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Actualités - Chronologies

Les services secrets américains auraient tenté d’approcher Yeslam Binladin

Les services secrets américains auraient tenté par le passé à trois reprises d’approcher le financier Yeslam Binladin qui vit à Genève, pour tenter de localiser son demi-frère, le terroriste présumé Oussama Ben Laden, rappelle le journal suisse Le Temps. Yeslam Binladin, qui tient à ce que son nom soit orthographié ainsi, aurait refusé de collaborer avec les services américains qui, en représailles, auraient tenté de faire pression sur les autorités cantonales de Genève pour qu’elles ne lui accordent pas la nationalité suisse, indique Le Temps en reprenant des informations publiées en décembre dernier. Yeslam Binladin, 51 ans, établi en Suisse depuis 1973, avait finalement obtenu sa naturalisation en mai dernier, après une longue bataille au sein de l’administration locale. Aucune réaction n’avait pu être obtenue jeudi en fin de matinée au siège de la compagnie à Genève de M. Binladin, la Saudi Investment Company. Son avocat à Zurich n’était pas joignable. Le Temps publie également jeudi une interview de Yeslam Binladin, reçue par fax, le financier observant toujours une extrême discrétion et ne parlant pas directement aux journalistes. Mercredi, il avait déjà rendu public un communiqué pour condamner les attentats aux États-Unis derrière lesquels se profile l’ombre de son demi-frère Oussama. Dans cette interview, Yeslam Binladin, qui dit avoir souffert «énormément» de son lien de parenté avec Oussama Ben Laden, confirme être issu d’une très grande famille de 54 demi-frères et demi-sœurs habitant essentiellement en Arabie séoudite. «Mon père a fondé et géré avec succès pendant plus de trente ans une grande société de construction qui a bâti beaucoup de routes et de bâtiments divers, y compris des hôpitaux», affirme Yeslam Binladin. Le père, Mohammed Ben Laden qui a créé la Ben Laden Construction Group, dans les années 1950 à Djeddah (Arabie séoudite), a envoyé ses fils aux quatre coins du monde pour y faire des études. Yeslam Binladin est ainsi parti au Liban, puis en Suède et aux États-Unis. Il ajoute avoir gardé des contacts avec plusieurs de ses demi-frères et demi-sœurs lorsqu’ils viennent en Europe, mais surtout avec sa mère, sa sœur et ses deux frères. «Je me souviens d’avoir vu mon demi-frère (Oussama) pour la dernière fois en 1981 en Arabie séoudite», souligne-t-il. Interrogé sur les activités clandestines d’Oussama, Yeslam Binladin poursuit : «J’ai appris ses activités par la presse et j’ai été très surpris par les révélations parues dans les médias». Comme dans son communiqué, Yeslam Binladin «condamne tout acte de terrorisme et tout appel à la violence envers qui que ce soit» et exprime son «horreur» après les attentats de mardi aux États-Unis.
Les services secrets américains auraient tenté par le passé à trois reprises d’approcher le financier Yeslam Binladin qui vit à Genève, pour tenter de localiser son demi-frère, le terroriste présumé Oussama Ben Laden, rappelle le journal suisse Le Temps. Yeslam Binladin, qui tient à ce que son nom soit orthographié ainsi, aurait refusé de collaborer avec les services américains qui, en représailles, auraient tenté de faire pression sur les autorités cantonales de Genève pour qu’elles ne lui accordent pas la nationalité suisse, indique Le Temps en reprenant des informations publiées en décembre dernier. Yeslam Binladin, 51 ans, établi en Suisse depuis 1973, avait finalement obtenu sa naturalisation en mai dernier, après une longue bataille au sein de l’administration locale. Aucune réaction n’avait pu être...