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Actualités - Chronologies

Des intérêts américains à Paris visés, selon un islamiste interpellé à Dubaï

Un groupe islamiste envisageait de commettre un attentat à Paris contre un bâtiment diplomatique américain, selon les déclarations d’un militant islamiste franco-algérien interpellé en juillet à Dubaï (Émirats arabes unis). D’après les éléments recueillis grâce à l’interpellation de ce militant, Djamel Beghal, un groupe basé en Belgique et aux Pays-Bas envisageait de commettre un attentat contre un bâtiment diplomatique américain qui pouvait être l’ambassade des États-Unis à Paris, a-t-on indiqué jeudi de sources proches de l’enquête. Ces informations ont été transmises au cours de l’été aux autorités françaises, mais également américaines, belges et néerlandaises. Elles ont contribué à l’ouverture d’une information judiciaire à Paris, le 10 septembre, pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste». Djamel Beghal avait été en relation avec les militants islamistes interpellés cette semaine et en Belgique et aux Pays-Bas. Dans ces deux pays comme en France, on soulignait cependant cette semaine qu’il n’était pas possible de déterminer, en l’état actuel de l’enquête, si ce réseau entretenait des liens avec Oussama Ben Laden, considéré par les États-Unis comme le principal instigateur des attentats à New York et à Washington, le 11 septembre. Djamel Beghal, qui a résidé en Grande-Bretagne et notamment effectué un séjour de plusieurs mois dans un camp d’entraînement des «fous de Dieu» en Afghanistan, serait membre du groupe islamiste Takfir wal Hidjra (anathème et exil) auquel appartiendrait également Nizar Trabelsi, interpellé à Bruxelles le 13 septembre. Les deux hommes ont habité dans le même appartement d’une cité sensible de la banlieue parisienne. L’amie de Trabelsi, Amal Halim, née le 1er juin 1979 au Maroc, enceinte de lui, avait été interpellée en Corse lundi et placée en garde à vue avant d’être remise en liberté mercredi. Les quatre personnes interpellées jeudi aux Pays-Bas, deux Français, un Néerlandais et un Algérien, sont également soupçonnées d’avoir des liens avec Djamel Beghal et Nizar Trabelsi. Les autorités judiciaires néerlandaises ont cependant indiqué mercredi que le ressortissant algérien ne serait finalement pas inculpé, faute de preuves. Lors de la perquisition effectuée dans l’un des domiciles, à Rotterdam, la police néerlandaise a découvert 28 passeports faux ou falsifiés. Parmi les militants arrêtés par la police néerlandaise, figure notamment Jérôme Courtailler, 27 ans, originaire de Savoie. Son frère David avait été mis en examen pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste» par le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière. Placé en détention en mars 1999, il a été libéré sous contrôle judiciaire en septembre 2000. Les deux frères se sont convertis à l’islam il y a environ cinq ans.
Un groupe islamiste envisageait de commettre un attentat à Paris contre un bâtiment diplomatique américain, selon les déclarations d’un militant islamiste franco-algérien interpellé en juillet à Dubaï (Émirats arabes unis). D’après les éléments recueillis grâce à l’interpellation de ce militant, Djamel Beghal, un groupe basé en Belgique et aux Pays-Bas envisageait de commettre un attentat contre un bâtiment diplomatique américain qui pouvait être l’ambassade des États-Unis à Paris, a-t-on indiqué jeudi de sources proches de l’enquête. Ces informations ont été transmises au cours de l’été aux autorités françaises, mais également américaines, belges et néerlandaises. Elles ont contribué à l’ouverture d’une information judiciaire à Paris, le 10 septembre, pour «association de malfaiteurs en...