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Actualités - Communications Et Declarations

Aoun promet d’appeler à une rencontre pour le dialogue à Paris

Près de 300 personnes ont applaudi vendredi l’ancien chef du gouvernement de militaires, le général Michel Aoun, dans une causerie à Bejjé avec deux journalistes sur le thème «Le Liban entre les rebondissements régionaux et la demande de retrait syrien», organisée par le Courant patriotique libre (CPL – aouniste) et animée par le journaliste Habib Younès (al-Hayat). À cette occasion, l’ancien commandant en chef de l’armée a réitéré ses appels au dialogue, loin de toute pression extérieure, et plus explicitement syrienne, et à une participation populaire dans l’acception la plus large du terme. Tony Moukheiber, président du comité des écoles au sein du courant aouniste, donne d’entrée le ton du débat, estimant que la prochaine étape s’inscrit sous le signe de la «confrontation populaire pacifique». «Les Libanais, le CPL en tête, clameront bientôt haut et fort leur refus de l’occupation syrienne», a-t-il poursuivi. «L’occupation syrienne du Liban est illégale, à tous les niveaux. Aucun texte de droit international ne peut la légitimer. Il ne faut plus vivre dans l’attente d’une solution, mais au contraire s’y préparer, pour ne pas être dépassé par les événements lorsqu’elle interviendra», estime Michel Aoun, réfutant par là la théorie selon laquelle la solution à la question libanaise passe nécessairement par le règlement du dossier régional. «Le Liban a toujours joué le rôle de bouc émissaire dans la région», souligne-t-il. Et d’ajouter : «Nous avons le droit de vivre en paix. Pourquoi tous les autres fronts arabo-israéliens se sont tus sauf le nôtre ? Qui a investi le Hezbollah de la mission de libérer Jérusalem et le Golan ?» Face à «l’occupation syrienne», Michel Aoun appelle à la mobilisation populaire, à un indispensable sursaut de conscience. Pour lui, «l’indépendance ne se mendie pas, elle se prend». «Cela fait dix ans que nous entendons le même discours, général. Il y a une dynamique au Liban dont il faut tenir compte : nous pouvons créer une force politique pour le changement», intervient l’un des deux journalistes, Fouad Daaboul (al-Anwar). «Nous sommes disposés à tout dialogue dans le cadre de la souveraineté du Liban et des procédés démocratiques», répond Michel Aoun. «Y a-t-il un véritable changement dans votre discours politique, comme nous l’avons senti dans vos dernières interventions, général ? Ne pensez-vous pas que tout ce qui s’est produit sur la scène libanaise dans le courant de l’année est un acquis ?» À cette interrogation, Aoun répondra franchement : ce qui l’éloigne, pour l’instant, de l’opposition basée au Liban, c’est certes «un désaccord sur le niveau du discours à adopter», mais aussi «le refus par cette opposition de recourir à la résistance populaire, voire à la désobéissance civile». Pour Aoun, la solution ne peut provenir que du peuple et des manifestations. Il promet toutefois de lancer un nouvel appel pour une table ronde sur le dialogue à Paris.
Près de 300 personnes ont applaudi vendredi l’ancien chef du gouvernement de militaires, le général Michel Aoun, dans une causerie à Bejjé avec deux journalistes sur le thème «Le Liban entre les rebondissements régionaux et la demande de retrait syrien», organisée par le Courant patriotique libre (CPL – aouniste) et animée par le journaliste Habib Younès (al-Hayat). À cette occasion, l’ancien commandant en chef de l’armée a réitéré ses appels au dialogue, loin de toute pression extérieure, et plus explicitement syrienne, et à une participation populaire dans l’acception la plus large du terme. Tony Moukheiber, président du comité des écoles au sein du courant aouniste, donne d’entrée le ton du débat, estimant que la prochaine étape s’inscrit sous le signe de la «confrontation populaire...