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Actualités - Chronologies

Yeux: qu’en est-il de la chirurgie corrective?

C’est durant le dernier quart du XXe siècle que se sont développées les techniques de chirurgie corrective de la vision. Myopie, hypermétropie, presbytie ont pu ainsi être opérées avec des résultats tantôt excellents, tantôt décevants, selon les cas et les circonstances. Aujourd’hui, quarante spécialistes français, de la Société française d’ophtalmologie, rendent publics les résultats de cinq années d’étude, réunis en 800 pages, sur la «chirurgie réfractive» («Chirurgie Refractive Vivendi Universal», Éd. Masson). Lancée en mai passé, cette étude fait pour la première fois au monde le tour complet des connaissances actuelles en ophtalmologie. Entre 1960 et 1970, le professeur Svyetoslav Feodorov devenait le pionnier de la «chirurgie réfractive» en réinventant une méthode chirurgicale corrective, la kératotomie radiaire, mise au point trente ans auparavant par le spécialiste japonais Sato. Il s’agissait de la chirurgie de la myopie réalisée par des incisions pratiquées sur la cornée. Plusieurs centres installés par lui, en Russie, pratiquaient en série des opérations correctives. Le Pr Feodorov s’est éteint le 2 juin 2000 peu avant la fin de son invention lui ayant assuré gloire et prospérité. Dans le dernier rapport de la Société française d’ophtalmologie, la technique de la kératotomie radiaire du Pr Feodorov est jugée tout à fait périmée face à l’émergence et les nombreux avantages des lasers. Parmi les désavantages de la méthode passée, on note les problèmes de cicatrisation, l’instabilité fonctionnelle de la cornée, les risques d’incisions mal maîtrisées, l’hypermétropie ou l’astigmatisme secondaire. Autant de séquelles qui plaident pour les lasers et la chirurgie réfractive actuelle. Un ensemble de techniques opératoires permettent des intervention, des accommodements visuels quasi miraculeux. Parmi ces performances, les implants, les nouvelles méthodes et instruments opératoires, les implants correctifs réalisent de véritables miracles. On citera aussi la photo-kératectomie au laser. Efficace, sûre et prévisible, elle n’a que le désavantage d’exiger un traitement post-opératoire rigoureux. Pour les myopies fortes (supérieures à 6 et jusqu’à 30 dioptries) les choses sont complexes, mais la précision réfractive du Lasik permet le traitement des myopies allant jusqu’à 9 et 10 dioptries. Après 45 ans, pour les très fortes myopies, l’extraction du cristallin et son remplacement par un implant permettent une vision parfaite. Pour les hypermétropes, moins invalidés que les myopes, les interventions plus récentes manquent de recul. Mais pour l’instant, elles paraissent, de l’avis des spécialistes, moins fiables.
C’est durant le dernier quart du XXe siècle que se sont développées les techniques de chirurgie corrective de la vision. Myopie, hypermétropie, presbytie ont pu ainsi être opérées avec des résultats tantôt excellents, tantôt décevants, selon les cas et les circonstances. Aujourd’hui, quarante spécialistes français, de la Société française d’ophtalmologie, rendent publics les résultats de cinq années d’étude, réunis en 800 pages, sur la «chirurgie réfractive» («Chirurgie Refractive Vivendi Universal», Éd. Masson). Lancée en mai passé, cette étude fait pour la première fois au monde le tour complet des connaissances actuelles en ophtalmologie. Entre 1960 et 1970, le professeur Svyetoslav Feodorov devenait le pionnier de la «chirurgie réfractive» en réinventant une méthode chirurgicale corrective,...