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Actualités - Chronologies

Japon - Le FMI craint un nouveau ralentissement de la croissance

La croissance économique japonaise pourrait ralentir à nouveau provoquant une augmentation des faillites et une détérioration de la situation des banques avec des conséquences néfastes pour l’économie mondiale, estime le Fonds monétaire international (FMI). Dans sa revue annuelle de l’économie japonaise, le conseil d’administration du FMI se félicite toutefois du fait que le nouveau gouvernement japonais semble prêt à répondre aux défis posés par «les problèmes économiques profondément enracinés» du pays. Selon le FMI, «s’attaquer aux problèmes du secteur bancaire, en apportant notamment une solution au problème du volume important de prêts non performants, est la clé pour rétablir une croissance économique saine» au Japon. Le FMI rappelle que l’économie japonaise a montré un taux de croissance de 1,5 % en 2000 avant de connaître une croissance négative au 1er trimestre de cette année, les investissements et les exportations souffrant du ralentissement de l’économie mondiale. La prévision du FMI est d’une contraction du PIB de 0,2 % pour l’ensemble de 2001 avec un taux de chômage grimpant à 5 % pour 4,7 % en 2000. La précédente prévision du FMI était d’une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 0,5 % en 2001. La consommation privée devrait rester stagnante en 2001 et la hausse du taux de chômage, la restructuration des entreprises et la baisse des revenus vont également peser sur l’économie japonaise, ajoute-t-on de même source. «Le conseil d’administration reconnaît que le processus de restructuration pourrait nuire à la production et à l’emploi à court terme, mais estime que le Japon n’a guère d’autre choix que de s’y attaquer pour pouvoir enregistrer à moyen terme une croissance de son économie». Les responsables du FMI estiment que «les banques pourraient encore améliorer l’évaluation des crédits qu’elles consentent et adopter une attitude plus franche en matière de provisionnement» de leurs créances douteuses. «Si les institutions financières non viables doivent être encouragées à disparaître, les banques sous-capitalisées qui jouissent de meilleures perspectives pourraient recevoir des fonds publics afin d’éviter une contraction du crédit et maintenir la confiance dans le système bancaire», ajoute le FMI. Le versement de ces fonds publics «devrait être conditionné à des plans de restructuration solides avec des objectifs de réduction des dettes et de retour sur capital». Concernant la politique de la Banque centrale (BoJ), le FMI juge qu’elle n’a, dans ses orientations actuelles, que peu de chance de réussir à éliminer dans un avenir proche les pressions à la baisse sur les prix. «La BoJ ne devrait pas reporter davantage la décision d’augmenter ses objectifs quantitatifs pour la balance des paiements courants, en étant préparée, si nécessaire, à accroître ses achats de titres du Trésor à longue maturité pour y arriver». Certains membres du conseil d’administration du FMI ont souligné qu’une politique monétaire plus souple pourrait provoquer un nouvel affaiblissement du yen mais que celui-ci pourrait aider à la reprise économique.
La croissance économique japonaise pourrait ralentir à nouveau provoquant une augmentation des faillites et une détérioration de la situation des banques avec des conséquences néfastes pour l’économie mondiale, estime le Fonds monétaire international (FMI). Dans sa revue annuelle de l’économie japonaise, le conseil d’administration du FMI se félicite toutefois du fait que le nouveau gouvernement japonais semble prêt à répondre aux défis posés par «les problèmes économiques profondément enracinés» du pays. Selon le FMI, «s’attaquer aux problèmes du secteur bancaire, en apportant notamment une solution au problème du volume important de prêts non performants, est la clé pour rétablir une croissance économique saine» au Japon. Le FMI rappelle que l’économie japonaise a montré un taux de croissance de...