Diplomatie - Tobin, Proche-Orient, Macédoine, - au menu du dîner franco-allemand
le 06 septembre 2001 à 00h00
La crise au Proche-Orient, la résolution du conflit en Macédoine et l’éventuelle mise en place de la «taxe Tobin» sur les flux financiers devaient figurer au menu des discussions franco-allemandes informelles hier soir à Berlin. Ce dîner, quatrième rencontre franco-allemande de l’année, devrait marquer un nouvel apaisement dans les tensions entre le chancelier allemand Gerard Schröder, le président français Jacques Chirac et le Premier ministre Lionel Jospin. Les ministres des Affaires étrangères de ces deux pays sont également conviés. À un an d’échéances électorales cruciales des deux côtés du Rhin, rares sont les analystes qui s’attendent à des progrès importants sur les principales pommes de discorde, notamment la réforme des institutions de l’Union européenne. Toutefois, les discussions sur la taxe Tobin, figurant en priorité dans l’agenda, pourraient fédérer les deux voisins, tous deux à la recherche d’arguments électoraux. En France, les réponses à apporter à la mondialisation devraient en effet figurer au programme des deux rivaux présumés de l’élection présidentielle de 2002, Jacques Chirac et Lionel Jospin. Le Premier ministre français a plaidé pour que soit discutée l’introduction, au niveau européen, de la taxe Tobin. Malgré les réticences de nombreux économistes, Lionel Jospin s’est prononcé en faveur de prélèvements sur les mouvements financiers spéculatifs afin de redistribuer des capitaux vers les pays en développement. Le chancelier Schröder a fait savoir mardi qu’il souhaitait discuter avec ses homologues au sujet de la spéculation financière, ajoutant que le système financier mondial était affaibli par l’existence de paradis fiscaux et de fonds spéculatifs, mais il a précisé que «taxe Tobin» serait difficile à mettre en place. Bien que les tensions se soient quelque peu apaisées depuis le sommet européen de Nice, en décembre, les dissensions persistant sur des questions européennes clés pourraient pousser les deux pays à préférer évoquer des problèmes extérieurs à l’UE. Les conflits en Macédoine et le Proche-Orient seront sans doute au menu de la rencontre, a fait savoir une source autorisée. La mission de l’Otan de collecte des armes des rebelles en Macédoine est un parfait exemple de coopération franco-allemande. Une force commune constituée de quelque 300 soldats allemands est placée sous commandement français. Le dîner sera également l’occasion pour le ministre des Affaires étrangères allemand Joschka Fisher de discuter avec son homologue français Hubert Védrine de la situation au Proche-Orient, où le chef de la diplomatie allemande s’est rendu récemment.
La crise au Proche-Orient, la résolution du conflit en Macédoine et l’éventuelle mise en place de la «taxe Tobin» sur les flux financiers devaient figurer au menu des discussions franco-allemandes informelles hier soir à Berlin. Ce dîner, quatrième rencontre franco-allemande de l’année, devrait marquer un nouvel apaisement dans les tensions entre le chancelier allemand Gerard Schröder, le président français Jacques Chirac et le Premier ministre Lionel Jospin. Les ministres des Affaires étrangères de ces deux pays sont également conviés. À un an d’échéances électorales cruciales des deux côtés du Rhin, rares sont les analystes qui s’attendent à des progrès importants sur les principales pommes de discorde, notamment la réforme des institutions de l’Union européenne. Toutefois, les discussions sur la...
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