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Actualités - Chronologies

Chronique annoncée d’une récession aux USA et dans le monde

Le plongeon hier de Wall Street et les attaques terroristes sans précédent du 11 septembre rendent désormais quasiment inévitable une récession aux États-Unis, première économie de la planète, estiment les analystes. En dépit du chœur volontariste des optimistes, la récession menace les États-Unis, mais aussi le reste de la planète, dans le jeu de dominos d’économies mondialisées et interdépendantes. La chronique annoncée d’une récession américaine à court terme est connue : déjà fléchissante, la consommation interne, principal moteur de la croissance des États-Unis, mais également en Europe, est en train de flancher. Le moral des ménages occidentaux a été particulièrement affecté par les attentats et les incertitudes politiques, en particulier au Proche-Orient, comme l’a exprimé la récente hausse du pétrole brut. De même, les investisseurs et les industriels anticipent la chute de la demande et vont freiner leurs achats et leurs dépenses d’investissement. Certains secteurs sont déjà touchés de plein fouet par les attentats comme les compagnies aériennes et des entreprises procèdent à une réduction de leurs coûts d’exploitation, notamment en réduisant leurs effectifs. Les pays qui exportaient vers les États-Unis, tels l’Allemagne et la Grande-Bretagne, mais aussi des pays émergents comme l’Argentine, le Mexique, le Brésil ou les Tigres asiatiques, vont sans doute voir leurs échanges restreints. «La locomotive américaine faisant défaut, l’Europe ne pouvant résister (...), on voit bien que les ingrédients d’un enchaînement noir sont présents», a reconnu Pascal Blanqué, chef économiste du Crédit Agricole. D’autant que la situation économique dans les pays occidentaux nourrissait déjà quelques inquiétudes et que le mot «récession» avait déjà été prononcé, en particulier aux États-Unis. «On voit bien par ailleurs que (les attentats interviennent) dans une phase d’extrême incertitude conjoncturelle et de nervosité des opérateurs confrontés à un mouvement de grande ampleur de révision des anticipations de bénéfices des sociétés», a souligné M. Blanqué. Le chancelier allemand Gerhard Schröder a appelé lundi les décideurs économiques à ne pas succomber au pessimisme après les attentats du 11 septembre, affirmant que le terrorisme «ne doit pas paralyser les forces économiques du monde libre». Le secrétaire américain au Trésor Paul O’Neill a déclaré lundi que les États-Unis devraient retrouver un rythme de croissance plus rapide dans les mois à venir pour atteindre 3,2 % l’an prochain, malgré l’impact des attentats à New York et à Washington. Mais en dépit de la cohorte de déclarations optimistes, qui semblent relever pour beaucoup de la méthode Coué, le spectre de la récession semble de plus en plus visible aux yeux mêmes des responsables politiques et économiques de la planète. Ainsi, selon le vice-président américain Dick Cheney, interrogé dimanche sur la chaîne américaine NBC, il est «assez possible» que les États-Unis entrent en récession au moment même où ils entrent en guerre. Interrogé sur la chaîne ABC pour savoir si une récession était inévitable dans les mois à venir aux États-Unis, M. O’Neill a en revanche répondu : «Je ne suis pas d’accord». Plusieurs économistes estiment que les États-Unis, dont la croissance était déjà très essoufflée, vont entrer en récession au second semestre de cette année, l’Europe et les pays émergents à leur suite. Mais la grande majorité envisage également un rebond rapide à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine, grâce en partie à la mobilisation des grandes Banques centrales, qui ont injecté des liquidités massivement et qui, pour certaines, promettent une baisse de leurs taux directeurs. Ainsi, pour les experts de Bank of America, «le sentiment négatif et l’incertitude vont dominer dans un horizon à court terme». Mais, soulignent-ils «les crises et les marasmes économiques ne durent pas éternellement et la structure sous-jacente de l’économie (américaine) reste saine».
Le plongeon hier de Wall Street et les attaques terroristes sans précédent du 11 septembre rendent désormais quasiment inévitable une récession aux États-Unis, première économie de la planète, estiment les analystes. En dépit du chœur volontariste des optimistes, la récession menace les États-Unis, mais aussi le reste de la planète, dans le jeu de dominos d’économies mondialisées et interdépendantes. La chronique annoncée d’une récession américaine à court terme est connue : déjà fléchissante, la consommation interne, principal moteur de la croissance des États-Unis, mais également en Europe, est en train de flancher. Le moral des ménages occidentaux a été particulièrement affecté par les attentats et les incertitudes politiques, en particulier au Proche-Orient, comme l’a exprimé la récente hausse...