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Actualités - Chronologies

La hausse du chômage promet une rentrée agitée à Schröder

Le chômage a progressé en juillet pour le septième mois consécutif en Allemagne, plaçant le gouvernement du chancelier Gerhard Schröder dans une situation de plus en plus inconfortable à un peu plus d’un an des élections législatives. Les statistiques du mois de juillet, que le chancelier social-démocrate devait trouver sur son bureau à son retour de vacances mardi, constituent un nouveau coup dur pour lui. Le nombre de sans-emplois s’est de nouveau accrû, de 11 000 par rapport à juin. À la fin du mois dernier, 3,863 millions de personnes pointaient donc au chômage, en données corrigées des variations saisonnières (CVS), qui servent de référence aux marchés financiers. Les chiffres en données brutes qui, eux, alimentent le débat public en Allemagne, sont encore plus mauvais. Le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 104 000 personnes sur un mois, à 3,798 millions de personnes. Du coup, le taux de chômage brut fait un bond sur un mois de 8,9 % en juin à 9,2 %. Les chiffres du chômage contraignent chaque mois M. Schröder à passer devant un petit «tribunal populaire» et à affronter le courroux général, ironisait récemment le quotidien Berliner Zeitung. Car le chancelier s’éloigne chaque mois davantage de l’une des promesses phare de son mandat: abaisser le chômage sous la barre des 3,5 millions à l’automne 2002, date de la prochaine échéance électorale majeure. Alors que Gerhard Schröder entend être jugé à l’aune de la résorption du chômage, la situation de l’emploi dans certaines régions d’Allemagne est de plus en plus préoccupante. Dans la capitale allemande, Berlin, le chômage touche ainsi 16 % de la population active tandis que dans le Brandebourg, l’État régional situé autour de la capitale, 17,2 % de la population active ne dispose d’aucun emploi. Certes la hausse de juillet est inférieure aux prévisions des analystes. Mais, comme le souligne Holger Fahrinkrug, économiste d’UBS Warburg, «il serait cynique de qualifier cette septième hausse consécutive de “bonne nouvelle”». Car aucune éclaircie ne se profile à l’horizon. Plusieurs grands groupes industriels allemands, confrontés à un sévère ralentissement de leur activité, ont annoncé des milliers de suppressions d’emplois qui vont se répercuter dans les prochains mois sur les statistiques officielles. Dernier en date : le chimiste BASF qui va en supprimer 4 000. «Alors que le climat des affaires continue de se détériorer, nous nous attendons à une nouvelle accélération du chômage dans les mois à venir», estime ainsi M. Fahrinkrug. Le président de l’Office fédéral du travail, Bernhard Jagoda, a d’ailleurs reconnu mardi qu’il ne croyait plus à la possibilité de parvenir à 3,7 millions de demandeurs d’emploi à la fin 2001. Jusqu’à présent, le chancelier n’a eu de cesse de tempérer face aux cris alarmistes, justifiant la morosité économique allemande par le ralentissement mondial. Pour lui, l’Allemagne doit en effet poursuivre coûte que coûte «une politique empreinte de stabilité». Mais à l’approche des élections législatives, Gerhard Schröder pourrait être contraint de changer de ton. D’autant que l’opposition conservatrice, groggy depuis l’éclatement du scandale des caisses noires, voudrait bien profiter de ces mauvaises données sur l’emploi pour se refaire une santé politique. La CDU réclame des baisses d’impôts pour soutenir l’activité, reprochant à la coalition sociale-démocrate/verte au pouvoir de faire preuve d’«ignorance en matière de politique économique». Pour l’un de ses experts économiques, l’action du chancelier Schröder s’apparente à «la politique de l’immobilisme».
Le chômage a progressé en juillet pour le septième mois consécutif en Allemagne, plaçant le gouvernement du chancelier Gerhard Schröder dans une situation de plus en plus inconfortable à un peu plus d’un an des élections législatives. Les statistiques du mois de juillet, que le chancelier social-démocrate devait trouver sur son bureau à son retour de vacances mardi, constituent un nouveau coup dur pour lui. Le nombre de sans-emplois s’est de nouveau accrû, de 11 000 par rapport à juin. À la fin du mois dernier, 3,863 millions de personnes pointaient donc au chômage, en données corrigées des variations saisonnières (CVS), qui servent de référence aux marchés financiers. Les chiffres en données brutes qui, eux, alimentent le débat public en Allemagne, sont encore plus mauvais. Le nombre de demandeurs d’emploi a...