rebond technique», estimait un opérateur à Paris. En clôture, Francfort (Allemagne) bondissait de 6,64 %, après avoir chuté de 18,94 % depuis le 11 septembre. La Bourse de Paris a gagné 5,70 %, après avoir abandonnée 16,67 % depuis les attentas. La Bourse de Londres a progressé de 4,06 %. Le marché britannique a notamment été encouragé par un assouplissement des réglementations boursières qui lient les compagnies d’assurances, destiné à éviter qu’elles ne vendent en masse des actions. Milan (Italie) a avancé de 8,08 %, Madrid de 5,96 %, Amsterdam de 5,76 %, la Bourse suisse de 6,7 % et Bruxelles de 4,46 %. L’indice européen DJ Euro Stoxx 50 engrangeait 5,22 %. Les valeurs des secteurs les plus secoués depuis les attentats du 11 septembre se reprenaient lundi, notamment les compagnies aériennes, qui vont recevoir des aides. Air France a gagné 19,58 % à Paris, Lufthansa s’adjugeait 4,17 % à Francfort et British Airways s’est appréciée de 11,84 % à Londres. À Zurich, Swissair a avancé de 11,70 %, après l’annonce d’un plan drastique de restructuration. En Asie, les places financières ont clôturé en ordre dispersé. Hong Kong a clôturé en hausse de 3,9 %, Séoul a gagné 2,1 %, Sydney a perdu 0,6 %, tandis que Taiwan a perdu 1,6 %, clôturant à son plus bas niveau en neuf ans. La Bourse de Tokyo était fermée lundi, jour férié au Japon.
La semaine a débuté dans le calme sur le marché des changes de Beyrouth, hier, où l’offre et la demande du dollar se sont nettement contractées pour s’équilibrer au haut de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban (BDL) et sans le moindre recours à elle le plus souvent. Cela étant et après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert, qui a été fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de deux ans, a continué à se négocier dans les transactions interbancaires à 1 514,00 LL, la demande en cette monnaie n’ayant dépassé l’offre que rarement, ont indiqué les cambistes. Mais, en raison du potentiel assez faible de la demande comme de l’offre du billet vert, le volume des échanges s’est...