Le monde financier attend, fébrile, la réouverture de la NYSE
le 17 septembre 2001 à 00h00
Le monde financier et tous les épargnants de la planète auront aujourd’hui les yeux braqués sur Wall Street qui rouvrira ses portes après sa plus longue période de fermeture depuis la Première Guerre mondiale. Six jours après les attentats sans précédent qui ont dévasté le cœur financier des États-Unis en détruisant le World Trade Center, la Bourse new-yorkaise, fermée depuis mardi, retrouvera son rôle de baromètre des places financières mondiales et sa réaction sera capitale pour donner le «la» aux autres marchés et savoir si une récession peut encore être évitée. La première Bourse mondiale, dont la capitalisation s’élève à quelque 17 300 milliards de dollars, ouvrira, comme d’habitude, à 09h30 heure locale (13h30 GMT). Mais la séance commencera par deux minutes de silence pour honorer la mémoire des quelque 5 000 morts et disparus, et la célèbre cloche marquant le début des transactions sera sonnée par des pompiers et des policiers. «Lundi sera une journée de transaction normale (...). Le mode de vie américain continue. Les affaires reprennent», a affirmé le président du New York Stock Exchange (NYSE), Richard Grasso, en soulignant que les derniers tests informatiques menés samedi garantissaient un bon fonctionnement des opérations. Les locaux de Wall Street, situés à quelques centaines de mètres du World Trade Center, n’ont pas été endommagés par les attaques terroristes mais une quarantaine de maisons de courtage étaient installées dans les deux tours jumelles. 90 % des courtiers seront lundi à leur poste, a assuré M. Grasso. Malgré les déclarations rassurantes des autorités, tout le monde a en tête un possible krach boursier qui se propagerait immédiatement aux autres places financières et plongerait l’économie mondiale dans une grave récession. Un krach est écarté par la plupart des experts qui tablent généralement sur une baisse lundi, mais d’ampleur relativement limitée avec un recul maximum de 5 %. «La première réaction des opérateurs boursiers sera de chercher refuge dans les valeurs sûres, ce qui entraînera une forte baisse des prix des actions», estime l’agence de notation financière Standard and Poor’s. Après cette chute initiale, cette agence, comme d’autres analystes, prévoit une remontée des cours jusqu’à leurs niveaux d’avant les attentats. «Au cours des prochaines semaines, nous estimons que les marchés se stabiliseront autour des niveaux de clôture du 10 septembre», indique Standard and Poor’s. Les experts fondent ces prévisions relativement optimistes sur le fait que les cours sont déjà tombés à des niveaux très bas ces dernières semaines et que les investisseurs ont eu près d’une semaine pour se remettre du choc de mardi et reprendre leurs esprits. Les autorités boursières américaines ont également décidé des mesures d’urgence qui devraient aider à modérer une baisse des cours. Les entreprises pourront notamment racheter plus facilement leurs actions et les puissants fonds de placement (Mutual Funds) auront davantage de liquidités à leur disposition. À ces éléments s’ajoute un possible «ralliement patriotique» qui verrait les investisseurs acheter en bourse pour montrer leur volonté de «barrer la route au terrorisme». Des appels à investir massivement dans les valeurs américaines ont été lancés ces derniers jours par des particuliers sur Internet mais aussi des médias et des fonds d’investissements. Les analystes avertissent néanmoins que toutes ces prévisions pourraient être remises en cause si de nouveaux attentats se produisaient aux États-Unis ou si la riposte militaire américaine échouait ou prenait la dimension d’une véritable guerre. Dans ces cas-là, un krach boursier serait à nouveau envisageable.
Le monde financier et tous les épargnants de la planète auront aujourd’hui les yeux braqués sur Wall Street qui rouvrira ses portes après sa plus longue période de fermeture depuis la Première Guerre mondiale. Six jours après les attentats sans précédent qui ont dévasté le cœur financier des États-Unis en détruisant le World Trade Center, la Bourse new-yorkaise, fermée depuis mardi, retrouvera son rôle de baromètre des places financières mondiales et sa réaction sera capitale pour donner le «la» aux autres marchés et savoir si une récession peut encore être évitée. La première Bourse mondiale, dont la capitalisation s’élève à quelque 17 300 milliards de dollars, ouvrira, comme d’habitude, à 09h30 heure locale (13h30 GMT). Mais la séance commencera par deux minutes de silence pour honorer la mémoire...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.