L’international américain David Régis a joué pour « oublier »
le 18 septembre 2001 à 00h00
Le défenseur franco-américain de Metz David Régis, membre de la sélection de football des États-Unis, a joué le match Guingamp-Metz, samedi en championnat de France, «pour essayer d’oublier, au moins pendant deux heures, ce qui s’était passé» le 11 septembre à New York et à Washington. Régis, né à la Trinité (Martinique), a obtenu la nationalité américaine par mariage. «Au moment de la tragédie, j’étais inquiet, car une semaine avant, j’étais encore à Washington, et la famille de ma femme, des amis, sont à New York et à Washington», a expliqué le joueur, interrogé lundi par l’AFP. «Les communications n’étaient pas bonnes au début, c’était un peu la panique. Mais ils nous ont joints et les nouvelles sont rassurantes», a-t-il poursuivi. «S’il avait fallu que je joue le lendemain, ou le surlendemain, je n’aurais pas pu, j’avais les jambes coupées. Le métier qu’on fait est dérisoire par rapport à tout ça», a commenté encore Régis. «Durant la semaine, je n’avais pas la tête au “foot”. Mon entraîneur (Albert Cartier) l’avait bien compris et m’avait demandé si je voulais jouer. Ma famille m’a dit que c’était mieux de jouer. Et, moi, j’avais besoin d’essayer d’oublier, au moins pendant deux heures», a-t-il confié.
Le défenseur franco-américain de Metz David Régis, membre de la sélection de football des États-Unis, a joué le match Guingamp-Metz, samedi en championnat de France, «pour essayer d’oublier, au moins pendant deux heures, ce qui s’était passé» le 11 septembre à New York et à Washington. Régis, né à la Trinité (Martinique), a obtenu la nationalité américaine par mariage. «Au moment de la tragédie, j’étais inquiet, car une semaine avant, j’étais encore à Washington, et la famille de ma femme, des amis, sont à New York et à Washington», a expliqué le joueur, interrogé lundi par l’AFP. «Les communications n’étaient pas bonnes au début, c’était un peu la panique. Mais ils nous ont joints et les nouvelles sont rassurantes», a-t-il poursuivi. «S’il avait fallu que je joue le lendemain, ou le...
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