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Actualités - Chronologies

Laurent Sciarra, l’aboyeur de l’équipe de France

Il n’y peut rien, il est comme ça, c’est sa nature : Laurent Sciarra se pose toujours comme l’aboyeur de l’équipe de France qui dispute à partir de vendredi l’Euro 2001 de basket-ball à Ankara. Sur les parquets ou dans les coulisses quand tout va mal, le meneur de jeu et vice-capitaine des Bleus monte au créneau. Naturellement, il râle. Il pestifère. Mais rarement négativement. Il parle avec force, conviction et le sens de la formule. Toujours pour faire avancer les choses, les idées. Le dernier exemple en date remonte au début de la phase préparatoire. L’ensemble de l’équipe n’est pas satisfaite de l’action de la Fédération, française (FFBB) vis-à-vis de la sélection. La colère gronde. Il apparaît immédiatement comme le négociateur mais aussi le porte-parole officieux de ses copains. «On m’a mis une fois de plus devant. Ce n’est pas grave», se défend Sciarra. «Certains joueurs courraient après les 120 000 francs, ils les ont touchés. Maintenant, les rapports avec la FFBB, ils sont comme ils sont. Ils sont très bien», dit-il, avec un grand sourire. Avec Sciarra, les critiques tombent souvent comme les obus à Gravelotte. Sa cible privilégiée : la FFBB. En vrac, il lui reproche de ne pas s’intéresser au haut niveau, de n’avoir pris que très peu de nouvelles de son copain Yann Bonato, blessé à Sydney, ou de laisser sûrement Antoine Rigaudeau partir sans fleur ni couronne. Syndicaliste de base «Il se sert toujours de la presse», lui reprochent ses détracteurs, Yvan Mainini, patron du basket français, en tête. «Je n’utilise pas les médias. J’explique les raisons du mécontentement», répond l’international, qui déplore de voir la presse le mettre trop en avant alors qu’il «est juste le représentant des joueurs avec Jim (Bilba) et Antoine (Rigaudeau)». «C’est pesant. Car tu te fais passer pour le syndicaliste de base. Moi, je défends l’intérêt de mes camarades et mon intérêt. À la fin, il est pénible d’entendre Laurent Sciarra a encore dit ceci, cela», ajoute-t-il, avant de revendiquer «le droit de parler sur le terrain pour replacer et pousser, recadrer ses coéquipiers». Un droit dont il ne se prive pas. Durant les matches on n’entend en effet presque que lui. Sur le banc, il encourage. Il hurle les consignes plus fort que l’entraîneur Alain Weisz. Sur le parquet, il assume son rôle avec passion, guidant la manœuvre collective au point souvent d’oublier de tirer. Sauf contre l’Allemagne en janvier à Brunswick où il a battu son record en sélection (26 points) et la Russie samedi. Une chose est sûre, le meneur de jeu qui vient de signer à Panionios en Grèce après avoir claqué la porte de Villeurbanne pour mésentente avec les dirigeants, apprécie la respiration équipe de France. «Il faut oublier le côté maillot, coq... Etre international, c’est bien car on joue contre les meilleurs joueurs européens», dit-il. En l’absence de Rigaudeau et de Moustapha Sonko, le garant du collectif français sait aussi qu’il a un rôle particulier à jouer. «À 28 ans, presque 100 sélections (97), je fais figure d’ancien», constate-t-il, précisant immédiatement qu’on ne le ferait pas changer. «Je suis comme je suis. Je ne changerai pas d’un iota», conclut-il.
Il n’y peut rien, il est comme ça, c’est sa nature : Laurent Sciarra se pose toujours comme l’aboyeur de l’équipe de France qui dispute à partir de vendredi l’Euro 2001 de basket-ball à Ankara. Sur les parquets ou dans les coulisses quand tout va mal, le meneur de jeu et vice-capitaine des Bleus monte au créneau. Naturellement, il râle. Il pestifère. Mais rarement négativement. Il parle avec force, conviction et le sens de la formule. Toujours pour faire avancer les choses, les idées. Le dernier exemple en date remonte au début de la phase préparatoire. L’ensemble de l’équipe n’est pas satisfaite de l’action de la Fédération, française (FFBB) vis-à-vis de la sélection. La colère gronde. Il apparaît immédiatement comme le négociateur mais aussi le porte-parole officieux de ses copains. «On m’a mis...