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Actualités - Chronologies

L’Europe maintient ses calculs - budgétaires, mais le pari sera difficile

Les principaux pays de l’Union européenne ont pour l’instant choisi de ne pas changer les données générales de leur budget 2002 après les attentats aux États-Unis, sans exclure toutefois des réajustements, notamment en faveur de la sécurité, ainsi que l’Italie ou l’Allemagne l’ont déjà annoncé. Le pacte de stabilité dans la zone euro n’est pas formellement remis en cause, car aucun pays n’annonce devoir prendre des mesures suffisamment drastiques pour atteindre la barre interdite des 3 % de déficit public en 2002. Mais il fait peu de doute que des pays déjà «surveillés de près» par la Banque centrale européenne, comme l’Allemagne, la France, l’Italie et le Portugal, auront d’autant plus de mal à redresser leurs finances et respecter leurs engagements. Déjà, en effet, les ministres des Finances de la zone euro se seraient mis d’accord en grand secret début juillet pour assouplir pour 2001 et 2002 ces contraintes budgétaires, en raison d’une conjoncture internationale qui commençait à faiblir. La France, mardi, a présenté un projet de budget déjà axé sur la sécurité, misant sur une croissance considérée comme très optimiste de 2,5 % pour 2002, et ne comportant aucune mesure liée aux attentats, en particulier pour ne pas créer des incertitudes supplémentaires, a reconnu le gouvernement. Il ne s’interdit pas des redéploiements budgétaires devant le Parlement. La France évoque désormais des déficits publics de 1,4 % pour 2001 et 2002, après avoir espéré respectivement 1 % et 0,6 %. En Italie, au contraire, on a appris mardi que le budget en cours d’élaboration, qui devait être présenté fin septembre, sera «exceptionnel». Rome souhaiterait procéder à des «réallocations de ressources» en faveur de la sécurité par exemple, mais sans changer ses projets de déficit public à 0,8 % pour 2001, 0,5 % pour 2002 et à l’équilibre pour 2003. L’Allemagne a pour sa part annoncé mercredi 3 mds marks (1,53 md euros) de dépenses supplémentaires en 2002 pour des mesures de sécurité contre le terrorisme. Elles seront compensées par une augmentation des taxes sur le tabac et les assurances, sans remettre en cause l’objectif d’équilibre du budget fédéral en 2006. L’examen du projet de budget allemand, interrompu après les attentats, reprendra lundi. Le ministre espagnol de l’Économie, Rodrigo Rato, a exprimé de son côté lundi son intention de maintenir ses prévisions pour 2002, arguant qu’elles ont déjà été revues en baisse en juillet dernier, de 3,2 % à 2,9 % du PIB. Cependant, l’Exécutif a renoncé à un léger excédent budgétaire en 2002, et table sur un équilibre des comptes publics. Le Portugal, qui misait sur une croissance de 2 à 2,75 % en 2002 après 2 à 2,5 % en 2001, semble être le seul à préparer le terrain pour une révision en baisse. Dans un document sur les grandes priorités budgétaires 2002, il souligne ainsi cette semaine que «la gravité des événements (...) et ses conséquences inévitables pour l’économie mondiale rendent tous les scénarios volatils» et se réserve le droit de «réajuster» ses hypothèses. Le Portugal peine à atteindre l’objectif d’un déficit public de 1,1 % du PIB pour 2001 alors qu’il s’est engagé à le ramener à 0,7 % en 2002. Au Royaume-Uni enfin, où la Banque d’Angleterre (BoE) a abaissé mardi de 25 points de base ses taux d’intérêt, à 4,75 %, suivant les autres grandes Banques centrales, on n’enregistre encore aucune indication d’impact des attentats sur les prévisions de croissance. Le gouvernement indique faire «tout son possible» pour maintenir le rythme de croissance de l’économie britannique.
Les principaux pays de l’Union européenne ont pour l’instant choisi de ne pas changer les données générales de leur budget 2002 après les attentats aux États-Unis, sans exclure toutefois des réajustements, notamment en faveur de la sécurité, ainsi que l’Italie ou l’Allemagne l’ont déjà annoncé. Le pacte de stabilité dans la zone euro n’est pas formellement remis en cause, car aucun pays n’annonce devoir prendre des mesures suffisamment drastiques pour atteindre la barre interdite des 3 % de déficit public en 2002. Mais il fait peu de doute que des pays déjà «surveillés de près» par la Banque centrale européenne, comme l’Allemagne, la France, l’Italie et le Portugal, auront d’autant plus de mal à redresser leurs finances et respecter leurs engagements. Déjà, en effet, les ministres des Finances...