L’enquête massive déclenchée pour retrouver les complices et commanditaires des attentats du 11 septembre aux États-Unis s’est étendue aux réseaux terroristes islamistes du monde entier, avec l’arrestation ces tout derniers jours de nouveaux suspects à la faveur d’un effort international sans précédent. Aux États-Unis, quarante-sept personnes ont été rajoutées par le FBI sur la liste des suspects, la portant à 237, selon un agent du FBI qui a requis l’anonymat. Par ailleurs, la sûreté fédérale américaine (FBI) a demandé à neuf pays arabes et islamiques de lui remettre des présumés «terroristes», selon l’hebdomadaire al-Moharrer, édité à Paris et à Beyrouth, et connu pour ses opinions proches de la Syrie. Le FBI a ainsi envoyé des listes nominales de «terroristes» recherchés à la Syrie, au Liban, à l’Égypte, à l’Arabie séoudite, au Yémen, aux Émirats arabes unis, à l’Iran, à l’Afghanistan et à la Malaisie. Elles sont assorties «d’un avertissement clair exigeant l’extradition de ceux qui y figurent, sous peine d’affronter des conséquences», affirme l’hebdomadaire. Le Yémen a déjà annoncé avoir arrêté des dizaines de suspects, soupçonnés d’être liés à Ben Laden. Mais le démantèlement de la nébuleuse terorriste islamiste s’étend aussi rapidement depuis plusieurs jours à de nombreux pays alliés des États-Unis. Les autorités judiciaires américaines viennent ainsi de procéder à la mise en accusation pour activité criminelle d’un suspect yéménite, Najib Abdel Jabar Mohammed al-Hadi, arrêté au Canada en possession de trois faux passeports yéménites et deux uniformes de pilote de la Lufthansa. L’homme, dont les États-Unis réclament l’extradition, se trouvait le 11 septembre à bord d’un avion de la compagnie allemande Lufthansa reliant l’Allemagne à Chicago mais qui avait été dérouté sur Toronto à la suite des attentats. Dans ses bagages, les policiers ont trouvé des notes en arabe, dissimulées sous la couture de vêtements. En Allemagne, le parquet fédéral a lancé deux mandats d’arrêt internationaux contre deux suspects, un Yéménite de 29 ans, Ramzi Mohamed Abdullah Binalshibh, et un Germano-Américain de 26 ans, Said Bahaji. Plusieurs interpellations ont également été réalisées en Grande-Bretagne, où quatre personnes étaient toujours interrogées samedi par Scotland Yard, et en France, où sept militants ou sympathisants islamistes présumés se trouvaient déjà en garde à vue. Ce dernier coup de filet dans la mouvance islamiste en France est directement lié à d’autres arrestations, la semaine dernière en Belgique et aux Pays-Bas, de militants islamistes soupçonnés de préparer un attentat contre un bâtiment diplomatique américain à Paris.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’enquête massive déclenchée pour retrouver les complices et commanditaires des attentats du 11 septembre aux États-Unis s’est étendue aux réseaux terroristes islamistes du monde entier, avec l’arrestation ces tout derniers jours de nouveaux suspects à la faveur d’un effort international sans précédent. Aux États-Unis, quarante-sept personnes ont été rajoutées par le FBI sur la liste des suspects, la portant à 237, selon un agent du FBI qui a requis l’anonymat. Par ailleurs, la sûreté fédérale américaine (FBI) a demandé à neuf pays arabes et islamiques de lui remettre des présumés «terroristes», selon l’hebdomadaire al-Moharrer, édité à Paris et à Beyrouth, et connu pour ses opinions proches de la Syrie. Le FBI a ainsi envoyé des listes nominales de «terroristes» recherchés à la Syrie, au...