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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : dollar toujours recherché

Le dollar est resté recherché à Beyrouth en ce début de semaine, dans un marché où l’offre se faisait de plus en plus rare pour devenir inexistante en dehors de la Banque du Liban (BDL). Mais après que celle-ci eut procédé à le vendre à 1 514,00 LL, tout en se déclarant prête à l’acheter à 1 501,00 LL, dans le cadre de sa politique de stabilité monétaire, il a dû se maintenir au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Toutefois, en l’absence d’autres contreparties valables à l’offre du billet vert en dehors de la BDL, les établissements de crédit ont continué de le négocier dans les transactions interbancaires au point supérieur de sa fourchette d’intervention, comme depuis février dernier, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter qu’en raison de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande sur cette monnaie, le volume des échanges aurait atteint hier quelque quinze millions de dollars, entièrement placés à la vente à 1514,00 LL par la BDL. Dollar légèrement soutenu à l’étranger À l’étranger, l’euro a évolué dans des marges étroites hier, un peu plus faible face au billet vert à la veille de la réunion aujourd’hui du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur les taux d’intérêt. De l’avis unanime des cambistes, les gens n’ont pas vraiment envie de prendre des risques avant cette réunion de la Fed dont la décision sur les taux est attendue aujourd’hui vers 18h15 GMT (21h15 heure de Beyrouth). «Si une baisse d’un quart de point en pourcentage est acquise par les cambistes, afin de doper l’activité économique moribande des États-Unis, une baisse plus ou moins forte risque en revanche d’être négative pour le dollar», ont relevé hier les analystes de l’agence financière Currency Network. Une baisse supérieure à un quart de point en pourcentage risque de renforcer les inquiétudes du marché sur l’ampleur du ralentissement de l’économie américaine, tandis qu’un statu quo monétaire décevra les investisseurs, ont expliqué les analystes de Currency Network. Et d’ajouter que les cambistes analyseront surtout en détail les commentaires accompagnant la décision de la Fed, afin d’anticiper l’évolution future de l’institut d’émission américain. La Fed a déjà baissé ses taux à six reprises depuis le début de l’année, ramenant son taux interbancaire de 6,50 à 3,75 %. Son but est de relancer l’économie américaine, anémique depuis la fin de l’an 2000. La question est également de savoir, selon une note de la banque HSBC, si le «gouvernement japonais interviendra dans le cas où le dollar continue de s’affaiblir contre le yen». En Asie, les spéculations sur une intervention de la Banque du Japon pour vendre du yen pour éviter une trop forte appréciation de la devise nippone face au billet vert hantent le marché depuis déjà plusieurs jours. Cela étant et compte tenu aussi de l’annonce par le Conference Board que son indice composite des principaux indicateurs de l’économie américaine a progressé de 0,3 % le mois dernier, comme en juin, le dollar n’a pas tardé à faire preuve de fermeté hier, à la veille de la réunion de la Fed. Cela d’autant que cet indice, qui est censé préfigurer l’évolution de la conjoncture dans les six à neuf prochains mois, laissait croire que cette dernière n’abaissera pas ses taux aujourd’hui de plus d’un quart de point en pourcentage. Dans cette attente, des rachats du billet vert lui ont permis hier de se négocier à New York, sur un ton soutenu comme suit : – 0,9135 pour un euro contre 0,9180, vendredi dernier. – 1,4440 pour un sterling contre 1,4455 – 2,1410 DM contre 2,1305 – 7,1810 FF contre 7,1455 – 1,6620 FS contre 1,6565 – 2 119,60 lires contre 2 109,25 – 120,75 yens contre 120,25. Bourse de Beyrouth : en baisse avec Byblos Bank À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est ressentie hier du léger repli des actions «C» de la Byblos Bank de 1 1/2 à 1 3/8 dollar, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a cédé 0,20 % à 54,36 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a abandonné 0,33 % à 121,85 points. Ce phénomène s’est produit hier dans un volume d’affaires très mince avec au total 8 075 actions négociées d’une valeur de 41 178 dollars seulement. Irrégularité des marchés américains à la veille de la Fed Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières, qui étaient légèrement en baisse après un départ stationnaire hier, ont renoué timidement avec la hausse ensuite, anticipant une réduction non supérieure à un quart de point en pourcentage du principal taux directeur de la Fed aujourd’hui. