Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

« Oui, j’ai été blessé »

C’est tout à fait sciemment que Georges Corm n’a pas abordé les questions politiques dans son dernier ouvrage. Pour lui, les questions économiques parlent d’elles-mêmes et il n’est nul besoin d’en rajouter. Mais face à la campagne féroce dont il a été victime, il n’a pu s’empêcher de mettre des points sur quelques «i», bien que lors de la formation de l’actuel gouvernement, il s’était promis de garder le silence. «J’ai soudain senti qu’il était nécessaire de rétablir certaines vérités», dit-il, devant un parterre bienveillant, essentiellement composé d’intellectuels et d’anciens responsables, les décideurs étant désormais dans l’autre camp. À ceux qui lui reprochent de régler des comptes à travers son livre, il répond que son unique souci est de présenter son témoignage «pour l’histoire et pour la vérité». Mais il reconnaît s’être senti blessé par la campagne menée contre lui dans les médias. «Aucun ministre n’a été autant critiqué que moi, pendant et hors de l’exercice du pouvoir», précise-t-il à ceux qui l’écoutent attentivement. Cette guerre féroce ne semble pas en tout cas le décourager puisque, tout en évitant soigneusement de personnaliser le débat, il explique une nouvelle fois sa tentative de réforme financière et sa vision de la crise actuelle. La polémique avec l’ancien vice-président du Conseil Michel Murr sur la partie qui assume la responsabilité de l’échec du précédent gouvernement, il l’aborde incidemment, précisant que, selon lui, l’échec est tout à fait relatif et qu’il n’avait nullement l’intention de provoquer une telle réaction. Corm insiste par contre sur le climat qui régnait au sein du gouvernement Hoss, où, selon lui, il n’y a jamais eu de tensions confessionnelles. «Les différends portaient sur des dossiers, mais je n’ai jamais senti l’existence de conflits d’ordre confessionnel avec mes collègues. Nous avons travaillé dans un climat sain de coopération et aucun de nous ne cherchait à servir des intérêts confessionnels», affirme l’ancien ministre des Finances, chaudement approuvé par ses collègues présents dans la salle… Est-ce à dire que la situation actuelle est différente ?
C’est tout à fait sciemment que Georges Corm n’a pas abordé les questions politiques dans son dernier ouvrage. Pour lui, les questions économiques parlent d’elles-mêmes et il n’est nul besoin d’en rajouter. Mais face à la campagne féroce dont il a été victime, il n’a pu s’empêcher de mettre des points sur quelques «i», bien que lors de la formation de l’actuel gouvernement, il s’était promis de garder le silence. «J’ai soudain senti qu’il était nécessaire de rétablir certaines vérités», dit-il, devant un parterre bienveillant, essentiellement composé d’intellectuels et d’anciens responsables, les décideurs étant désormais dans l’autre camp. À ceux qui lui reprochent de régler des comptes à travers son livre, il répond que son unique souci est de présenter son témoignage «pour...