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Actualités - Chronologies

Guerre ou paix, les New-Yorkais - palabrent à Union Square

«Ne bombardez-pas l’Afghanistan», harangue l’un. «Mais ils veulent nous éliminer», lui hurle un autre. À Union Square, lieu de recueillement en hommage aux victimes du World Trade Center, les New-Yorkais palabrent sur la guerre ou la paix. La scène se déroule aux pieds de la statue de George Washington. Soudain, un prêcheur s’adresse violemment à la foule. «Les bombes tuent les innocents», crie-t-il. Se déchaînent alors les passions sur l’opportunité d’une riposte militaire contre l’Afghanistan, pays hôte d’Oussama Ben Laden, le milliardaire d’origine séoudienne suspect principal dans les attentats du World Trade Center du 11 septembre. «Les États-Unis sont les auteurs de la violence dans le monde», ose une jeune femme provoquant la fureur d’un badaud. «ça ne va pas ? Tu dis des conneries, ils bombardent les États-Unis !», lui lance-t-il. La scène dégénère. Un policier intervient. La violence des échanges contraste avec l’atmosphère calme de cette place parsemée de bougies et de fleurs déposées en hommage aux victimes du WTC et où des dizaines de dazibaos appellent à la paix. «La guerre est mauvaise, la paix est bonne», «Rage oui, revanche non», «La violence entraîne la violence», «Chaque fois que nous tuons et bombardons des civils dans le monde, nous créons une nouvelle génération de poseurs de bombe suicidaires», y ont écrit des mains pacifistes. Mais le débat illustre bien le sentiment ambivalent des New-Yorkais de la rue, abasourdis par l’attaque de leur ville et aujourd’hui partagés entre pacifisme idéologique et volonté concrète de se faire respecter. Faut-il faire la guerre? «Oui et non», répond Anthony Hill, un afro-Américain de 35 ans. «La guerre n’est pas une bonne réponse car cela entraînerait d’autres conflits, mais cela montrerait (aux terroristes) que nous ne laisserons pas cela arriver à nouveau, que nous sommes un pays uni», dit-il résumant l’état d’esprit des nombreuses personnes interrogées. À l’échelle du pays, quelque 85 % des Américains estiment que les États-Unis doivent entreprendre une action militaire contre les auteurs des attentats, selon un sondage New York Times/CBS News publié le 16 septembre. «C’est la conséquence malheureuse de ce genre d’acte terroriste. On ne veut pas la guerre, mais pour mettre un terme à un tel désastre dans l’avenir nous devons passer à l’action», commente John Napolitano, 26 ans, agent immobilier.
«Ne bombardez-pas l’Afghanistan», harangue l’un. «Mais ils veulent nous éliminer», lui hurle un autre. À Union Square, lieu de recueillement en hommage aux victimes du World Trade Center, les New-Yorkais palabrent sur la guerre ou la paix. La scène se déroule aux pieds de la statue de George Washington. Soudain, un prêcheur s’adresse violemment à la foule. «Les bombes tuent les innocents», crie-t-il. Se déchaînent alors les passions sur l’opportunité d’une riposte militaire contre l’Afghanistan, pays hôte d’Oussama Ben Laden, le milliardaire d’origine séoudienne suspect principal dans les attentats du World Trade Center du 11 septembre. «Les États-Unis sont les auteurs de la violence dans le monde», ose une jeune femme provoquant la fureur d’un badaud. «ça ne va pas ? Tu dis des conneries, ils...