L’équipe de France féminine de basket-ball cultive le paradoxe, conjuguant de hautes ambitions et des réserves à la veille du 28e championnat d’Europe des nations, où elle débute face à la Roumanie, aujourd’hui dans le groupe A à Orléans. La formation guidée par l’inamovible Yannick Souvré rêve de titre. Elle sait qu’elle n’a pas le droit à l’erreur devant son public. Que personne ne comprendrait une mauvaise performance de la part de la vice-championne d’Europe et meilleure nation européenne aux Jeux de Sydney. Le sélectionneur Alain Jardel accepte ce rôle de favori. Mais le trouve aussi «réducteur». Il rappelle avec force que la performance des JO n’a rien d’exceptionnelle au regard européen, puisqu’il n’y avait que quatre équipes du Vieux Continent en Australie. Sans se réfugier derrière un quelconque parapluie, Jardel note aussi que les prétendantes au titre sont nombreuses. «Il y a la Russie, parce que c’est la Russie, la Pologne, championne sortante. Sans compter les surprises, avec nous cela fait trois favoris», prévient-il. Selon Alain Jardel, il ne faut pas s’appuyer sur les résultats du passé pour faire des évaluations. «Dans les compétitions internationales, on remarque de plus en plus une remise en question des valeurs», analyse-t-il. Les podiums des précédents Euros féminins, comme du dernier Euro masculin en Turquie, tendent à confirmer ses dires. «Ce sera un véritable exploit si nous parvenons à nous maintenir sur le devant de la scène», pronostique le patron des Bleues. Respect «Je ne vois pas pourquoi ce serait plus facile pour les filles que pour les garçons. Ils étaient deuxièmes à Sydney et ne sont pas rentrés dans les cinq de l’Euro. Le fait d’organiser la compétition nous donne des devoirs différents, mais ce sera aussi difficile», ajoute Jardel. Reconnaissant que les filles «pensent à la victoire finale», il tient avant tout à se concentrer sur la première phase, qui s’annonce ardue puisqu’il faut absolument terminer dans les quatre premières pour continuer à rêver. «Il faudra prendre les matches les uns après les autres, en respectant les adversaires», prévient Jardel. L’intérêt de l’équipe de France est de bien débuter face à la Roumanie, qui réintègre l’Euro après une longue période d’abstinence. «Elle revient en force avec une magnifique formation de jeunes», estime l’entraîneur, qui craint beaucoup le jeu extérieur de la formation de Ion Antonescu. Ensuite, ce sera la Yougoslavie que les Bleues ont dominée deux fois en préparation et l’Ukraine, une «inconnue». Enfin, la Pologne de Malgorzata Dydek (2,13 m), championne d’Europe, qui «s’est cachée», et les jeunes Espagnoles qui ont battu deux fois les intouchables australiennes. «Ce groupe est vraiment difficile», constate Alain Jardel, qui a obligé son équipe à changer de style depuis Sydney. «Sans être prétentieux, je pense qu’on pratique maintenant un basket total», estime-t-il, conscient que tout le monde en France attend beaucoup de ses protégées.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’équipe de France féminine de basket-ball cultive le paradoxe, conjuguant de hautes ambitions et des réserves à la veille du 28e championnat d’Europe des nations, où elle débute face à la Roumanie, aujourd’hui dans le groupe A à Orléans. La formation guidée par l’inamovible Yannick Souvré rêve de titre. Elle sait qu’elle n’a pas le droit à l’erreur devant son public. Que personne ne comprendrait une mauvaise performance de la part de la vice-championne d’Europe et meilleure nation européenne aux Jeux de Sydney. Le sélectionneur Alain Jardel accepte ce rôle de favori. Mais le trouve aussi «réducteur». Il rappelle avec force que la performance des JO n’a rien d’exceptionnelle au regard européen, puisqu’il n’y avait que quatre équipes du Vieux Continent en Australie. Sans se réfugier derrière...