«On va essayer de sortir de cette merde», avait dit Zoumana Camara, mais l’OM de Bernard Tapie patauge encore davantage dans ses problèmes après sa troisième défaite consécutive concédée (1-0) à Bastia, et les Marseillais vont finir par douter qu’entraîneurs et joueurs soient toujours les seuls coupables. Deux nuls, trois défaites et un seul but (sur coup de pied arrêté) en cinq matches. Le bilan est en soi suffisamment accablant pour un club que le responsable sportif (Tapie) promettait aux premiers rôles. Il faut pourtant y ajouter l’impression de détresse donnée une nouvelle fois – samedi soir en Corse (0-1). «En résumé, c’est inquiétant», comme dirait Ibrahima Bakayoko. Les supporteurs marseillais pouvaient-ils espérer autre chose, quand l’entraîneur José Anigo est remercié avec perte et fracas à la veille du match, quand les nouveaux entraîneurs (Josip Skoblar et Marc Levy) paraissent eux-mêmes en sursis, quand les consignes sont données au téléphone par Tapie devant sa télévision ? Quand les joueurs, depuis des semaines, sont ballottés d’un poste à l’autre en priant pour ne pas l’être d’un club à un autre, et comptent les invectives entre leurs dirigeants luttant pour le pouvoir ? Lebœuf énervé Tapie avait annoncé qu’il constituerait une équipe de combattants dans laquelle les caprices des gros salaires n’auraient pas leur place. À Bastia, le capitaine Frank Lebœuf, «très énervé», a vu que «certains joueurs ne sont pas arrivés à réagir et c’est inadmissible». Un état d’esprit qui n’est pas sans rappeler celui qui avait progressivement gagné lors de deux précédentes saisons calamiteuses où les dissensions internes avaient déjà vicié l’atmosphère. Bakayoko, l’un de ceux dont l’OM, peu soucieux de civilités ces derniers temps, a cherché à se débarrasser au cours d’une intersaison erratique, a connu ces mois difficiles. «Il faut trouver rapidement une solution», conjurait-il. Pour l’heure, la «solution», cela paraît devoir être, à entendre Tapie, le recrutement de nouveaux joueurs ou la qualification de ceux qui ont été recrutés, mais se heurtent à l’excédent d’extracommunautaires. La merveille annoncée, le Brésilien Andre Luiz n’a toujours pas pu faire ses débuts, le Nigerian Joseph Yobo, arrivé voilà quelques semaines, ayant rechigné à se sacrifier à la cause de l’OM. L’engagement d’un autre Brésilien, Mario Jardel, occupe la chronique depuis deux mois, mais est loin d’être conclu. Pour le champion du monde Youri Djorkaeff tout reste à faire. L’OM n’a plus qu’une petite semaine avant la clôture du marché des transferts (31 août) et deux semaines avant d’accueillir Lyon.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats «On va essayer de sortir de cette merde», avait dit Zoumana Camara, mais l’OM de Bernard Tapie patauge encore davantage dans ses problèmes après sa troisième défaite consécutive concédée (1-0) à Bastia, et les Marseillais vont finir par douter qu’entraîneurs et joueurs soient toujours les seuls coupables. Deux nuls, trois défaites et un seul but (sur coup de pied arrêté) en cinq matches. Le bilan est en soi suffisamment accablant pour un club que le responsable sportif (Tapie) promettait aux premiers rôles. Il faut pourtant y ajouter l’impression de détresse donnée une nouvelle fois – samedi soir en Corse (0-1). «En résumé, c’est inquiétant», comme dirait Ibrahima Bakayoko. Les supporteurs marseillais pouvaient-ils espérer autre chose, quand l’entraîneur José Anigo est remercié avec perte et fracas...