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Actualités - Chronologies

Renforts US en tout genre vers l’Asie occidentale

Le Pentagone a annoncé un redéploiement de forces en tou genre suite aux attentats terroristes, mais les questions demeurent sur les lieux de positionnement au Moyen-Orient et dans l’océan Indien autant que sur les cibles potentielles. «Il y a des mouvements et nous en verrons d’autres», a déclaré mercredi le secrétaire adjoint à la Défense, Paul Wolfowitz. Mais il a confirmé les consignes de silence de l’Administration sur ses ripostes dans la «guerre» prolongée et multiforme contre les réseaux terroristes : «J’espère que tout le monde comprendra, y compris le peuple américain, pourquoi nous ne voulons pas révéler les détails de ces mouvements». Les renforts sont envoyés en Asie occidentale à portée de l’Afghanistan. Le redéploiement concerne les différentes armées – air, terre, marine et corps des Marines –, selon le Pentagone. Il vise à donner aux forces américaines le maximum de souplesse pour des opérations pouvant aller de bombardements aux tirs de missiles de croisière jusqu’à l’intervention de commandos de forces spéciales. Jeudi, un contingent de 2 200 membres des Marines, entraînés pour des opérations spéciales comme l’évacuation d’ambassades, devait quitter Morehead City, Caroline du Nord (sud-est), pour le Golfe, a indiqué un porte-parole de la base des Marines de Camp Lejeune, le sergent Jay Connolly. La 26e unité expéditionnaire du corps des Marines devait appareiller dans la journée à bord de trois bateaux amphibies le Bataan, le Shreveport et le Whidbey Island, qui font partie du groupe aéronaval de 14 navires conduit par le porte-avions Theodore Roosevelt. Le Roosevelt, qui emporte 80 avions, a quitté Norfolk (Virginie) mercredi vers la Méditerranée, voire le Golfe. D’autres bâtiments US quittent le Japon. Deux autres groupes, avec les porte-avions Enterprise et Carl Vinson, sont déjà en mission dans l’océan Indien, selon des sources militaires. Des unités de l’armée de terre américaine – en particulier les forces spéciales et les Rangers – ont aussi reçu l’ordre de se déployer jeudi, a indiqué le secrétaire de l’Armée de terre Thomas White à la presse. «Nous sommes prêts à mener des combats sur le terrain (...), que ce soit nos forces spéciales, nos forces aériennes ou de combat, nos forces lourdes ou légères», a indiqué M. White. Les unités d’élite de l’armée de terre «joueront un rôle de premier plan dans toutes les campagnes que nous continuerons à mener, comme cela a été le cas dans le passé», a ajouté M. White un peu plus tard. Comme on lui demandait si l’armée américaine avait tiré l’enseignement de la catastrophique guerre d’Afghanistan conduite par les Soviétiques entre 1979 et 1989, M. White a assuré : «Je l’espère bien. Nous avons étudié tout cela». Enfin, selon la presse américaine, au moins une centaine d’avions militaires (chasseurs F-15 et F-16, bombardiers B-1, ravitailleurs et appareils de surveillance radar Awacs) devaient commencer à partir de jeudi, dans le cadre de cette opération baptisée Justice sans limite. Les B-1, qui ont lancé des bombes téléguidées par satellites contre la Serbie en 1999, donneraient à M. Bush l’option d’une campagne prolongée de bombardements. Si des bombardiers B-52 étaient de la partie, ils seraient basés sur Diego Garcia, base américaine sur une île britannique dans l’océan Indien. Selon le Washington Post, des avions sont partis pour des bases US dans la région – Koweït, Arabie séoudite, Oman, Diego Garcia – mais aussi pour l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. Les autorités de ces deux républiques ex-soviétiques, voisines de l’Afghanistan, ont démenti. Depuis la guerre du Golfe contre l’Irak en 1991, les États-Unis ont environ 20 000 hommes dans la région, dont la moitié embarqués sur des navires de l’US Navy. Quelque 175 avions y sont stationnés, et assez de tanks et de pièces d’artillerie pour former rapidement une brigade terrestre.
Le Pentagone a annoncé un redéploiement de forces en tou genre suite aux attentats terroristes, mais les questions demeurent sur les lieux de positionnement au Moyen-Orient et dans l’océan Indien autant que sur les cibles potentielles. «Il y a des mouvements et nous en verrons d’autres», a déclaré mercredi le secrétaire adjoint à la Défense, Paul Wolfowitz. Mais il a confirmé les consignes de silence de l’Administration sur ses ripostes dans la «guerre» prolongée et multiforme contre les réseaux terroristes : «J’espère que tout le monde comprendra, y compris le peuple américain, pourquoi nous ne voulons pas révéler les détails de ces mouvements». Les renforts sont envoyés en Asie occidentale à portée de l’Afghanistan. Le redéploiement concerne les différentes armées – air, terre, marine et corps...