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Actualités - Chronologies

Peres réclame de nouveau un dialogue avec les chefs palestiniens

Quelque temps avant l’attentat de Jérusalem, le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres a de nouveau exprimé hier le souhait de rencontrer des dirigeants palestiniens afin d’obtenir l’application d’un véritable cessez-le-feu susceptible de mettre un terme à dix mois de combats incessants. Prenant, semble-t-il, ses distances avec le Premier ministre Ariel Sharon, qui refuse toute discussion avec les Palestiniens «avant la fin des violences, des provocations et de la terreur», Shimon Peres a estimé que des contacts à haut niveau s’imposaient pour que la trêve négociée sous l’égide des États-Unis puisse entrer en vigueur. Lors d’une visite mercredi dans la zone industrielle de Karni à Gaza, projet conjoint israélo-palestinien et souvenir des années du processus de paix, le ministre avait déjà déclaré qu’il fallait «évoquer les moyens de faire cesser les tirs ; c’est la chose la plus urgente, et ensuite nous devons réfléchir aux raisons de ces violences». «Je ne conseille pas de négocier sous le feu. Je propose que nous parlions pour faire cesser le feu», a-t-il déclaré hier à la radio nationale en développant cette prise de position. Peres soutenu par le « faucon » Ben Eliezer Le chef de la diplomatie israélienne est considéré comme relativement modéré dans la coalition Sharon, dont il est le n° 2. Il a ajouté s’estimer en mesure de piloter un dialogue avec les dirigeants palestiniens, sur le modèle des contacts qui existent déjà entre les chefs militaires des deux camps. Depuis le début de l’insurrection palestinienne, en septembre, Shimon Peres a eu des entretiens avec le président palestinien Yasser Arafat. Mais ces rencontres ont provoqué des fissures au sein du gouvernement Sharon, résultat d’un délicat équilibre entre la droite et la gauche israéliennes. L’opinion du chef de la diplomatie israélienne à cet égard est partagée par Binyamin Ben Eliezer, son homologue à la Défense. Ce dernier, un travailliste considéré généralement comme un «faucon», lui avait exprimé son soutien mercredi à Karni. «Je soutiens totalement l’idée du ministre des Affaires étrangères de convoquer des discussions de haut niveau pour faire comprendre à Yasser Arafat qu’il doit mettre le holà aux violences», avait-il notamment déclaré. D’autre part, Shimon Peres a estimé hier qu’il était temps pour Israël d’alléger son blocus militaire des zones palestiniennes, qui y provoque des dégâts économiques considérables. «Il y a depuis déjà dix mois trois millions de personnes qui vivent enfermées (...) C’est un problème civil de première importance et à terme, il finira par nous exploser au visage», a-t-il dit.
Quelque temps avant l’attentat de Jérusalem, le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres a de nouveau exprimé hier le souhait de rencontrer des dirigeants palestiniens afin d’obtenir l’application d’un véritable cessez-le-feu susceptible de mettre un terme à dix mois de combats incessants. Prenant, semble-t-il, ses distances avec le Premier ministre Ariel Sharon, qui refuse toute discussion avec les Palestiniens «avant la fin des violences, des provocations et de la terreur», Shimon Peres a estimé que des contacts à haut niveau s’imposaient pour que la trêve négociée sous l’égide des États-Unis puisse entrer en vigueur. Lors d’une visite mercredi dans la zone industrielle de Karni à Gaza, projet conjoint israélo-palestinien et souvenir des années du processus de paix, le ministre avait...