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Actualités - Chronologies

Le gouvernement australien conforté par une opinion publique antimusulmane

L’opinion publique australienne soutient l’attitude de fermeté du Premier ministre dans l’affaire des clandestins en majorité afghans du Tampa en raison notamment d’un fort ressentiment à l’égard des musulmans né d’une série de faits divers à caractère raciste. La décision de John Howard d’envoyer des commandos d’élite à l’abordage du cargo norvégien Tampa sur lequel se trouvent 460 clandestins naufragés de la mer pour lui interdire de faire route vers les côte australiennes a obtenu l’assentiment de 90 % de la population, ont indiqué les radios. Kate Flanders, analyste à la société Rehame, spécialisée dans l’audience des radios, a indiqué que cette réaction de la population exprimait clairement son soutien à la manière dont le chef du gouvernement gère cette crise, faisant fi des réprimandes internationales. Selon cet expert, le sentiment antimusulman joue également nettement dans la réaction de la population. Lors de débats sur la radio australienne ABC, des auditeurs ont ainsi souligné que l’importance du soutien à l’attitude du gouvernement traduisait surtout une hostilité à l’égard des musulmans plutôt qu’à l’égard des boat people en général. La crise du Tampa et de ses clandestins musulmans intervient en effet peu de temps après que la police eut révélé qu’un gang de jeunes originaires du Moyen-Orient habitant Sydney avait pris pour cible des femmes de type européen pour les violer collectivement. En dénonçant ces viols comme des crimes motivés par la haine raciale, le gouvernement de l’État des Nouvelle-Galles du Sud et la police ont envenimé la polémique à caractère raciste qu’ils avaient suscitée. Les responsables de plusieurs communautés immigrées, en particulier originaires de pays musulmans, se sont réunis pour dénoncer le «mythe» d’une vague de crimes ethniques, mettant en garde contre les risques de réactions racistes à leur égard. Le Premier ministre des Nouvelle-Galles du Sud, Bob Carr, qui a affirmé le droit de la police d’utiliser des critères raciaux pour décrire des suspects, a annoncé vendredi une nouvelle législation destinée à punir le recrutement d’adolescents par les gangs. Les tensions ethniques ont connu une nouvelle escalade la semaine dernière lors de la condamnation de trois jeunes d’origine arabe pour le viol de deux adolescentes de type européen, alors que 18 autres jeunes font l’objet de poursuites pour des faits similaires. C’est dans cette atmosphère lourde entre les communautés que la crise du cargo Tampa est intervenue en début de semaine, devenant l’un des sujets de prédilection du courrier des lecteurs des journaux australiens. «Ces gens-là ne sont pas des réfugiés, ce sont des fugitifs qui fuient les conditions de vie régnant dans leur pays et qu’ils ont eux-mêmes créées», écrit l’un d’eux dans le journal Sydney’s Daily Telegraph.
L’opinion publique australienne soutient l’attitude de fermeté du Premier ministre dans l’affaire des clandestins en majorité afghans du Tampa en raison notamment d’un fort ressentiment à l’égard des musulmans né d’une série de faits divers à caractère raciste. La décision de John Howard d’envoyer des commandos d’élite à l’abordage du cargo norvégien Tampa sur lequel se trouvent 460 clandestins naufragés de la mer pour lui interdire de faire route vers les côte australiennes a obtenu l’assentiment de 90 % de la population, ont indiqué les radios. Kate Flanders, analyste à la société Rehame, spécialisée dans l’audience des radios, a indiqué que cette réaction de la population exprimait clairement son soutien à la manière dont le chef du gouvernement gère cette crise, faisant fi des...