Mona Hallak, la passionaria qui défend la cause des anciennes demeures, se manifeste dans le cadre du Festival Ayloul. Elle a investi les locaux du restaurant Le Grenier, Aïn el-Mreissé, à côté de l’hôtel Palm Beach. Il s’agit en fait d’une villa magnifique qui tombe en ruine et est menacée d’être rasée par les bulldozers. Il n’en fallait pas plus pour que la jeune architecte endosse la responsabilité de militer pour la sauvegarde de cette belle bâtisse. C’est donc dans les coins et recoins du Grenier qu’elle a monté une installation. Très intelligente. Judicieuse. Le visiteur y entre comme dans un labyrinthe. Ici et là, des indices. Au fur et à mesure du parcours, on recueille des informations. Les pièces exposées, tel un puzzle, se regroupent pour constituer une histoire, celle du Dr Nagib Chemali, ancien maître des lieux de la maison jaune de Sodeco. Également connue sous le nom d’immeuble Barakat, cette bâtisse figure sur la liste des immeubles en voie de disparition pour lesquels Mona Hallak milite. Le matériel exposé comporte des photos, des cartes de vœux, des lettres, des affiches de cinéma, des programmes de théâtre, des vêtements, des fioles de médicaments, des bouteilles de boissons vides… Jaunies, étiolées, fanées, poussiéreuses ces «pièces à conviction» ont été recueillies par l’architecte au cours de ses nombreuses visites à la maison jaune. Elle a en outre reconstitué la planque d’un franc-tireur qui avait établi son QG derrière une fenêtre de la maison de Sodeco. Parmi les photos qui attirent l’attention, celle de l’immeuble du cinéma. Une illustration du bâtiment datant de ses jours glorieux et une autre, après sa transformation en megastore. «I’ll get you for this» dit une affiche de film collée juste à côté. Le cinéma Roxy : photos avant et après sa destruction. Le poster de Gone with the wind annonce la couleur. Le Rivoli : «Not wanted» annonce l’affiche. «C’est la mémoire collective, le patrimoine qui sont effacés de cette manière», s’indigne Hallak, qui a titré son installation : «Lost faces» ou visages perdus. Ouvert cet après-midi, de 15h à 19h.
Mona Hallak, la passionaria qui défend la cause des anciennes demeures, se manifeste dans le cadre du Festival Ayloul. Elle a investi les locaux du restaurant Le Grenier, Aïn el-Mreissé, à côté de l’hôtel Palm Beach. Il s’agit en fait d’une villa magnifique qui tombe en ruine et est menacée d’être rasée par les bulldozers. Il n’en fallait pas plus pour que la jeune architecte endosse la responsabilité de militer pour la sauvegarde de cette belle bâtisse. C’est donc dans les coins et recoins du Grenier qu’elle a monté une installation. Très intelligente. Judicieuse. Le visiteur y entre comme dans un labyrinthe. Ici et là, des indices. Au fur et à mesure du parcours, on recueille des informations. Les pièces exposées, tel un puzzle, se regroupent pour constituer une histoire, celle du Dr Nagib Chemali,...
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