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Actualités - Chronologies

CONGO - Polémique pouvoir-opposition - sur l’organisation des futures élections

Le gouvernement du Congo-Brazzaville et les partis d’opposition apparaissent profondément divisés sur l’organisation des futures élections générales destinées à mettre fin à quatre ans de transition, avant même qu’un calendrier électoral soit fixé. Dans un pays où les périodes électorales se sont traduites dans les années 90 par des combats meurtriers entre milices des partis politiques, le parti de l’ancien président déchu Pascal Lissouba, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) a réclamé récemment la mise en place d’une commission indépendante chargée d’organiser toutes les élections. Quelques jours plus tôt, le ministre de l’Intérieur, le général de brigade Pierre Oba, avait exclu une telle commission, estimant que par le passé elle avait contribué au déclenchement des guerres civiles. Depuis l’avènement en 1992 du multipartisme au Congo, les périodes électorales ont été émaillées d’incidents qui se sont traduits par trois guerres civiles, alors que tous les scrutins ont été organisés par une commission indépendante. En 1993, des affrontements avaient opposé les partisans de l’opposition et les forces fidèles à M. Lissouba soutenues par ses propres miliciens suite à la contestation des résultats d’élections législatives anticipées. Quatre ans plus tard, les partis d’opposition, tous proches du général Denis Sassou Nguesso, et les forces de M. Lissouba se sont affrontés en pleine effervescence électorale marquée par les préparatifs de l’élection présidentielle avortée de juillet 1997. Pour préparer les futures élections, le ministère de l’Intérieur a organisé un recensement administratif pour identifier les électeurs. Le général Oba a indiqué que les partis politiques n’avaient pas été associés à ce recensement, parce qu’il s’agit d’une opération administrative. Mais, selon lui, les partis participeront au contrôle des listes électorales. Selon M. Ongagou Datchou, la participation des partis politiques à ce recensement était nécessaire dans la mesure où elle devait dissiper la méfiance. Pour l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), regroupant une dizaine de partis d’opposition, toutes les opérations préélectorales et électorales doivent être organisées par la commission indépendante afin d’écarter les risques de manipulation des listes des électeurs et de fraudes. Dans un communiqué, l’ADP a affirmé que la «commission électorale était l’épine dorsale de l’ensemble du processus électoral». En août, le président Sassou Nguesso avait annoncé que le référendum sur le projet de nouvelle constitution aurait lieu avant fin 2001. Ce référendum, dont la date n’est pas encore arrêtée, sera suivi des élections présidentielle, législatives et locales.
Le gouvernement du Congo-Brazzaville et les partis d’opposition apparaissent profondément divisés sur l’organisation des futures élections générales destinées à mettre fin à quatre ans de transition, avant même qu’un calendrier électoral soit fixé. Dans un pays où les périodes électorales se sont traduites dans les années 90 par des combats meurtriers entre milices des partis politiques, le parti de l’ancien président déchu Pascal Lissouba, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) a réclamé récemment la mise en place d’une commission indépendante chargée d’organiser toutes les élections. Quelques jours plus tôt, le ministre de l’Intérieur, le général de brigade Pierre Oba, avait exclu une telle commission, estimant que par le passé elle avait contribué au déclenchement des...