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Actualités - Chronologies

Carly Fiorina, ou la ténacité au féminin

La PDG de Hewlett-Packard, Carly Fiorina, dont l’étoile commençait à pâlir devant les difficultés grandissantes du groupe, a frappé fort mardi en rachetant Compaq et en bousculant la donne dans le secteur informatique. Lorsqu’elle a pris les rênes de Hewlett-Packard, en juillet 1999, le parcours de cette femme d’affaires au look un peu pincé mais au ton déterminé avait déjà tout de l’exception. Elle devenait la première femme jamais nommée à la tête d’une des 30 compagnies vedettes de Wall Street, sans même parler du secteur high tech, et le premier PDG de Hewlett-Packard non issu du sérail. À 44 ans à peine, les médias la célébraient comme l’un des managers les plus brillants de Lucent Technologies, le puissant équipementier en télécommunications américain, qui surfait alors sur les espoirs de la nouvelle économie. Après la sortie de Lucent du giron de AT&T, Carly Fiorina s’était vu confier la direction d’une des divisions en plus forte croissance de Lucent, celle des «fournisseurs de services», dotée d’un chiffre d’affaires de quelque 20 milliards de dollars. À la tête de Hewlett-Packard, elle s’est donné trois ans pour «réinventer» une compagnie dispersée entre 130 groupes de produits, prisonnière d’une bureaucratie rampante et en retard par rapport à IBM sur le créneau des services. Deux ans plus tard, le bilan est accablant, le dérapage du marché informatique depuis la fin 2000 et la guerre des prix qui en résulte perturbant tout projet de réforme en profondeur. Le groupe a commencé à multiplier les avertissements sur bénéfice et chiffre d’affaires. Il n’a pas réussi à s’étendre assez vite dans les services, plus prometteurs, pour compenser le déclin des ventes d’ordinateurs. Pris de cours, il a annoncé la suppression de 9 000 emplois, soit 10 % de ses effectifs, ces derniers mois. Le projet de rachat du groupe de conseil PricewaterhouseCoopers, présenté comme une grande option stratégique, a été retiré à l’automne 2000, ajoutant à l’impression de flou artistique. L’action Hewlett-Packard, qui cotait 63 dollars le 1er septembre 2000, ne valait plus que 23 dollars à la fin août 2001. Le rachat de Compaq, qui doit être bouclé à la mi-2002, va propulser désormais Hewlett-Packard au premier rang mondial des ordinateurs personnels (PC), de quoi mieux rivaliser dans la guerre des prix qui fait rage et approcher, au moins par la taille, la toute puissance d’IBM.
La PDG de Hewlett-Packard, Carly Fiorina, dont l’étoile commençait à pâlir devant les difficultés grandissantes du groupe, a frappé fort mardi en rachetant Compaq et en bousculant la donne dans le secteur informatique. Lorsqu’elle a pris les rênes de Hewlett-Packard, en juillet 1999, le parcours de cette femme d’affaires au look un peu pincé mais au ton déterminé avait déjà tout de l’exception. Elle devenait la première femme jamais nommée à la tête d’une des 30 compagnies vedettes de Wall Street, sans même parler du secteur high tech, et le premier PDG de Hewlett-Packard non issu du sérail. À 44 ans à peine, les médias la célébraient comme l’un des managers les plus brillants de Lucent Technologies, le puissant équipementier en télécommunications américain, qui surfait alors sur les espoirs de la...