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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : dollar toujours recherché

Les interventions de la Banque du Liban (BDL) se sont poursuivies sur le marché des changes de Beyrouth hier. Ce mouvement a été entraîné encore une fois par la persistance de la demande du dollar en l’absence d’autres contreparties à l’offre de cette monnaie en dehors d’elle. En procédant ainsi à la vente du billet vert à 1 514,00 LL tout en se déclarant prête à l’acheter, quoique théoriquement à 1 501,00 LL, la BDL est parvenue à le maintenir au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà 23 mois, d’un côté, tout en le faisant négocier effectivement à 1 514,00 LL dans les transactions interbancaires, d’un autre côté. Mais en raison du potentiel toujours limité de la demande, le volume des échanges ne devait guère dépasser, selon les cambistes, quelque huit millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL. L’euro au plus haut depuis trois mois À l’étranger, l’euro a profité hier de l’inquiétude grandissante du marché sur la croissance économique américaine, remontant nettement au-dessus de 0,89 dollar, seuil qu’il n’a pas franchi depuis le début mai. La tonalité pessimiste du Livre beige de la Réserve fédérale américaine (Fed), bilan de santé de la première économie mondiale publié la tard en soirée la veille, a poussé les investisseurs à vendre du billet vert au profit de l’euro. La monnaie unique européenne a par ailleurs été soutenue par un changement de positions de la Banque centrale européenne (BCE) sur sa politique monétaire dans son rapport mensuel d’août. L’institut d’émission européen a certes estimé que le niveau actuel des taux d’intérêt était approprié pour maintenir la stabilité des prix à moyen terme, tout en ajoutant qu’il surveillerait attentivement les développements éventuels qui pourraient affecter ce jugement. Cette nuance notable que la BCE a tenu d’ajouter a retenu l’attention des opérateurs hier. Beaucoup d’entre eux ont vu dans cette petite phrase l’amorce, encore prudente, d’un changement de stratégie des banquiers centraux européens. Selon les analystes, ce rapport laisse la porte ouverte à un assouplissement de la politique monétaire européenne en automne si les perspectives économiques de la zone euro se montreraient plus pessimistes pour la seconde partie de l’année. En début de journée, l’euro avait profité du repli du billet vert affaibli par le Livre beige de la Fed puis de l’annonce par le département américain du Travail d’une forte augmentation de 33 000 dossiers des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière, en raison vraisemblablement d’un courant de suppressions d’emplois non agricoles entraînées par le ralentissement de l’économie. La déprime des marchés boursiers américains qui a suivi ces statistiques a pesé aussi sur le dollar qui s’est négocié à New York sur un ton très faible comme suit : – 0,8925 pour un euro contre 0,8805, la veille – 1,4265 pour un sterling contre 1,4175 – 2,1915 DM contre 2,2215 – 7,3495 FF contre 7,4500 – 1,6870 FS contre 1,7095 – 2 169,50 lires contre 2 199,05 – 121,90 yens contre 123,60. Bourse de Beyrouth : en baisse avec Solidere B À la Bourse de Beyrouth et après trois journées de stabilité, la tendance était à la baisse hier sous la conduite de l’action B de Solidere qui a perdu un quart de dollar à 5 1/8 dollars contre 5 3/8 dollars au début de la semaine, les autres valeurs ayant fait l’objet de transactions ont reproduit leurs derniers cours de la semaine précédente. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,40 % à 54,83 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 121,85 points. Ce mouvement s’est produit encore une fois dans un climat de dépression où seulement 9 425 actions ont changé de mains d’une valeur totale de 57 664 dollars. Nouvel accès de faiblesse des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont continué de battre en retraite hier, les investisseurs étant de plus en plus convaincus que la reprise économique américaine tant attendue n’aura pas lieu avant l’année prochaine. La fragilité de l’économie américaine continue donc d’inquiéter les opérateurs, alors que la Fed s’était montrée pessimiste la veille et que les chiffres sur l’emploi publiés hier reflètent une situation précaire. «Nous avons au mieux des signaux mitigés sur l’état de santé et il n’y a aucune confiance dans les prédictions d’un rebond cette année», a observé une analyse de Sands Brothers. Et d’ajouter qu’il n’y a tout simplement pas de nouvelles positives auxquelles s’accrocher. Après les chiffres des nouvelles demandes d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière, les investisseurs auront aujourd’hui un premier aperçu de l’inflation en juillet illustré par l’évolution des prix à la production le mois dernier. Les analystes s’attendent à cet égard à un recul de 0,3 % avec une hausse de 0,1 % de l’indice de base (hors alimentation et énergie). Dans l’actualité boursière, les maisons de courtage