Six personnes ont été attaquées par des requins pendant le week-end dernier sur la côte Atlantique de la Floride, poussant les biologistes à s’interroger sur une montée mondiale de l’agressivité des squales considérée comme anormale. Les trois dernières victimes prenaient part à une compétition de surf près de l’anse de Ponce. Ces surfeurs se sont retrouvés au milieu d’une bande de requins qui les ont mordus aux pieds et aux chevilles. Trois autres surfeurs avaient déjà été mordus par des requins la veille. Les attaques de requins font les titres de la presse aux États-Unis depuis le 6 juillet, quand le petit Jessie Arbogast, huit ans, a eu un bras happé par un requin dans le golfe du Mexique, à Pensacola, en Floride. L’enfant s’est presque vidé de son sang et est resté depuis dans le coma. Deux Américains ont été la cible de requins aux Bahamas en août, l’un d’eux laissant une jambe dans l’une de ces attaques. «C’est très inhabituel», estime Joe Wooden, chef-adjoint de la police de New Smyrna Beach en Floride. «D’un seul coup, pour une raison inconnue, les requins se mettent à mordre les gens». Comme pour illustrer cette nouvelle attitude agressive, des centaines de requins se sont rassemblés la semaine dernière en eau peu profonde au large de Tampa et Sarasota, en Floride, comme ont pu le voir des millions de téléspectateurs. Les dernières statistiques confirment que les attaques de requins sont en augmentation dans le monde entier. Selon les chiffres rassemblés par l’Université de Floride, il y a eu 79 attaques non provoquées de requins contre des humains l’an dernier dans le monde, contre 58 en 1999 et une moyenne de 54 dans les années 90. Depuis le début de cette année, 34 attaques ont déjà été enregistrées, dont la moitié en Floride. Les biologistes expliquent en partie cette augmentation par l’accroissement de la population humaine dans les zones côtières. «Chaque année il y a des millions d’hommes de plus sur la terre, et de plus en plus de ces personnes, pour de nombreuses raisons, peuvent s’adonner aux activités de bord de mer», a déclaré à la TV Discovery Rocky Strong, expert en requins et réalisateur de films sous-marins. George Burgess, un chercheur de l’Université de Floride responsable du dossier requins, a fait part de son inquiétude face à ce qu’il appelle le déchaînement des médias après cette série d’attaques. Cela risque, estime-t-il, de provoquer des représailles injustes contre les squales, qui sont à ses yeux bien moins menaçants que d’autres créatures. «Les abeilles, les guêpes et les serpents font de loin plus de victimes tous les ans», souligne M. Burgess. «Aux États-Unis, le risque annuel d’être tué par la foudre est trente fois supérieur à celui d’une attaque par un requin», ajoute-t-il.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Six personnes ont été attaquées par des requins pendant le week-end dernier sur la côte Atlantique de la Floride, poussant les biologistes à s’interroger sur une montée mondiale de l’agressivité des squales considérée comme anormale. Les trois dernières victimes prenaient part à une compétition de surf près de l’anse de Ponce. Ces surfeurs se sont retrouvés au milieu d’une bande de requins qui les ont mordus aux pieds et aux chevilles. Trois autres surfeurs avaient déjà été mordus par des requins la veille. Les attaques de requins font les titres de la presse aux États-Unis depuis le 6 juillet, quand le petit Jessie Arbogast, huit ans, a eu un bras happé par un requin dans le golfe du Mexique, à Pensacola, en Floride. L’enfant s’est presque vidé de son sang et est resté depuis dans le coma. Deux...