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Actualités - Chronologies

ENVIRONNEMENT - Greenpeace à Tripoli : métaux lourds dans la mer

«Des traces d’eaux usées et de déchets industriels liquides transportés par la rivière Abou Ali jusqu’à la mer, les dépotoirs sauvages sur la côte ont longtemps exposé un public non averti à des dangers sérieux sur sa santé», a déclaré hier Zeina al-Hajj, porte-parole de Greenpeace, lors d’une campagne menée à Tripoli. Cette campagne, baptisée «Le droit de savoir», entamée quelques semaines plus tôt, fait partie d’une mouvement de sensibilisation plus vaste. Les militants de Greenpeace ont déjà levé leurs bannières anticorruption à Beyrouth, Jiyeh, Saïda, Tyr, Byblos, Batroun et Enfé. À Tripoli, le président de la municipalité, Samir Chaarani, a rejoint les militants dans leur mouvement de revendication, pour la création d’une loi qui assure le droit des habitants à tout savoir sur les produits toxiques lâchés dans leur environnement. Une pétition circule pour qu’un inventaire sur les produits toxiques utilisés et émis par l’industrie soit dressé. M. Chaarani a félicité les militants de Greenpeace pour leurs efforts. Il a appuyé la campagne de Greenpeace concernant la législation et a précisé que «la municipalité a déjà lancé un processus pour assurer l’accès du public à l’information». «Un institut a récemment été créé pour délivrer les informations disponibles sur la pollution en ville», a-t-il ajouté. Des analyses scientifiques effectuées par Greenpeace en 1997 sur des échantillons prélevés sur la côte de Tripoli ont montré une forte concentration de métaux lourds, qui sont connus pour causer des effets sérieux sur la santé. «Nous avons communiqué nos découvertes au ministère de l’Environnement et à tous les officiels concernés il y a trois ans déjà», a précisé Zeina al- Hajj. «Ils sont parfaitement au courant des dangers sur la santé, mais ils n’ont jamais entamé une action pour protéger le public».
«Des traces d’eaux usées et de déchets industriels liquides transportés par la rivière Abou Ali jusqu’à la mer, les dépotoirs sauvages sur la côte ont longtemps exposé un public non averti à des dangers sérieux sur sa santé», a déclaré hier Zeina al-Hajj, porte-parole de Greenpeace, lors d’une campagne menée à Tripoli. Cette campagne, baptisée «Le droit de savoir», entamée quelques semaines plus tôt, fait partie d’une mouvement de sensibilisation plus vaste. Les militants de Greenpeace ont déjà levé leurs bannières anticorruption à Beyrouth, Jiyeh, Saïda, Tyr, Byblos, Batroun et Enfé. À Tripoli, le président de la municipalité, Samir Chaarani, a rejoint les militants dans leur mouvement de revendication, pour la création d’une loi qui assure le droit des habitants à tout savoir sur les...