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Actualités - Chronologies

Washington a reçu un soutien sans précédent de l’Otan et de Moscou

Les États-Unis ont obtenu un soutien politique sans précédent de leurs alliés de l’Otan comme de la Russie qui ouvre toutes les options, y compris militaire, pour châtier les responsables des attentats qui ont frappé mardi New York et Washington. Dans une déclaration commune, l’Otan et la Russie ont assuré jeudi être «unies dans leur résolution à ne pas laisser impunis les responsables d’actes aussi inhumains», à l’issue d’une réunion extraordinaire du conseil permanent conjoint Otan-Russie à Bruxelles. «L’Otan et la Russie demandent à toute la communauté internationale de s’unir dans la lutte contre le terrorisme», ajoute le conseil conjoint, organe de consultations créé en 1997, qui a ainsi donné son aval à une éventuelle opération militaire de représailles organisée par Washington. La veille, les États-Unis avaient obtenu de leurs 18 alliés de l’Otan la possibilité d’activer, pour la première fois dans l’histoire de l’Alliance, l’article 5 du traité qui oblige les États-membres à se porter mutuellement assistance si l’un d’entre eux est attaqué. Le conseil permanent de l’Otan a décidé que cet article 5, même s’il avait été rédigé en 1949 du temps de la guerre froide, restait encore valable et qu’il pouvait s’appliquer à des actes de terrorisme et pas seulement à une invasion par une armée étrangère. Si cette décision permet d’envisager une assistance des alliés en cas d’attaque américaine, une opération de l’Otan ne semble pas imminente pour autant. Le porte-parole de l’Alliance, Yves Brodeur, a ainsi fermement réagi à un article de la presse britannique faisant état de préparatifs en vue d’une «attaque massive contre l’Afghanistan». «L’Otan ne prépare pas l’invasion de l’Afghanistan ni de quelque autre pays que ce soit», a-t-il assuré dans un communiqué. Avant d’envisager toute opération concrète, les États-Unis doivent d’abord identifier les commanditaires des attentats, confirmer que l’attaque a été organisée de l’étranger puis demander officiellement l’assistance de leurs alliés. L’application de l’article 5 n’étant pas automatique, il faudrait en outre une nouvelle réunion du conseil de l’Otan pour décider des mesures à prendre dans le cadre de l’application de cet article. L’article 5 reste assez vague sur le type d’assistance que doivent fournir les alliés. «L’article 5 n’est pas contraignant en ce qui concerne le type d’assistance que peuvent fournir les États-membres à un des alliés qui est attaqué. Celle-ci peut être à géométrie variable», souligne André Dumoulin, chercheur spécialiste de l’Otan à l’université de Liège en Belgique. Un État-membre peut participer à une opération militaire commune en fournissant des soldats. Mais il peut aussi se contenter de fournir des équipes médicales, des bases avancées, apporter une aide financière, participer à la collecte de renseignements ou à l’organisation d’opérations spéciales. «Les États-Unis recherchent à constituer une coalition large qui pourrait mener à une opération militaire sous le drapeau de l’Otan mais avec la participation de beaucoup d’autres pays non membres de l’Alliance», estime André Dumoulin. Membre du Conseil de sécurité de l’Onu, la Chine s’est montrée pour l’instant prudente dans son soutien, soulignant que l’Otan devait consulter des pays à l’extérieur de l’Europe avant d’agir.
Les États-Unis ont obtenu un soutien politique sans précédent de leurs alliés de l’Otan comme de la Russie qui ouvre toutes les options, y compris militaire, pour châtier les responsables des attentats qui ont frappé mardi New York et Washington. Dans une déclaration commune, l’Otan et la Russie ont assuré jeudi être «unies dans leur résolution à ne pas laisser impunis les responsables d’actes aussi inhumains», à l’issue d’une réunion extraordinaire du conseil permanent conjoint Otan-Russie à Bruxelles. «L’Otan et la Russie demandent à toute la communauté internationale de s’unir dans la lutte contre le terrorisme», ajoute le conseil conjoint, organe de consultations créé en 1997, qui a ainsi donné son aval à une éventuelle opération militaire de représailles organisée par Washington. La veille,...