Mary Robinson juge inacceptable - d’assimiler sionisme et racisme
le 27 août 2001 à 00h00
La haut-commissaire de l’Onu aux droits de l’homme Mary Robinson juge «inacceptable de vouloir assimiler le sionisme à une forme de racisme», dans une interview au quotidien suisse Le Temps. Alors que la Conférence mondiale contre le racisme s’ouvre vendredi 31 août à Durban (Afrique du Sud), Mme Robinson, secrétaire générale de cette conférence, dit avoir aujourd’hui l’assurance que les textes les plus radicaux à l’égard d’Israël, proposés par certains États islamistes, «ne seront même pas discutés à Durban». Le président américain George W. Bush a réitéré vendredi la menace d’un boycott des États-Unis tant que cette conférence «aura pour cible Israël, tant qu’ils continueront à assimiler le sionisme au racisme». Selon Mary Robinson, «Durban ne peut résoudre la question du Proche-Orient, mais ne peut pas non plus l’ignorer. C’est après énormément de réflexion que j’ai estimé qu’il n’était pas possible d’ignorer à Durban les souffrances des peuples du Proche-Orient (...). La situation sur le terrain n’a jamais été si préoccupante : les souffrances du peuple palestinien et le fait que les Israéliens soient eux aussi victimes de la violence et de l’insécurité». Sur la question de l’esclavage, autre point d’achoppement des travaux préparatoires de la conférence, Mary Robinson dit avoir été approchée par des délégations occidentales «pour s’assurer que le langage utilisé à Durban ne conduise pas à l’ouverture de futures actions pénales en demande d’indemnisation». «C’est vrai que l’Union européenne ne veut pas lier sa reconnaissance des injustices passées à des indemnisations», souligne-t-elle. Toutefois, selon la haut-commissaire, «un terrain d’entente est possible aujourd’hui», les États occidentaux ayant fait des «gestes d’ouverture» et les États africains des «concessions». «Le mot de “réparations” n’est plus sur la table. Il y a encore l’idée d’un fonds de compensation, mais l’essentiel n’est peut-être pas là. Le véritable chemin passe par le fait que les erreurs du passé et leurs conséquences durables doivent être reconnues», affirme-t-elle. Selon elle, des programmes d’assistance et de développement comprenant aussi des allègements de la dette pour les pays les plus déshérités sont envisagés. «Il n’est pas tolérable que des pays dont un quart de la population est séropositif n’aient pas un système de santé décent faute d’argent», déclare-t-elle. Sur tous ces sujets de discorde, «la conférence de Durban doit constituer un processus de guérison à l’égard du passé. Il est aussi important que chacun comprenne que les inégalités de notre monde n’ont rien de fortuites ni d’accidentelles, mais sont nées du colonialisme et de l’exploitation», souligne Mme Robinson.
La haut-commissaire de l’Onu aux droits de l’homme Mary Robinson juge «inacceptable de vouloir assimiler le sionisme à une forme de racisme», dans une interview au quotidien suisse Le Temps. Alors que la Conférence mondiale contre le racisme s’ouvre vendredi 31 août à Durban (Afrique du Sud), Mme Robinson, secrétaire générale de cette conférence, dit avoir aujourd’hui l’assurance que les textes les plus radicaux à l’égard d’Israël, proposés par certains États islamistes, «ne seront même pas discutés à Durban». Le président américain George W. Bush a réitéré vendredi la menace d’un boycott des États-Unis tant que cette conférence «aura pour cible Israël, tant qu’ils continueront à assimiler le sionisme au racisme». Selon Mary Robinson, «Durban ne peut résoudre la question du...
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