ont perdu du terrain hier après un abaissement de leur note par UBS Warburg qui a estimé que les actions de ce secteur sont surévaluées. Par conséquent, Morgan Stanley Dean Witter, Bear Stearns, Lehman Brothers et Merrill Lynch ont perdu du terrain. Les titres des grands magasins ont également reculé après l’annonce de ventes mitigées le mois dernier. Cela étant et compte tenu aussi de la baisse de AT & T qui a annoncé qu’elle va vendre pour 1 milliard de dollars d’actions Cablevision, l’indice composite Nasdaq est redescendu à moins de 1 950 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 10 299,30 points et un plus bas à 10 205,56 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 241,05 points, en nouvelle baisse de 52,45 points sur la veille. Rechute des Bourses européennes avec les high techs et les télécoms Les marchés d’actions européens étaient en baisse, jeudi, du fait de valeurs des télécommunications qui sont tombées à un nouveau plus bas et des technologiques. Le Livre beige de la Fed, publié la veille, et la hausse des inscriptions hebdomadaires au chômage américaines ont également contribué à la morosité ambiante. Dans son Livre beige, la Fed a remarqué que la déprime industrielle commence à contaminer d’autres secteurs de l’économie. À la clôture de la plupart des Bourses européennes, l’indice paneuropéen et celui des valeurs de la zone euro DJ Euro Stoxx 50 étaient en baisse respectivement de 1,96 % et de 2,27 %. L’indice DJ Stoxx des télécoms a chuté de 3,2 % à 318,70, après un nouveau plus bas depuis octobre 1998 de 316,32, les investisseurs continuant de craindre pour l’endettement des sociétés du secteur. Plusieurs banques d’affaires ont déclassé mercredi des valeurs des télécoms. Les trois opérateurs téléphoniques Vodafone Group, France Télécom et Deutsche Telekom ont baissé respectivement de 4,20 %, 3,69 % et 4,71 %. L’indice des techs a reculé de 5,15 %. Les équipementiers pour les télécoms ont été les premiers touchés, avec Alcatel qui a dégringolé de 8,10 %, Nokia qui a baissé de 7,32 % et Siemens qui a reculé de 4,65 %. En territoire positif, on a trouvé l’assureur néerlandais Aegon qui a gagné 2,64 % après avoir annoncé pour le premier semestre un bénéfice meilleur que prévu et fait part de son optimisme pour l’ensemble de l’année 2001. Les analystes restent toutefois prudents, cette performance semestrielle étant surtout due selon eux à des gains exceptionnels. Le groupe chimique et pharmaceutique allemand Bayer baisse toujours de 4,42 % après avoir annoncé des résultats jugés décevants au titre du deuxième trimestre. Tokyo : en baisse de 3,36 % La Bourse de Tokyo a clôturé en forte baisse jeudi, les investisseurs délaissant les valeurs des sociétés de courtage et des technologies de l’information à la suite du décrochage de 3,03 % du Nasdaq la veille. Pour ne rien arranger, Nikko Salomon Smith Barney a réduit son objectif de cours pour les principaux titres des télécommunications japonaises, dont NTT DoCoMo, peu après l’initiative similaire de Merrill Lynch sur six opérateurs européens. Le Nikkei, sensible aux technologiques, a clôturé en baisse de 409,11 points, soit 3,36 %, à 11 754,56, à son plus bas en clôture depuis son plancher de 16 ans à 11 579,27 le 30 juin. «Les investisseurs sont conscients, jusqu’à un certain point, que le récent rebond du secteur technologique n’était qu’une correction technique. Puis est arrivé le plongeon à New York», a noté Masaharu Sakudo, de Tachibana Securities. Le passage du Nasdaq en dessous des 2 000 points pour la première fois en près de deux semaines a désorienté nombre d’investisseurs. La baisse, initiée par les résultats et les prévisions jugés défavorables de Cisco Systems, a pesé sur le moral des investisseurs, tout juste rassérénés par l’estimation de Merrill Lynch selon lequel le pire était peut-être passé pour le secteur mondial des semi-conducteurs. L’indice Topix élargi a perdu 32,98 points (2,71 %) à 1 184,94. La baisse plus forte que prévu de 6,6 % des commandes à l’industrie mécanique du secteur privé laisse présager que le bout du tunnel n’est pas encore en vue pour l’économie japonaise. Le gouvernement a en outre prévu une forte contraction de ces commandes en juillet-septembre.
Les interventions de la Banque du Liban (BDL) se sont poursuivies sur le marché des changes de Beyrouth hier. Ce mouvement a été entraîné encore une fois par la persistance de la demande du dollar en l’absence d’autres contreparties à l’offre de cette monnaie en dehors d’elle. En procédant ainsi à la vente du billet vert à 1 514,00 LL tout en se déclarant prête à l’acheter, quoique théoriquement à 1 501,00 LL, la BDL est parvenue à le maintenir au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà 23 mois, d’un côté, tout en le faisant négocier effectivement à 1 514,00 LL dans les transactions interbancaires, d’un autre côté. Mais en raison du potentiel toujours limité de la demande, le volume des échanges ne devait guère dépasser, selon les cambistes, quelque huit millions de dollars,...