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Actualités - Chronologies

L’UCK, méfiante, entraîne - de nouvelles recrues

Dans les montagnes du nord de la Macédoine, des combattants albanophones entraînent de nouvelles recrues sous un drapeau albanais, trois jours à peine après la signature de l’accord de paix censé mettre fin à six mois d’insurrection. Les volontaires exécutent les traditionnels exercices militaires, rampant sur le sol et entonnant à plein poumon des chants de l’armée américaine traduits en langue albanaise. «Nous ne croyons pas aux promesses des Macédoniens de faire de nous des citoyens égaux et, tant que cela ne sera pas le cas, nous devons être prêts à combattre», déclare, entre deux courses d’obstacles, Nexhbetin Mahmeti, âgé de 38 ans. Difficile d’imaginer que ce n’est qu’à quelques dizaines de mètres de là que les rebelles se sont engagés mardi à rendre leurs armes, qui doivent être collectées par des hommes de l’Otan, en échange de modifications constitutionnelles en faveur des Albanophones. «Nous ne croirons vraiment à la paix que quand les troupes de l’Otan seront là», déclare Luli, un dirigeant de l’Armée de libération nationale (l’UCK macédonienne), supervisant les recrues en pleine activité. «Toutefois, beaucoup d’entre nous préféreraient que l’Otan reste plus longtemps pour assurer notre protection, parce que nous ne savons pas si les Macédoniens veulent une vraie démocratie, ou une tyrannie slave déguisée en démocratie», explique-t-il. Les négociateurs de l’Otan ont exclu la mise en place d’une énième force de maintien de la paix dans les Balkans, également rejetée par Skopje. Dans ces montagnes du nord du pays, la Macédoine semble déjà loin. Le drapeau albanais rouge et noir flotte au vent. Les plaques d’immatriculation des voitures ne comportent plus que trois lettres noires : «UCK», acronyme du groupe rebelle albanophone. D’autres rebelles veulent toutefois évacuer les suspicions de certains dirigeants macédoniens qui doutent de les voir rendre toutes leurs armes aux forces de l’Otan. «Nous pouvons nous intégrer dans ce pays, nous mettrions notre crédibilité en jeu en cachant des armes», affirme un commandant de l’UCK, âgé de 28 ans, connu sous le nom de code Ilir. «Et après le départ de l’Otan, des observateurs internationaux seront là pour rassurer notre communauté et nous aurons assez de représentants dans la police pour pouvoir nous passer de cacher des armes», ajoute-t-il. L’Otan a toutefois rappelé qu’elle ne déploierait une force de 3 500 soldats que si un cessez-le-feu durable est respecté. Depuis la signature de l’accord, mardi dernier, plusieurs affrontements ont opposé l’armée et les rebelles. Mais les combattants expriment leur crainte qu’à l’expiration de la mission de l’Otan les Macédoniens ne tiennent pas leurs engagements.
Dans les montagnes du nord de la Macédoine, des combattants albanophones entraînent de nouvelles recrues sous un drapeau albanais, trois jours à peine après la signature de l’accord de paix censé mettre fin à six mois d’insurrection. Les volontaires exécutent les traditionnels exercices militaires, rampant sur le sol et entonnant à plein poumon des chants de l’armée américaine traduits en langue albanaise. «Nous ne croyons pas aux promesses des Macédoniens de faire de nous des citoyens égaux et, tant que cela ne sera pas le cas, nous devons être prêts à combattre», déclare, entre deux courses d’obstacles, Nexhbetin Mahmeti, âgé de 38 ans. Difficile d’imaginer que ce n’est qu’à quelques dizaines de mètres de là que les rebelles se sont engagés mardi à rendre leurs armes, qui doivent être collectées...