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Actualités - Chronologies

La Maison-Blanche et le Congrès - inquiets pour les compagnies aériennes

La Maison-Blanche et le Congrès craignent que les fortes pertubations du trafic aérien provoquées par les attaques terroristes sans précédent mardi aient des conséquences financières désastreuses pour les transporteurs déjà affaiblis, et ils examinent une aide fédérale. «Le président est préoccupé par la santé financière des compagnies aériennes et l’Administration est en contact avec leurs dirigeants», a déclaré samedi le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer, lors d’une téléconférence de presse. Les PDG des principaux transporteurs et le secrétaire aux Transports Norman Mineta devraient se retrouver dès mardi pour discuter de la situation du transport aérien en général et de ses difficultés financières en particulier, a dit un autre porte-parole de la Maison-Blanche, Claire Buchan. «Les transporteurs connaissaient déjà une situation difficile avant la tragédie de cette semaine et ces événements vont aggraver ces difficultés», a-t-elle ajouté. Le Congrès se penche déjà sur la possibilité d’octroyer une assistance financière aux transporteurs et «nous avons l’intention de travailler avec le Congrès sur cette question», a indiqué Claire Buchan. La Chambre des représentants, à majorité républicaine, examine depuis vendredi un projet de loi prévoyant une aide de 15 milliards de dollars aux compagnies aériennes, dont 2,5 milliards en dons directs et 12,5 milliards en prêts, garanties de crédit et allègements fiscaux. Le PDG de Continental, Gordon Bethume, avait lancé un appel au secours vendredi en déclarant que «sans une aide financière rapide tout est fini pour Continental». Samedi, la compagnie a annoncé la mise au chômage technique de 12 000 de ses 56 000 salariés et une réduction de 20 % de ses programmes de vols. L’arrêt du trafic aérien de mardi à jeudi matin et sa lente reprise vont probablement coûter au moins 700 millions de dollars aux onze compagnies aériennes américaines, selon des analystes. Les autorités avaient interdit tout vol civil après que des terroristes aient détourné quatre avions de ligne dont trois, véritables bombes volantes, ont touché le World Trade Center et le Pentagone. Outre ce manque à gagner, les transporteurs sont contraints de diminuer durablement le nombre de leurs vols en raison des mesures de sécurité draconiennes qui allongent les délais d’embarquement des passagers. United Airlines va ainsi réduire ses vols de 14 %, de 2 200 à 1 900 et Northwest et Continental, de 20 %. La réduction sur le long terme des vols des compagnies américaines va aggraver leur santé financière, déjà fortement affaiblie par le ralentissement économique. Pour cette année, «les pertes se monteront probablement à quatre milliards de dollars, soit près des 4,5 milliards accusés en 1992, qui avaient été les plus lourdes de l’histoire de l’aviation civile américaine», selon George Hamlin, analyste de Global Aviation Associated. Standard and Poor’s avait abaissé jeudi la note attribuée à la qualité du crédit des transporteurs américains, ramenant celle d’American à un niveau proche de celui octroyé aux «junk bonds», des obligations à très haut risque. Le trafic aérien intérieur comme international paraissait samedi soir sur la voie d’un retour à une situation plus normale dans les prochains jours, même si des difficultés subsistent. Selon l’Administration de l’aviation civile (FAA), environ 50 % des vols ont été assurés samedi contre 30 % vendredi. La FAA a également indiqué que quasiment la totalité des 451 aéroports du pays étaient ouverts. Parmi les principaux, l’aéroport Ronald Reagan de Washington restait néanmoins fermé pour une période indéterminée en raison de sa proximité avec plusieurs bâtiments fédéraux sensibles, dont le Pentagone et la Maison-Blanche.
La Maison-Blanche et le Congrès craignent que les fortes pertubations du trafic aérien provoquées par les attaques terroristes sans précédent mardi aient des conséquences financières désastreuses pour les transporteurs déjà affaiblis, et ils examinent une aide fédérale. «Le président est préoccupé par la santé financière des compagnies aériennes et l’Administration est en contact avec leurs dirigeants», a déclaré samedi le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer, lors d’une téléconférence de presse. Les PDG des principaux transporteurs et le secrétaire aux Transports Norman Mineta devraient se retrouver dès mardi pour discuter de la situation du transport aérien en général et de ses difficultés financières en particulier, a dit un autre porte-parole de la Maison-Blanche, Claire Buchan. «Les...