Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Quasiment éliminés, les Bataves sont en crise

La défaite des Pays-Bas (1-0), samedi en République d’Irlande, en éliminatoires de la Coupe du monde 2002, quasiment synonyme d’élimination, plonge le football néerlandais dans une crise qui pourrait déboucher sur des changements à la tête et au sein de la sélection. Plus encore que l’échec à domicile en demi-finale de l’Euro2000 des œuvres de l’Italie, la défaite de samedi est ressentie comme un drame par l’entraîneur, les joueurs et les supporteurs d’une équipe qui n’avait plus manqué de rendez-vous mondial depuis le Mexique en 1986. Car même si l’élimination n’est pas mathématique, il faudrait un improbable concours de circonstances pour espérer un miracle. Si le Portugal devait perdre quatre points lors de ses rencontres face à Chypre et l’Estonie, les Néerlandais pourraient accrocher une place de barragiste. Mais il n’y a plus personne au plat pays pour croire en cet invraisemblable scénario. «C’est un drame, un terrible désastre pour tout le football néerlandais, car une nouvelle génération de joueurs voit le jour, et ces joueurs, Mark Van Bommel, Kevin Hofland ou encore Ruud Van Nistelrooy, vont manquer l’expérience sensationnelle de disputer un Mondial», admet Louis Van Gaal, le sélectionneur néerlandais. Un entraîneur désormais sur la sellette, même si Henk Kesler, directeur de la section «football professionnel» de la Fédération néerlandaise (KNVB), a rappelé après la défaite en Irlande que «Van Gaal possède encore un contrat de quatre ans et un contrat c’est un contrat». Catastrophé Mais Van Gaal qui, lors de sa prise de fonctions en juillet 2000, avait prédit avec son arrogance habituelle que «les Pays-Bas (seraient) champions du monde en 2002» a déjà échoué. Peut-être en tirera-t-il lui-même les conséquences. «Nous n’irons pas au Mondial. Il serait dès lors surprenant que Van Gaal reste en place», a commenté hier le quotidien Algemeen Dagblad sur son site Internet. «Je suis responsable des prestations de l’équipe nationale. On peut donc me reprocher l’élimination», constate Van Gaal sans en dire plus sur ses intentions. Mais plus que l’entraîneur, ce sont les joueurs, coupables «de ne pas avoir suffisamment mouillé le maillot», qui sont visés par la presse néerlandaise. Les plus âgés connaissent déjà les conséquences de l’échec de Dublin sur la suite de leur carrière internationale. «2002 aurait été mon dernier Mondial. Je serai peut-être encore là pour l’Euro2004. Mais 2006 et la Coupe du monde en Allemagne, c’est sans doute trop loin», note, catastrophé, Philip Cocu, 31 ans. Plusieurs trentenaires sont dans son cas. Parmi les piliers de la sélection orange, les frères Ronald et Frank de Boer (31), Jaap Stam (30) ou encore le gardien Edwin Van der Sar (31) savent qu’ils viennent de manquer l’occasion de participer à une dernière Coupe du monde. Voilà qui poussera certainement les responsables de la KNVB à rajeunir les cadres. Pour que le football aux Pays-Bas retrouve un profil haut
La défaite des Pays-Bas (1-0), samedi en République d’Irlande, en éliminatoires de la Coupe du monde 2002, quasiment synonyme d’élimination, plonge le football néerlandais dans une crise qui pourrait déboucher sur des changements à la tête et au sein de la sélection. Plus encore que l’échec à domicile en demi-finale de l’Euro2000 des œuvres de l’Italie, la défaite de samedi est ressentie comme un drame par l’entraîneur, les joueurs et les supporteurs d’une équipe qui n’avait plus manqué de rendez-vous mondial depuis le Mexique en 1986. Car même si l’élimination n’est pas mathématique, il faudrait un improbable concours de circonstances pour espérer un miracle. Si le Portugal devait perdre quatre points lors de ses rencontres face à Chypre et l’Estonie, les Néerlandais pourraient accrocher une...