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Actualités - Chronologies

Espagne - L’ETA poursuit son offensive - contre des objectifs touristiques

L’organisation séparatiste basque ETA a intensifié samedi sa campagne de terreur contre les intérêts touristiques espagnols en faisant exploser une voiture piégée à Salou, station balnéaire très fréquentée de la Costa Dorada (côte méditerranéenne), sans faire de victime grave. Une dizaine de personnes ont été seulement coupées superficiellement par des bris de vitres, a affirmé Javier Pomes, le conseiller de l’Intérieur catalan, précisant que les forces de sécurité avaient pu rapidement évacuer la zone parce qu’ellles s’attendaient depuis quelques semaines à un tel attentat. Quelque 600 touristes espagnols, russes, français, italiens, anglais et allemands, dont des enfants, ont ensuite attendu debout ou assis sur le trottoir à l’extérieur du périmètre de sécurité avant de pouvoir regagner leurs chambres vers la mi-journée. Un correspondant anonyme avait averti à 07h20 (5h20 GMT) une association basque d’assistance routière de la présence, sur le parking de l’hôtel Cala Font à Salou, d’une Renault 25 blanche chargée de 40 à 50 kilos d’explosifs, qui exploserait à 08h00 (06h00 GMT). Ce répit a servi à évacuer l’hôtel et l’explosion s’est produite avant que les artificiers ne tentent de désamorcer la bombe. La voiture munie de plaques d’immatriculation de Cordoue avait été volée à Saint-Sébastien, au pays basque alors que l’explosif, de la titadyn, provenait du stock dérobé par l’ETA dans un entrepôt près de Grenoble (France) en mars, a affirmé M. Pomes. Selon Javier Pomes, le commando auteur de l’attentat s’est vraisemblablement déplacé depuis le pays basque vers la Catalogne. Cet attentat, attribué à l’ETA par les autorités, intervient au lendemain même d’une réunion de coordination de la lutte antiterroriste entre le ministère de l’Intérieur espagnol et le gouvernement basque. Cette nouvelle rencontre, qui faisait la une samedi de la presse espagnole, semble marquer un rapprochement dans la collaboration contre l’ETA entre les deux administrations après plusieurs années de discorde. Vendredi, Pedro Morenes, secrétaire d’État à la Sécurité, et Mikel Legarda, vice-conseiller (vice-ministre) de l’Intérieur basque ont mis de côté les importantes divergences entre le Parti populaire (PP au pouvoir en Espagne), et le Parti nationaliste basque (PNV, indépendantiste modéré, au pouvoir au pays basque) et créé des organes de coordination entre les corps nationaux et régionaux de police. L’ETA poursuit quant à elle son objectif d’atteindre le premier secteur économique espagnol: le tourisme qui attire 50 millions de visiteurs étrangers par an. Mercredi, deux explosions à base du même titadyn avaient paralysé l’une des deux voies du seul TGV espagnol qui relie Madrid et Séville et perturbé le trafic ferroviaire. Au mois de juillet, la neutralisation d’une voiture piégée placée par l’ETA (qui avait averti les autorités) dans le parking de l’aéroport de Malaga avaient perturbé le trafic aérien. La veille, une de ces militantes, Olaia Castresana, 22 ans, qui préparait un attentat selon la police, avait trouvé la mort en manipulant des explosifs dans la cité balnéaire de Torrevieja. En mars, l’ETA avait placé deux voitures piégées sur les côtes espagnoles, une à Rosas, également en Catalogne (un policer régional catalan tué) et à Gandia, au nord de Valence. «À ceux qui choisissent ces centres touristiques pour leurs loisirs et leurs vacances, l’ETA veut faire savoir qu’elle considère ces zones comme objectif de ses opérations; et pour qu’il n’y ait pas de conséquences indésirables, nous leur recommandons instamment de ne pas aller dans ces endroits», avait alors averti l’ETA dans un communiqué publié par le journal indépendantiste basque Gara.
L’organisation séparatiste basque ETA a intensifié samedi sa campagne de terreur contre les intérêts touristiques espagnols en faisant exploser une voiture piégée à Salou, station balnéaire très fréquentée de la Costa Dorada (côte méditerranéenne), sans faire de victime grave. Une dizaine de personnes ont été seulement coupées superficiellement par des bris de vitres, a affirmé Javier Pomes, le conseiller de l’Intérieur catalan, précisant que les forces de sécurité avaient pu rapidement évacuer la zone parce qu’ellles s’attendaient depuis quelques semaines à un tel attentat. Quelque 600 touristes espagnols, russes, français, italiens, anglais et allemands, dont des enfants, ont ensuite attendu debout ou assis sur le trottoir à l’extérieur du périmètre de sécurité avant de pouvoir regagner leurs...