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre que l’indice composite des principaux indicateurs de l’économie américaine affichait une progression conforme aux attentes en juillet pour le deuxième mois consécutif. Pourtant, le marché a manqué d’animation et, selon les professionnels, il devrait rester faible jusqu’au 4 septembre, le lendemain de la fête du travail aux États-Unis (le Labor Day) qui marque traditionnellement la rentrée des vacances. Dans l’actualité boursière, Ford et General Motors étaient en net recul hier à la suite d’un abaissement des notes de ces deux titres par des maisons de courtage dont Merrill Lynch et ABN-Amro. L’action Ford avait déjà pesé sur Wall Street à la fin de la semaine dernière lorsque le groupe empêtré dans des problèmes techniques et victime d’une chute des ventes qui l’ont fait plonger dans le rouge, avait annoncé un plan prévoyant la suppression de 4 000 à 5 000 emplois aux États-Unis afin de réduire ses coûts. Il en est de même d’International Paper, dont la note de sa dette à long terme a été abaissée par l’agence de notation financière Moody’s. En revanche, Amazon.com, qui a conclu un accord commercial avec la chaîne Circuit City, était en nette progression avec les pharmaceutiques et les titres du tabac. En effet, l’indice composite Nasdaq a progressé à plus de 1 880 points pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus bas à 10210,10 points et un plus haut à 10 313,90 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h00 heure de Beyrouth, 10 307,38 points, en hausse de 66,60 points sur vendredi dernier. Légère hausse des Bourses européennes Encouragées par la bonne tenue de Wall Street en matinée, les Bourses européennes étaient en légère hausse lundi en fin de journée après avoir touché des plus bas de 22 mois en raison des inquiétudes sur les perspectives de résultats des technologiques. À l’heure de la fermeture de la plupart des marchés du Vieux continent, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a gagné 0,03 % à 1 262,99 et le DJ Euro Stoxx 50, réduit aux valeurs de la zone euro, a pris 0,13% à 3 764,56 – après avoir tous deux touché des plus bas depuis octobre 1999 en séance. Les volumes sont demeurés faibles en Europe, bon nombre d’opérateurs et de gestionnaires de fonds n’étant pas encore rentrés de vacances. Les autres ont hésité à trop s’avancer à la veille de la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (FOMC). Une baisse de 25 points de base des fonds fédéraux est tenue pour acquise. Ce serait la septième détente monétaire de la Fed cette année. Menant le bal, le groupe chimique et pharmaceutique Bayer s’est adjugé 3,51 % à la faveur d’informations de presse prêtant au britannique GlaxoSmithKline l’intention de faire une offre de jusqu’au 15 milliards de dollars pour la pharmacie de l’allemand. «Cela serait certainement un accord créateur de valeur pour Bayer et justifierait une valeur raisonnable de 42 euros», a dit Michael Vara, analyste chez Commerzbank à Francfort. Bayer est actuellement poursuivi en justice à la suite du retrait forcé de son médicament contre le cholestérol, le Baycol, qui l’a obligé à envisager de fondre sa pharmacie dans une coentreprise ou de la vendre en totalité. Tokyo : au plus bas depuis le 11 décembre 1984 La Bourse de Tokyo a accusé lundi sa quatrième séance de baisse consécutive et a affiché son cours de clôture le plus bas depuis le 11 décembre 1984, toujours indisposée par les perspectives de résultat des high-techs et par les perspectives incertaines des États-Unis. Au sein des valeurs des semi-conducteurs, Toshiba en particulier a sonné la retraite, le marché jugeant qu’il risque bien de réviser ses prévisions à la baisse, à l’image de Rohm et d’Advantest. «Les hight-techs ont baissé au point que certains les trouveraient intéressantes. Mais fondamentalement, leur sort est lié à celui de l’économie américaine, laquelle n’apparaît pas très en forme», a commenté Koshi Kumagai (HSBC Assset Management). Les valeurs américaines ont chuté vendredi, victimes des perspectives moroses de valeurs telles que le fabricant de PC (Personal Computer) Dell Computer et Ford. L’indice Nikkei 225 a perdu 187,60 points (1,64 %) à 11 257,94, tandis que le Topix a cédé 14,66 points (1,25 %) à 1 155,15. Toshiba a reculé de 4,1 % à 561 yens, Rohm de 2,4 % à 13 010 yens et Advantest de 6,12 % à 7 210 yens. «Les perspectives des high-techs ont été encore plombées un peu plus par les “profit warnings” de Rohm et d’Advantest (...). Je me demande bien quand est-ce qu’elles se redresseront», a dit Shuji Terao (Mitsui Marine Asset Management). Contre la tendance, le fabricant de PC et de puces Fujitsu a progressé de 2,81 % à 1 245 yens. Les investisseurs ont salué son plan de restructuration qui prévoit notamment la suppression de 16 400 emplois de par le monde.
Le dollar est resté recherché à Beyrouth en ce début de semaine, dans un marché où l’offre se faisait de plus en plus rare pour devenir inexistante en dehors de la Banque du Liban (BDL). Mais après que celle-ci eut procédé à le vendre à 1 514,00 LL, tout en se déclarant prête à l’acheter à 1 501,00 LL, dans le cadre de sa politique de stabilité monétaire, il a dû se maintenir au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Toutefois, en l’absence d’autres contreparties valables à l’offre du billet vert en dehors de la BDL, les établissements de crédit ont continué de le négocier dans les transactions interbancaires au point supérieur de sa fourchette d’intervention, comme depuis février dernier, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter qu’en raison de l’évolution...