Reprise des discussions élargies - entre Téhéran et l’Union européenne
le 03 septembre 2001 à 00h00
L’Iran et l’Union européenne reprennent aujourd’hui à Téhéran leur dialogue institutionnel qui doit aborder diverses questions politiques et économiques, les droits de l’homme, le trafic de drogue, l’immigration clandestine et le terrorisme. «Nous allons parler des questions régionales et internationales, comme la situation en Afghanistan, au Proche-Orient, en Irak, dans les Balkans, en Asie centrale et la mer Caspienne, ainsi que du désarmement et du terrorisme», a affirmé Hamid-Reza Assefi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Pour le responsable iranien, dont les propos ont été rapportés par l’agence officielle Irna, Téhéran souhaite également évoquer dans ces discussions «la liberté d’action des groupes terroristes iraniens» en Europe, un terme qui désigne les mouvements d’opposants au régime iranien. «Nous allons parler de la liberté d’action des groupes terroristes dans certains pays de l’UE et souligner la nécessité de prendre des mesures concrètes contre les activités des Monafeghine (hypocrites, terme désignant dans la terminologie officielle l’Organisation des Moudjahidine du peuple, principal mouvement d’opposition armé au régime iranien)», a ajouté le porte-parole iranien. Pendant cette journée, organisée chaque semestre alternativement en Iran ou dans le pays assurant la présidence tournante de l’UE, les deux délégations vont passer en revue un éventail de sujets touchant directement ou indirectement les relations de Téhéran avec ses partenaires de l’UE. Outre les sujets strictement politiques, le trafic de drogue, l’immigration clandestine d’Iraniens vers les pays de l’UE ainsi que le tourisme et la sécurité des touristes occidentaux visitant l’Iran sont au menu des discussions. La délégation de la troïka européenne sera dirigée par Jan De Bock, secrétaire général du ministère belge des Affaires étrangères. Côté iranien, la délégation sera présidée par le vice-ministre des Affaires étrangères Ali Ahani, chargé de l’Europe et d’Amérique, et ancien ambassadeur à Paris et à Rome. L’épineux sujet de la situation des droits de l’homme en Iran devrait également être évoqué. Près d’une vingtaine de quotidiens et de nombreux périodiques réformateurs ont été suspendus par la justice depuis avril 2000, alors qu’une quinzaine de journalistes, accusés de «propagande contre le régime» ou d’«atteinte à la sécurité» du pays, sont en prison. Près d’une soixantaine d’opposants, membres ou proches du Mouvement de libération de l’Iran (MLI, opposition progressiste, interdit), sont également détenus depuis mars sous l’accusation de complot contre le régime. «Nous parlerons aussi du conflit israélo-palestinien et des perspectives de paix», a affirmé récemment un diplomate européen. L’Iran est favorable à une plus grande implication de l’UE. Le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi l’avait affirmé ces derniers jours dans ses entretiens téléphoniques avec ses interlocuteurs européens, dont le chef de la diplomatie française Hubert Védrine. L’Iran et l’UE ont des positions éloignées sur la question du Proche-Orient, Téhéran ne reconnaissant pas Israël et soutenant l’Intifada palestinienne.
L’Iran et l’Union européenne reprennent aujourd’hui à Téhéran leur dialogue institutionnel qui doit aborder diverses questions politiques et économiques, les droits de l’homme, le trafic de drogue, l’immigration clandestine et le terrorisme. «Nous allons parler des questions régionales et internationales, comme la situation en Afghanistan, au Proche-Orient, en Irak, dans les Balkans, en Asie centrale et la mer Caspienne, ainsi que du désarmement et du terrorisme», a affirmé Hamid-Reza Assefi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Pour le responsable iranien, dont les propos ont été rapportés par l’agence officielle Irna, Téhéran souhaite également évoquer dans ces discussions «la liberté d’action des groupes terroristes iraniens» en Europe, un terme qui désigne les mouvements...
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