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Actualités - Chronologies

Les pompiers, héros et victimes de la tragédie new-yorkaise

Les pompiers sont à la fois les héros et les victimes de la tragédie new-yorkaise, ayant payé un très lourd tribut en tentant de sauver les victimes de l’attentat de mardi contre le World Trade Center. Plus de 300 soldats du feu étaient encore portés disparus hier, alors que le bilan global s’approche des 5 000 victimes dans la capitale financière des États-Unis. Un hommage unanime leur a été rendu par les New-Yorkais et par leur maire Rudolph Giuliani, qui a salué «les meilleurs et les plus courageux d’entre nous». Les rescapés de la catastrophe interrogés par les radios et les télévisions ont exprimé leur gratitude pour leur héroïsme, tandis que dans tout Manhattan des passants sont venus dans des casernes apporter cadeaux et récompenses pour cette élite. «Ils montaient (dans les tours en feu) alors que tout le monde descendait», a rappelé Heather Glassman, venue avec une amie apporter un bouquet de fleurs dans une caserne de la 51e rue est. «Nous voulons exprimer notre admiration pour ceux qui se sont impliqués dans ce drame», ajoute-t-elle. Tom Woods, un officier engagé chez les pompiers depuis 19 ans, épuisé et éprouvé, a confié que dix de ses hommes avaient péri lors de l’effondrement des tours. Il a raconté qu’un parfait inconnu l’avait enlacé en pleine rue. «Je vous aime», a simplement dit ce piéton. Il a ajouté que toute la journée des passants avaient défilé dans la caserne, pour exprimer leur solidarité et griffonner des mots d’encouragement sur un panneau d’affichage. «À un corps d’hommes et de femmes courageux. Que Dieu vous bénisse et vous protège», a écrit un Texan. Réticent à raconter l’enfer vécu au World Trade Center, Tom Woods a simplement dit que c’était pire que tout ce qu’on pouvait imaginer. «Dans ma famille, on racontait l’histoire de mon oncle, qui lors du débarquement en Normandie a sauté de l’avant de son bateau pour être le premier à fouler d’éventuelles mines, un peu comme dans le film Il faut sauver le soldat Ryan. Je pensais que c’était ce qu’il pouvait y avoir de pire. Je n’avais jamais imaginé ça». «On n’a pas l’habitude des scènes de guerre dans notre pays – même si on a des tragédies. En tout cas, on n’est absolument pas découragés. Notre devise, c’est “le lion va rugir”», conclut-il. Partout dans New York, la même détermination, les pompiers font front. «La nation devrait remercier Dieu pour chaque pompier, dans chaque communauté», déclare Harald Chait Berger, président de l’Association internationale de pompiers à Washington, où un autre attentat a ravagé le Pentagone. «Les pompiers vont continuer à travailler nuit et jour, pendant des jours, des semaines, tant qu’il le faudra», promet-il. Pete Goreman, président de l’Association des officiers pompiers, était en larmes en lisant une prière dédiée à l’aumônier des pompiers de New York, le révérend Mychael Judge, l’un des premiers à périr au World Trade Center. Mychael Judge «disait toujours que Dieu avait ses raisons. Dieu a pris Mychael Judge, le premier pompier que nous ayons perdu ici, parce qu’Il voulait nous mettre à l’épreuve. Il nous a dit : vous n’aurez plus Mychael, mais prenez la foi qu’il nous a donnée». Les parlementaires de l’État de New York ont applaudi à l’écoute d’un poème sur un soldat blessé, lu par le sénateur du Massachusetts John Kerry en hommage aux pompiers : «Je m’allongerai et je saignerai un moment, et puis je me relèverai et je continuerai à me battre».
Les pompiers sont à la fois les héros et les victimes de la tragédie new-yorkaise, ayant payé un très lourd tribut en tentant de sauver les victimes de l’attentat de mardi contre le World Trade Center. Plus de 300 soldats du feu étaient encore portés disparus hier, alors que le bilan global s’approche des 5 000 victimes dans la capitale financière des États-Unis. Un hommage unanime leur a été rendu par les New-Yorkais et par leur maire Rudolph Giuliani, qui a salué «les meilleurs et les plus courageux d’entre nous». Les rescapés de la catastrophe interrogés par les radios et les télévisions ont exprimé leur gratitude pour leur héroïsme, tandis que dans tout Manhattan des passants sont venus dans des casernes apporter cadeaux et récompenses pour cette élite. «Ils montaient (dans les tours en feu) alors que...